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Voici quelques observations de notre rédaction sur « Un premier sac à main en « cuir de T-Rex » créé en laboratoire va être mis aux enchères ».
À savoir
Et si le comble du luxe était de s’offrir un manteau ou un sac en peau de dinosaure? Aux Pays-Bas, des chercheurs ont mis au point le tout premier sac à main conçu à partir de cuir de Tyrannosaure. Une prouesse technologique qui ouvre la voie au marché du cuir de laboratoire.
C’est Jurassic Park qui rencontre Louis Vuitton. À première vue, il s’agit d’un magnifique sac de cuir vert sombre, doté d’une surface légèrement grainée, souple et un peu épaisse. Sauf qu’il ne s’agit pas de peau de vache ou de crocodile, mais de Tyrannosaure, le plus grand carnivore terrestre de tous les temps, pourtant éteint depuis 66 millions d’années.
Cette performance scientifique a été rendue possible par les avancées de la génétique et de l’intelligence artificielle, plus précisément de la biologie computationnelle, qui consiste à utiliser des algorithmes pour manipuler le vivant. Concrètement, des fragments de protéines forcément incomplets ont été récupérés dans des fossiles de T-Rex datant de 68 millions d’années. Des algorithmes ont ensuite permis de reconstituer, à la manière d’un puzzle, les séquences manquantes pour obtenir le plan du collagène du dinosaure (ce qui compose la peau et les tissus). Cette « recette » a enfin été injectée dans des cellules animales cultivées.
Il ne s’agit donc pas de vraie peau de dinosaure, mais d’une reconstruction scientifique au plus près de la réalité de l’ère jurassique, obtenue sans qu’aucun animal n’ait été maltraité. Pour l’instant, l’objet est exposé dans un musée d’Amsterdam sous une réplique de squelette de T-Rex. À l’issue de cette exposition qui dure jusqu’au 11 mai, le sac sera mis aux enchères avec un prix de départ fixé à 500 000 dollars (environ 450 000 euros).
Le cuir de laboratoire: une vitrine technologique pour l’avenir
Si cette opération menée par trois entreprises — l’une spécialisée dans la génétique, une autre dans la fabrication de cuir en labo et une grande agence de pub (le groupe LVMH n’ayant rien à voir là-dedans) — fait grincer des dents certains paléontologues, elle sert avant tout de vitrine technologique.
Derrière cet exemple extrême se cache tout le potentiel du vrai cuir de laboratoire obtenu sans exploitation animale. Cette méthode peut être appliquée de manière plus simple et moins coûteuse avec du cuir de vache. L’idée consiste à produire la matière directement en cultivant du collagène en laboratoire, sans élevage, sans abattage et avec beaucoup moins de produits chimiques que le tannage traditionnel.
Pour les industriels de la maroquinerie, de la mode, de l’automobile ou de l’ameublement, ce marché énorme promet une réduction de l’impact environnemental et une sécurisation des approvisionnements. Ce matériau s’avère de surcroît « programmable », puisqu’on peut en théorie ajuster sa résistance, sa souplesse ou sa texture dès la fabrication, tout en offrant une forte valeur narrative aux marques de luxe.
Bientôt un véritable Jurassic Park?
Si la science est capable de « réimprimer » la peau d’un animal disparu, pourrait-on reconstituer un dinosaure tout entier? C’est rigoureusement impossible. Au-delà d’un million d’années, l’ADN devient illisible et donc inexploitable pour des espèces éteintes il y a 66 millions d’années.
Cela n’empêche pas certains acteurs de rêver, à l’instar d’Elon Musk, dont le bras droit affirmait il y a quelques années: « Nous pourrions construire un Jurassic Park. Ce ne serait pas d’authentiques dinosaures, mais avec 15 ans d’ingénierie et de développement, on pourrait avoir de nouvelles espèces super exotiques ».
De son côté, l’entreprise Colossal Biosciences souhaite ressusciter le mammouth laineux, disparu il y a 4 000 ans. Les restes d’ADN de l’époque étant trop dégradés, les scientifiques comptent utiliser des ciseaux génétiques pour mélanger cet ADN avec celui d’éléphants d’Asie, dont ils partagent 99,6% du génome. L’objectif est de créer des embryons de « mammophants ». Techniquement, il s’agira d’une nouvelle espèce capable de résister au froid grâce à des poils, une couche de gras supplémentaire et une hémoglobine adaptée.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

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