Aubameyang puni, divorce avec Greenwood et «colonie de vacances»… La débandade se poursuit à l’OM
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l’OMS confirme six cas d’infections dues à ce virus, deux autres cas sont considérés comme probables – franceinfo
9 mai 2026Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « avec la guerre en Iran, Donald Trump s’est mis à dos tous les Européens, même ses amis ».
Les points essentiels à retenir
A peine un an et demi après son retour au pouvoir, Donald Trump a réussi à se mettre à dos la quasi totalité de ses partenaires européens. Déjà bien ouverte par l’affaire groenlandaise, la fracture entre les deux rives de l’Atlantique s’est encore creusée avec la guerre en Iran.
Donald Trump se fâche, et s’isole. Deux mois après le déclenchement de la guerre contre l’Iran, le président américain s’attaque à quiconque oserait critiquer ses opérations ou rechignerait à l’aider à réaliser ses ambitions au Moyen-Orient.
Dernière victime en date des envolées verbales du républicain: le chancelier allemand, Friedrich Merz. Alors que certains lui reprochaient une forme de complaisance à l’égard du président américain, le conservateur s’est risqué à dépeindre une Amérique sans « aucune stratégie » et « humiliée » par Téhéran.
L’Allemagne punie?
La réponse cinglante de Donald Trump ne s’est pas fait attendre. Sur son réseau Truth, Donald Trump a taclé un chancelier allemand qui devrait selon lui « consacrer plus de temps à mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine (où il s’est montré totalement inefficace!), et à redresser son pays en ruine, notamment en matière d’immigration et d’énergie ».
Le président américain n’en est pas resté aux mots puisque le Pentagone a annoncé dans la foulée retirer d’ici un an quelque 5.000 militaires des 35.000 stationnés en Allemagne, pays allié en tant que membre de l’Otan. « Nous allons réduire bien davantage et nous réduisons bien plus que 5.000 », a-t-il menacé par la suite.
Ce retrait constitue un nouveau coup de boutoir contre l’alliance atlantique, dont Donald Trump sape les fondations depuis son retour au pouvoir en l’accusant de ne pas servir les intérêts américains.
Vendredi 1er mai, Donald Trump s’en est aussi indirectement pris à l’Allemagne et ses importantes exportations automobiles en annonçant vouloir relever à 25% « la semaine prochaine » les droits de douane sur les véhicules importés aux Etats-Unis depuis l’Union européenne.
Des clashs en série
Ce nouveau clash intervient après une série de passes d’armes entre le président américain et des dirigeants européens accusés de ne pas contribuer logistiquement ou militairement à l’offensive israélo-américaine contre l’Iran ou à la sécurisation du stratégique détroit d’Ormuz, pratiquement verrouillé par Téhéran.
Donald Trump s’est ainsi dit « très déçu » du Premier ministre britannique Keir Starmer, jugé « très peu coopératif » après avoir tardé à ouvrir l’accès de la base militaire anglo-américaine de Diego Garcia aux forces américaines. « Ce n’est pas à Winston Churchill que nous avons affaire », a cinglé le président américain depuis la Maison Blanche, mettant à mal la « relation spéciale » entre Londres et Washington.
Donald Trump a fait le même procès en déloyauté à Emmanuel Macron, qui avait pourtant donné des gages à Washington en proposant de diriger une future mission pour assurer la libre navigation dans le détroit d’Ormuz. Mais le président français n’envisage de « débloquer » ce passage stratégique qu' »après la sortie de la phase la plus chaude du conflit ». Il n’en fallait pas plus pour braquer son homologue américain, qui s’est retourné contre son ancien « ami » en multipliant les piques à son égard.
Les « amis » pas épargnés
Fidèle à lui-même, Donald Trump ne fait pas le tri et torpille tous ceux qui osent le contredire, y compris ceux qui avaient pris soin de le ménager. Au déclenchement de la guerre, le chancelier Merz était d’ailleurs l’un des rares dirigeants de l’UE à s’être abstenu de critiquer l’expédition américaine, estimant qu’il était mal venu « de donner des leçons à nos alliés ».
Au contraire d’Emmanuel Macron qui avait très vite brandi le droit international pour se distancer des opérations israélo-américaines, Friedrich Merz s’était même dit « sur la même longueur d’onde » que les États-Unis quant à la nécessité de se débarrasser d’un « régime terroriste terrible ». Des mots qui n’ont pas suffi à lui éviter le courroux du milliardaire.
« Tous ceux qui ont essayé (d’amadouer Donald Trump) ont reçu leur lot d’insultes, comme les autres. Tout le monde comprend maintenant que la flatterie ne fonctionne pas non plus », constate un diplomate européen cité par l’agence Reuters.
Donald Trump à la recherche de « boucs émissaires »
Le président américain a même réussi à se fâcher avec la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, une dirigeante au positionnement idéologue proche du sien et qu’il qualifiait de « fantastique » il y a encore quelques mois.
Alors qu’on lui prêtait le rôle de trait d’union entre Washington et l’UE, la dirigeante d’extrême droite a elle aussi fini par lui tourner le dos. En prenant ses distances avec les opérations américaines en Iran, d’une part, mais aussi en dénonçant les propos « inacceptables » de Donald Trump à l’égard du pape Léon XIV. Le président américain Donald Trump a vivement critiqué en retour la présidente du conseil italien, se disant « sous le choc » et déçu de son manque de « courage ».
« Donald Trump s’aperçoit qu’il est en train de perdre sur tous les plans, aussi bien en Iran qu’aux États-Unis, donc il cherche des boucs émissaires », explique à BFM Patrick Martin-Genier, professeur à Science Po et spécialiste des questions européennes. « L’Europe n’y est pour rien dans son échec, mais le action qu’elle ne soit pas aux ordres l’énerve », poursuit l’auteur de L’auteur de L’Europe a-t-elle un avenir? (Studyrama, 2026).
Depuis la défaite de Viktor Orban en Hongrie, Donald Trump compte ses amis européens sur les doigts d’une main. Parmi ceux qui s’étaient félicité de son élection, ne restent plus quel le Premier ministre slovaque Robert Fico ou le Tchèque Andrej Babis. Des dirigeants souverainistes qui sont restés discrets depuis le déclenchement de la guerre en Iran et restent isolés au sein de l’UE.
L’Iran, la goutte de trop?
Les relations entre Donald Trump et les Européens étaient déjà loin d’être au beau fixe, abimées par les menaces de guerre commerciale et la tentative du président américain de s’emparer du Groenland. Mais la guerre en Iran a encore « creusé le fossé » entre les deux rives de l’Atlantique, observe Patrick Martin-Genier.
Les Européens voient d’un mauvais œil cette guerre lancée sans consultation des alliés, avec des buts de guerre flous et fluctuants. Ils redoutent aussi les représailles iraniennes et surtout, les conséquences de la hausse du prix de l’énergie sur des économies déjà fragiles.
Plusieurs dirigeants gardent également en mémoire l’invasion de l’Irak en 2003, qui avait semé le chaos dans la région et provoqué une vague de contestations dans les pays occidentaux. Au Royaume-Uni, l’intervention américaine soutenue par Londres avait ainsi coûté la vie à près de 180 soldats britanniques. En Espagne, la société civile s’était opposée à son propre gouvernement et était descendue en nombre dans la rue pour dénoncer la guerre.
Enfin, à l’approche d’échéances électorales (élections locales au Royaume-Uni, présidentielle en France et législatives en Italie), de nombreux dirigeants considèrent le soutien à Donald Trump comme un repoussoir pour les électeurs.
Fidèle allié du président américain, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a ainsi été battu aux élections législatives malgré le soutien de J.D. Vance, dépêché sur place pour soutenir le dirigeant national-populiste.
« Plus personne n’a intérêt à afficher cette proximité qui électoralement n’est plus payante. Même l’extrême droite comme l’AFD en Allemagne ou le RN en France prennent leurs distances avec les États-Unis », note le spécialiste de l’Europe Patrick Martin-Genier. Alors que le trumpisme pouvait être porteur chez les populistes il y a quelques années, « il est devenu périlleux de s’en réclamer ».
Le canal diplomatique reste ouvert
Si les Européens gardent leur cap face aux menaces de Donald Trump, la plupart évitent d’aller à la confrontation avec le chef d’une puissance qui demeure incontournable sur des sujets comme l’industrie de défense, le commerce ou la guerre en Ukraine.
Pris à partie par Donald Trump, Friedrich Merz a ainsi plaidé pour « un partenariat transatlantique fiable ». Le chancelier a aussi jugé que l’armée allemande apportait sa pierre à l’édifice d’une « Otan forte et unie », notamment sur « des sites stratégiques en Allemagne aux côtés des États-Unis ».
Cette modération dans le discours n’est pas partagée par tous. Depuis fin février, l‘Espagne du socialiste Pedro Sánchez affiche fièrement son opposition à la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, jusqu’à devenir le fer de lance des voix s’élevant en Occident contre le président américain.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Notre rédaction suivra les développements à venir et partagera des analyses.

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