
Le Sommet de l'Asean s'ouvre sur les "vastes répercussions" de la guerre au Moyen-Orient
7 mai 2026
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7 mai 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide de cette actualité.
Nos rédacteurs considèrent que « En Somalie, une élection présidentielle à la tenue plus qu’incertaine » est un article à suivre.
Faits marquants
“Le compte à rebours politique est lancé”, titre Geeska. Alors que le mandat de l’actuel président, Hassan Cheikh Mohamud, arrive à son terme le 15 mai, dans seulement neuf jours, la Somalie aborde “un tournant décisif” de son histoire politique, poursuit le média indépendant.
Bousculée par une controverse survenue avec l’adoption d’une nouvelle Constitution, le 4 mars, vue comme une “victoire historique” par le gouvernement de Mogadiscio, rappelle Africanews, la Somalie va devoir organiser une élection présidentielle aux modalités plus qu’incertaines.
La nouvelle Constitution refonde l’entièreté du système électoral somalien tel qu’il a été établi par la Constitution de 2012. Elle permet l’élection au suffrage universel direct des députés et des sénateurs, au lieu d’un système indirect et clanique, avant la prochaine élection présidentielle. Ce que les partis de l’opposition refusent fermement, interrompant toute discussion avec le gouvernement fédéral, alors que la date de l’élection doit être déterminée.
La Somalie se trouve dans une impasse, celle d’“un nouvel ordre constitutionnel sans consensus sur la manière de le mettre en œuvre, laissant en suspens la question du calendrier et des modalités des élections”, constate The East African.
Des négociations déjà compromises ?
L’autre controverse suscitée par cette réforme est le passage du mandat présidentiel de quatre à cinq ans, prolongeant d’un an à compter de mai le mandat de Hassan Cheikh Mohamud, et consécutivement la durée du mandat des parlementaires. Mais l’opposition ne l’entend pas de cette oreille.
Le 2 mai, le Somalia’s Future Council (Conseil de l’avenir de la Somalie), constitué en 2025 par les présidents du Puntland (Nord-Est) et du Jubaland (Sud) pour s’opposer au gouvernement fédéral de Mogadiscio, a déclaré qu’à compter du 15 mai, le président ne serait plus qu’un “citoyen ordinaire” et qu’il ne reconnaîtrait plus son autorité, rapporte Hiiran Online.
Dans l’impasse, Hassan Cheikh Mohamud a invité l’opposition à une réunion consultative le 10 mai pour tenter de trouver un accord sur le cadre électoral. Mais quelques heures avant la texte de l’invitation officielle du gouvernement fédéral, les responsables de l’opposition ont publié une déclaration qui accusait “une fois de plus” celui-ci de “saper les processus démocratiques, de violer la Constitution et de mener des actions sécuritaires à motivation politique” qui menacent le dialogue et plongent le pays dans une “transition politique dangereuse”, écrit Geeska.
L’opposition n’a pas encore répondu à l’invitation, qu’elle décrit comme une simple “formalité”, le gouvernement fédéral étant en réalité “réticent à tout dialogue véritable”, selon le Somali Guardian.
De con côté, sans attendre de réponse de la part de l’opposition, le gouvernement fédéral a publié le 3 mai un calendrier électoral sur Facebook, fixant la date des premières élections au 10 mai. une papier “controversée”, qui risque de compromettre les négociations déjà prévues sur la feuille de route électorale, constate Geeska dans un autre article.
Le test de l’État du Sud-Ouest
Selon la Commission électorale nationale indépendante de Somalie (NIEBC), l’État du Sud-Ouest (Koonfur Galbeed) serait le premier État fédéré à voter, avec la tenue d’élections locales et parlementaires le 10 mai, suivies des élections à la chambre basse le 18 mai et de l’élection présidentielle de l’État le 23 mai.
Cette élection devrait permettre de remplacer l’ancien gouvernement du président de l’État du Sud-Ouest, Abdiaziz Laftagareen, destitué par le gouvernement fédéral après qu’il a rejeté la réforme constitutionnelle et organisé une élection présidentielle régionale contestée par Mogadiscio le 28 mars. Le 30 mars, l’armée fédérale somalienne a même pris le contrôle de la ville de Baidoa, capitale de l’État fédéré.
une prise de position du gouvernement fédéral qui a inquiété l’ancien Premier ministre somalien Abdiweli Cheikh Ahmed, qui a déclaré sur X : “Si le gouvernement fédéral déploie des troupes pour résoudre un conflit politique […], quelle protection reste-t-il aux autres États fédérés contre le même sort ?”
L’État du Sud-Ouest, un des sept États membres de la République fédérale de Somalie, qui détient aussi le plus important bloc de représentants au Parlement fédéral, est ainsi devenu “un test pour la durabilité des relations fédérales”, dans un contexte de conflit électoral qui s’aggrave, constate The East African.
Alors que le pays est toujours confronté à une menace insurrectionnelle majeure de la part du groupe Al-Chabab, affilié à Al-Qaida, qui continue de s’étendre dans les États proches de Mogadiscio, les responsables politiques somaliens vont devoir se mettre d’accord sur les modalités électorales avant le 15 mai. Sans quoi le Conseil de l’avenir a déclaré qu’il serait amené à prendre des “mesures responsables pour préserver l’unité et la continuité de l’État”, telles qu’un “gouvernement parallèle”, ajoute le Somali Guardian.
Source : www.courrierinternational.com
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