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9 mai 2026un journaliste palestinien témoigne après avoir passé un an en prison en Israël sans être jugé
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À retenir absolument
le spécialiste palestinien Ali al-Samoudi a passé un an dans une prison israélienne et a été libéré au début du mois de mai. Il a décrit les terribles conditions dans lesquelles il a été emprisonné, dans un entretien à nos confrères de CNN.
Après un an dans une prison israélienne, Ali al-Samoudi est méconnaissable. Ce journaliste palestinien, qui a travaillé en tant que fixeur et producteur pendant plusieurs années pour CNN, a été libéré de prison fin avril.
« C’était un véritable enfer. Tout ce qu’ils ont fait n’était que punition et vengeance », a-t-il déclaré à CNN, dans un entretien diffusé ce samedi 9 mai. Il a expliqué avoir passé une année entière, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui ou qu’il puisse avoir accès à un procès.
Il a décrit des conditions de détention très difficiles, notamment sur l’alimentation. Âgé de 59 ans, Ali al-Samoudi, qui vit à Jénine en Cisjordanie, aurait perdu 60 kilos en prison, soit la moitié de son poids.
« Ils nous donnaient de la nourriture seulement pour nous garder en vie », a-t-il affirmé, précisant: « Au petit-déjeuner, on nous servait une cuillère de labneh et un quart de cuillère de confiture. Au déjeuner, quatre cuillères de riz avec deux rondelles de concombre, de tomate ou de poivron. Pour le dîner, deux cuillerées de houmous, une de tahini et un œuf ». Deux fois par semaine, un morceau de viande ou de poisson leur était servi, selon lui.
« Ils nous ont jetés sur le sol et ont commencé à nous frapper »
Outre la question alimentaire, Ali al-Samoudi a affirmé que lui et d’autres prisonniers ont subi des sévices physiques.
« Une fois, après que je sois revenu d’une rencontre avec un avocat, ils nous ont jetés sur le sol et ont commencé à nous frapper. Un officier israélien s’est mis debout et a marché sur ma tête, j’ai eu la tête contre le sol pendant quatre minutes, jusqu’à ce que je suffoque », a-t-il notamment déclaré à CNN.
Il a également raconté l’histoire d’un de ses co-détenus, qui n’a pas été autorisé à recevoir de soins alors qu’il était malade.
« Nous leur avons dit qu’il fallait l’envoyer à l’hôpital, mais ils ont refusé. Il est mort en face de nous. Il n’avait rien fait. Pourquoi? Ne sommes-nous pas des humains? », s’est-il interrogé, les larmes aux yeux.
CNN a tenté de joindre les services israéliens en charge des prisons, mais ces derniers n’ont pas répondu.
220 journalistes tués à Gaza en deux ans et demi
Au moment de l’arrestation d’Ali al-Samoudi, l’armée israélienne avait indiqué qu’il était suspecté d’avoir financé le Jihad islamique. « Des conneries », selon le observateur, qui a assuré n’avoir jamais été interrogé sur ces faits lorsqu’il était en prison.
« Mon arrestation s’inscrit dans le cadre de la guerre menée par Israël contre la presse et les médias palestiniens. Il s’agit de faire taire ma voix, de bloquer ma caméra et de briser mon stylo, et ainsi de m’empêcher d’exercer le droit que toutes les lois et normes internationales garantissent : la liberté de la presse », a-t-il ajouté.
D’après CNN, 105 journalistes palestiniens ont été emprisonnés depuis le 7 octobre 2023, et 33 sont toujours détenus.
De plus, selon Reporters sans frontières, « plus de 220 journalistes ont été tués par l’armée israélienne » uniquement à Gaza depuis plus de deux ans et demi.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Cette situation sera observée de près par nos journalistes.

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