[Vidéo] G7 : 5e édition de la conférence « No Money for Terror » mardi 19 mai
20 mai 2026
Prades : Mélanie Bezzazi, « travailler ensemble pour les Pradéens »
20 mai 2026Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « pourquoi le menu enfant au restaurant irrite certains parents ? ».
Points importants
Symbole de la facilité pour faire manger les plus petits au restaurant, le menu enfant irrite de nombreux parents qui déplorent le manque d’originalité et plaident pour le retour de demi-portion à la carte.
Ils sont à la carte de presque tous les restaurants et fast-food. Les menus enfants permettent de ravir petits et grands, une moindre prise de tête pour les parents face à leurs bambins hésitants et l’assurance d’un plat réconfort pour les plus petits à un prix abordable.
Mais des voix s’élèvent pour que ces menus s’effacent au profit de plats plus équilibrés en plus petite portion: « Le nugget n’est pas une fatalité », assure l’historienne Helen Zoe Veit dans l’Express. « Fut un temps, pas si éloigné de nous, où ces derniers mangeaient de tout. Pas toujours par contrainte, mais souvent par envie. Haricots cuits au four, galettes de morue, navets, tourte à la viande hachée, crustacés… Tels étaient quelques-uns des plats préférés d’un jeune garçon de la Nouvelle-Angleterre dans les années 1850 », rappelle-t-elle dans une tribune.
Une création récente
Et elle l’assure, au début du 20e siècle, la plupart des restaurants n’avaient pas de menus enfants, proposant des plats de la carte en demi-portion et à moitié prix. Aujourd’hui, la gamme proposée aux enfants est limitée: burger, frites, nuggets ou encore pâtes.
« Beaucoup de parents s’adaptent aux comportements alimentaires difficiles de leurs enfants », poursuit Helen Zoe Viet, au détriment du boudin ou du ris de veau.
Avant elle, une nutritionniste a lancé sur les réseaux sociaux un appel aux restaurateurs: « Les enfants n’aiment pas que les nuggets et les frites. Ça peut leur faire plaisir d’en manger une fois de temps en temps mais quand on part en vacances, ils mangent ça quatre fois dans la semaine », assure Julie Carillon qui demande aux restaurateurs de proposer au moins à la carte un plat de viande, un sans viande ni poisson comme une omelette et éviter les produits ultra-transformés.
« Les nuggets et le steak haché, c’est très demandé par les parents pour les enfants », confie à RMC Ludivine qui travaille dans la restauration.
« Ne vous adaptez pas aux crises de vos enfants »
« La phrase ‘il n’y a que ça qui fait plaisir aux enfants’, c’est faux », assure de son côté Juliette Briens. « Chez moi on mangeait de tout, du boudin à l’andouillette en passant par le veau et tous les légumes. Résultat, au restaurant, me faire plaisir, c’était un steak tartare », assure-t-elle ce mercredi 20 mai sur le plateau d’Estelle Midi.
« Ne vous adaptez pas aux crises de vos enfants sur la bouffe. Il faut qu’ils mangent de tout. Et je vois même des adultes qui ont des névroses sur la nourriture parce qu’on a cédé à tous leurs caprices sur la nourriture », ajoute Juliette Briens.
« Chez moi, je fais la cuisine, hier soir c’étaient des asperges et une sauce mousseline, rien de simple pour les enfants mais ils sont habitués à manger de tout », assure sur RMC Story Baptiste des Monstiers, père de 4 enfants. « L’été au restaurant, c’est aussi du plaisir donc ils prennent ce que je ne leur fait jamais. Mais au bout de 3 fois, ça me soûle, il n’y a pas un restaurateur qui essaie de faire autre chose ».
« Une salade césar, c’est trois fois le prix du menu enfant à 12€. En plus il y a du sirop, c’est du sucre. Ensuite, il y a frites nuggets et éventuellement si un restaurateur est audacieux, il y a haricots verts en accompagnement. Il y a un manque d’inventivité, d’ingéniosité », poursuit Baptiste Des Monstiers très remonté. « Et en dessert, c’est la boule de glace dégueulasse ».
« Il faut faire plaisir aux enfants mais c’est la même chose partout. Récemment, il y avait un fish and chips maison, ça c’est cool! », ajoute le éditeur.
« La marge elle est excellente! », rappelle Fred Hermel. « Nuggets, frites, c’est pas cher et facile à préparer. Et le manque de diversité, il est aussi dans les menus pour adultes, on retrouve les mêmes repas comme le hamburger, c’est désespérant. J’ai été élevé, on mangeait de tout et au restaurant universitaire, c’était très varié », se rappelle-t-il.
Ces chefs qui font de la résistance
Heureusement, certains restaurateurs font de la résistance. C’est le cas de Thierry, qui a son restaurant dans les Hautes-Alpes depuis 21 ans: « On propose pour 15€ un plat et un dessert mais il n’a rien d’affiché et on annonce à l’oral ce qu’il y a avec un dessert. Et les enfants mangent comme des grands. Les parents flippent parce qu’on ne propose pas de burgers et de frites comme les autres. Mais finalement, les enfants mangent leur poisson frais, leur filet de bœuf, c’est la fête et les parents sont fiers d’eux. On propose autre chose, ils mangent autre chose », se félicite-t-il.
Chef privé pour des footballeurs professionnels, Tom est amené à cuisiner pour leurs enfants: « Le plus dur, c’est la réflexion et l’éducation, ce qu’on va apporter. On ne va pas s’enfermer sur des bâtonnets carottes. On fait selon l’origine du joueur et avec de la cuisine healthy et cela inclus leur famille et leurs enfants. On adapte juste la portion pour leur jeune âge ».
« Chez nous, le menu enfant, ce sont des plats à la carte en demi-portion », confie également Gilles, restaurateur à Montpellier. « Les parents et les enfants sont ravis. Cela permet aux enfants de découvrir des plats et aux parents de découvrir que leurs enfants aiment certaines saveurs ce qu’ils ne soupçonnaient pas à la maison », conclut-il.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

9999999