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9 mai 2026
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9 mai 2026révélations sur Hacène L., commanditaire présumé de plusieurs assassinats depuis sa cellule, jugé lundi à Paris
Analyse : Cette nouvelle a été analysée par nos rédacteurs pour vous donner un aperçu.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « révélations sur Hacène L., commanditaire présumé de plusieurs assassinats depuis sa cellule, jugé lundi à Paris ».
Résumé des éléments principaux
Hacène L., 24 ans, sera jugé lundi 11 mai, dans le cadre d’une audience dite PNACO, du nom du nouveau parquet national anticriminalité organisée. Il lui est reproché d’avoir commandité, depuis sa cellule, un assassinat à Marseille en juin 2023. L’opération avait finalement échoué. Révélations sur un jeune homme dont les experts estiment qu’il est « stimulé par les activités criminelles ».
« Dans l’ensemble, je reconnais ce que j’ai pu faire, commanditer. S’agissant de ce dossier, je reconnais le trafic de stupéfiants et l’association de malfaiteurs. » Ces mots, Hacène L. les a tenus devant le magistrat instructeur, le 1er avril 2025.
Les faits en question remontent au 11 juin 2023, vers 4h du matin. Ce jour-là, le commissariat du 15e arrondissement de Marseille reçoit un appel surprenant. Un homme indique qu’un autre homme s’apprête à tuer quelqu’un dans le cadre d’un projet de règlement de comptes. Au bout du fil, il précise aux policiers qu’il est incarcéré en Seine-et-Marne et qu’il a reçu des pressions pour « envoyer quelqu’un tuer un gars ».
Une ligne attribuée plus tard par les enquêteurs à Hacène L., 21 ans au moment des faits et incarcéré au centre pénitentiaire de Réau (Seine-et-Marne). Le jeune homme dément être à l’origine de cet appel. Il n’y aura, finalement et heureusement, aucun mort dans cette affaire.
Une improbable rixe fait échouer le projet criminel
La cible ne sera jamais formellement identifiée, seuls d’énigmatiques surnoms comme « Salim l’indien », frère d’un certain « Zak », potentiellement en lien avec l’ancien clan de narcotrafiquants Marseillais Yoda, ont pu être mis en évidence. D’autant plus que l’assassinat va échouer avant le début de son exécution, à la faveur d’un improbable concours de circonstances.
Un mineur, Anatole, dont le prénom a été modifié, 17 ans à l’époque, est envoyé sur place la veille au soir par Hacène L. pour s’en prendre à la cible. Mais il va, au moment des faits, croiser par hasard la route d’un autre individu complètement étranger à cette affaire, déambulant dans la rue pour uriner. Quelques instants auparavant, Anatole a déjà failli renoncer au passage à l’acte, ne sachant pas faire fonctionner l’arme qui lui a été remise.
Pris de peur à la vue de l’arme détenue par Anatole, l’homme va alors tenter de le désarmer avant qu’une rixe n’éclate et mette fin au projet criminel. Anatole expliquera plus tard aux enquêteurs « avoir fait quelque chose de grave pour de l’argent et que c’était la toute première fois qu’il agissait ainsi », le tout pour aider financièrement sa mère, sur la base d’un contrat à hauteur de 25.000 à 50.000 euros selon nos informations.
Celui qui sera jugé plus tard devant un tribunal pour enfants a fait deux tentatives de suicide pendant sa garde à vue.
« Il ne faut pas toujours se fier aux apparences. Mon client est incapable d’ôter la vie à quiconque, et l’instruction l’a démontré. Il s’agit en réalité d’un homme en profonde détresse émotionnelle. Les expertises psychiatriques versées au dossier concluent à une altération, voire à une abolition de son discernement au moment des faits », indique Me Laurène Hanna, avocate du jeune homme.
L’énigmatique et inquiétant profil d’Hacène L.
Mais dans cette affaire, c’est le profil du commanditaire présumé, Hacène L., qui interpelle. Son casier judiciaire comporte 15 mentions et il est par ailleurs mis en examen dans un dossier similaire dans lequel il a reconnu avoir engagé un individu pour commettre un meurtre en 2024.
Encore un mineur, et là encore, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu, puisque l’adolescent alors âgé de 14 ans a finalement tué un chauffeur VTC, Nessim Ramdane, qui n’était pas ciblé initialement.
Enfant de la DASS depuis ses 13 ans, Hacène L. n’a que 15 ans, lorsqu’il commet un braquage pour lequel il est ensuite incarcéré en quartier mineurs. Après ses 18 ans, il explique s’être « recentré » sur le trafic de stupéfiants.
Selon nos informations, pour cette affaire, Hacène L. a indiqué devant les magistrats instructeurs gérer plusieurs points de deal à Marseille, mais aussi à Lorient et Avignon, tout en s’approvisonnant à l’étranger, notamment en Colombie, Espagne, Hollande, pour toutes sortes de produits stupéfiants. Mais la véracité des affirmations de celui qui dit aussi avoir intégré la DZ Mafia en 2021 est souvent remise en question par des sources proches de l’enquête.
Affirmant pourtant avoir commandité plusieurs règlements de compte à Marseille, celui qui est aussi surnommé « le H », et qui est incarcéré depuis mai 2021 se targuait lors d’un interrogatoire de « pouvoir maintenir son activité illicite depuis la détention grâce aux téléphones et aux personnes de confiance qu’il pouvait avoir à l’extérieur. »
Il expliquait que de jeunes tueurs venant de Grenoble, Lyon ou Paris s’adressaient à lui pour des contrats. Il précisait que les filles, elles, étaient utilisées pour venir récupérer les tueurs dans les gares.
Une personnalité psychopathique, selon les experts
Celui qui a vécu un grave enlèvement en 2022 à Bobigny sur fond de trafic de stupéfiants selon nos confrères du Parisien, a aussi, comme c’est l’usage, été expertisé à l’occasion de l’affaire pour laquelle il sera jugé ce lundi. L’expertise psychiatrique le concernant a conclu à un trouble de la personnalité psychopathique, en lien avec des carences éducatives. Et certaines de ses déclarations sont parfois aussi inquiétantes que déroutantes.
Ainsi, dans un courrier aux juges d’instruction dont nous avons pu prendre connaissance, il indiquait reconnaitre les faits « tout ouvertement fièrement ». Il s’autodénonçait « non pas par fierté » de ses agissements mais parce qu’il avait « une morale et tenait à assumer ses actes » indique une source proche de l’enquête à BFMTV. Il soulignait son problème d’égo et indiquait qu’il répondait à la provocation.
Selon nos informations, toujours dans ce courrier, il s’inquiétait de ses conditions de détention et déclarait que « son transfert dans une prison de haute sécurité ne changerait rien à sa détermination et à sa capacité à agir à l’extérieur ».
« le incident qu’il rejoigne le QLCO (quartier de lutte contre la criminalité organisée) ne changerait absolument rien et ne ferait qu’attiser sa haine », explique une source proche de l’enquête.
Il terminait le courrier en ces termes: « Mesdames, moi la criminalité je ne l’ai pas subie, je l’ai choisie afin de subvenir à mes besoins, personne ne m’a obligé à rien. Je savais dans quoi je m’engageais. »
Dans cette affaire, trois personnes seront jugées ce lundi 11 mai à Paris, dont Hacène L., pour leur participation à un groupement en vue de la préparation du crime de meurtre en bande organisée. Ils risquent pour cette infraction jusqu’à 10 ans de prison. La peine peut être portée à 20 ans en cas de récidive légale.
Sollicités, plusieurs avocats de la défense dans cette affaire Me Shanna Benhamou, Me Géraldine Vallat et Me Nino Arnaud n’ont pas souhaité faire de commentaires.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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