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20 mai 2026Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels à retenir.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « qui est responsable de la flambée des prix du mouton avant l’Aïd ? ».
À savoir
Le magazine marocain TelQuel consacre la une de son édition du 15 mai à la fête de l’Aïd El-Kébir, célébrée le 27 mai. On y voit trois hommes en costume sombre au premier plan, entourés de moutons. Il s’agit en l’occurrence du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, et des deux ministres de l’Agriculture qui se sont succédé à ce poste. “Comment Akhannouch & Co ont tondu les Marocains”, titre l’hebdomadaire, qui dénonce un “scandale d’État” ayant permis à certains “opportunistes” de s’enrichir sur le dos des habitants.
En seulement quelques années, le prix de la viande de mouton est passé de 80 à 200 dirhams le kilo (de 7,50 euros à 18,50 euros). Si la pandémie de Covid-19, qui a fortement amoindri le cheptel, n’y est pas étrangère, le titre estime qu’une cascade de décisions politiques douteuses et les largesses de l’État ont fortement contribué à cette augmentation.
Depuis 2015, l’État a consacré quelque 13,1 milliards de dirhams (environ 1,2 milliard d’euros) d’argent public à diverses “subventions et exonérations au profit de 277 importateurs de bétail” : exonérations de droits de douane, de TVA sur les importations et même subventions directes pour chaque tête de bétail importée à hauteur de 500 dirhams (46 euros). Le but affiché était d’assurer l’approvisionnement en viande, à des prix abordables.
Problème, de nombreuses entreprises impliquées dans le commerce de bétail auraient profité de conflits d’intérêts et du manque de contrôle pour tirer profit de cette manne financière.
“Sur les 80 dossiers que TelQuel a vérifiés indépendamment du registre du commerce, plus de quatre sociétés sur dix ont été soit créées, soit reconfigurées dans leurs statuts entre l’automne 2022 et la fin 2024”, écrit l’hebdomadaire, laissant entendre que certaines entités avaient été créées uniquement dans le but de profiter du système mis en place par le gouvernement.
Grand acteur de cette politique en tant que ministre de l’Agriculture (2007-2021), puis chef du gouvernement, Aziz Akhannouch est pointé du doigt comme l’un des principaux responsables de ce fiasco. L’exécutif n’aurait pas d’idée claire de l’état du cheptel et n’a pas su enrayer la hausse des prix.
Il y a un an, le roi du Maroc, Mohammed VI, avait appelé de manière exceptionnelle à renoncer au sacrifice de l’Aïd face à la forte diminution du cheptel national.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Notre équipe continuera à suivre l'évolution de cette actualité.

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