
En plein sommet Xi-Poutine, un journal accuse la Chine de former secrètement des soldats russes
20 mai 2026
Affaire Ibrahim Maalouf: être relaxé, est-ce être innocenté?
20 mai 2026Analyse : Quelques éléments saillants observés par notre rédaction.
Un regard éditorial sur « Xi et Poutine affirment le caractère « inébranlable » de leurs relations » pour mieux comprendre l'article.
À retenir absolument
C’est avec circonspection que la Chine continue, donc, d’avancer ses pions sur le vaste échiquier mondial afin d’investir, patiemment, le centre d’un nouvel ordre international. Quelques jours seulement après l’accueil en grande pompe du président américain à Pékin, hier soir, c’était au tour du maître du Kremlin d’être reçu sur place. Une visite, certes, moins fastueuse que pour Donald Trump. Mais sans doute le décorum était-il, cette fois-ci, moins utile dès-lors que Xi Jinping et Vladimir Poutine, qui se donnent communément du « vieil ami » pour l’un et « cher ami » pour l’autre n’ont pas besoin d’une quelconque mise en scène pour dissimuler une vraie fausse harmonie de façade, eux qui se sont rencontrés presque 40 fois, déjà, au cours de plus de treize années d’exercice concomitant du pouvoir.
Si Vladimir Poutine a fait le déplacement c’est sans doute, en partie, pour obtenir l’assurance de son allié que la récente tentative de décrispation affichée entre la Chine et les Etats-Unis ne se fera pas à ses dépens. Ce sommet est d’ailleurs présenté, d’abord et surtout, comme l’illustration de rapports anciens entre les deux géants asiatiques, à l’épreuve des turbulences. Il n’empêche que dans la longue liste des accords bilatéraux, Vladimir Poutine aura échoué sur un note important puisque son homologue chinois se refuse toujours à sceller un accord sur un projet de gazoduc devenu crucial pour Moscou depuis que la Russie est la cible de multiples sanctions occidentales.
L’invité de la rédaction : Jean-François Huchet, professeur des universités en études chinoises, par ailleurs président de l’Inalco (l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales).
Les autres titres de l’actualité
Sous la pression de Donald Trump, les Européens sont parvenus tôt ce matin à un compromis provisoire pour mettre en œuvre l’accord commercial conclu l’an dernier avec les Etats-Unis. De quoi clore, a priori, un chapitre tumultueux des relations transatlantiques. Sauf que pour y parvenir, les 27 ont accepté de revoir des exigences à la baisse.
Dans son pacte avec Washington, l’UE s’est engagée à supprimer les droits de douane appliqués sur la plupart des importations en provenance des Etats-Unis, en échange d’un plafonnement à 15% des droits de douane imposés par les Etats-Unis sur les produits européens. Sauf que le texte final donne à Washington jusqu’à la fin de l’année pour supprimer les surtaxes supérieures à 15%, au lieu d’en faire une condition préalable.
Même si les récentes flambées meurtrières et quasiment concomitantes d’hantavirus tout d’abord puis d’Ebola ensuite ont vite fait de devenir des déclencheurs de panique pour certains ou des supports de fantasme pour d’autres, tous les virus ne sont pas des Covid en puissance. Et sans nier une part d’incertitude face à la propagation de la maladie, il ne s’agirait pas de céder à la simplification. En décrétant l’état d’urgence sanitaire internationale face à « l’ampleur et la rapidité » de l’épidémie d’Ebola, déjà suspectée d’avoir fait plus de 130 morts et des centaines de cas suspects en République démocratique du Congo, l’Organisation mondiale de la santé tient son rôle. Et c’est ainsi, que ce matin encore, l’OMS a précisé ses recommandations pour enrayer l’épidémie.
L’heure de vérité approche pour Emmanuel Moulin, l’ex-secrétaire général de l’Elysée proposé par Emmanuel Macron lui-même pour devenir gouverneur de la Banque de France. Chez certains, ce choix fait grincer des dents. D’autant qu’il s’ajoute à d’autres « recasages » de proches du chef de l’Etat en fin de mandat à des postes clefs, qu’il s’agisse des nominations de Richard Ferrand à la présidence du Conseil constitutionnel ou bien encore d’Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes.
L’ancien directeur du Trésor, aujourd’hui âgé de 57 ans, était entendu ce matin par la commission du Sénat. Il est désormais entendu par celle de l’Assemblée. Pour l’instant, le vote à bulletin secret des 121 commissaires des deux chambres n’a toujours pas eu lieu. Cela signifie que le suspense reste entier.
Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a appelé ce matin Patrick Bruel à « mettre entre parenthèses sa carrière » le temps de laisser agir la justice. Le chanteur, toujours présumé innocent est aujourd’hui visé par au moins neuf plaintes : quatre enquêtes pour viols notamment ont été ouvertes en France et une pour agression sexuelle en Belgique. Or l’artiste, qui conteste l’ensemble des faits, joue actuellement au théâtre dans la capitale et doit, par ailleurs, entamer le 16 juin prochain une tournée dans de très nombreuses villes françaises, mais également en Suisse, en Belgique et au Canada.
Hier, trois concerts du chanteur prévus au Québec au mois de décembre ont, d’ores et déjà, été déprogrammés. Et ce matin, Delphine, c’est donc le maire de Paris qui demande à Patrick Bruel d’annuler son spectacle prévu au Zénith en octobre.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Un regard constant de notre équipe permettra d’éclairer cette situation.

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