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19 avril 2026Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels de cette information.
Un résumé concis de « Les mots bleus du duo folk audois de Words of Sara » selon notre équipe.
Éléments essentiels
Pas l’habitude d’écouter ça dans nos contrées. Un duo de folkeuses franco-américano-audoises nous révèle l’art poétique de Sara Teasdale.
On n’en entendra pas parler aux Grosses Têtes. Sara Teasdale, poétesse américaine née à Saint-Louis, Missouri, en 1884 et qui a mis fin à ses jours en 1933, n’a pas le profil voulu. Source d’inspiration principale de Marina Anne Nolles et d’Élodie Longuemart, sous le titre à l’évidence même : Words of Sara.
On les rencontre à la sortie de leur résidence au Médiator de Perpignan, toujours bien inspiré pour accompagner la scène musicale régionale. Toutes les deux sur la grande scène, dans des conditions sonores optimales, baignées de lumières tamisées et épurées comme leur musique. S’inscrivant dans une veine de folk songs seventies, la batterie aux rythmes sourds et tribaux alternant des tempos plus fluides frottés aux balais, enrobe le jeu de guitare très sobre de Marina Anne Nolles.
Prix Pulitzer de 1917
Mais la vraie force de Words of Sara, ce sont ses harmonies vocales. Douce, volatile, portée par un quart de ton au-dessus du chant principal de Marina par Élodie, la bifidité mélodique est parfaitement bien ouvragée.
Tout est donc venu d’un recueil de poèmes de Sara Teasdale qui appartenait à son arrière-grand-mère américaine et que la mère de Marina lui a légué. À l’intérieur, une dédicace d’un amour de jeunesse, caché et jamais consommé par son arrière-grand-mère. Il n’en fallait pas plus à Marina pour se plonger dans ce Love Songs de la poétesse. Il reçut et inaugura le prix Pulitzer en 1917. Relié indirectement à cette affaire de famille, le recueil en devint la pièce maîtresse qui donna naissance, durant la phase covidesque, à la trame de Words of Sara :
Un vieux rituel folk
« Dans ces poèmes, il y a un côté fleur bleue, romantique, que l’époque victorienne appelle. À 20 ans, Sara Teasdale, bien protégée dans une famille aisée, veut juste écrire, mettre ses émotions sur du papier. Pendant le Covid, je prenais un de ces textes et les mélodies arrivaient comme par magie. Il y a une vraie musicalité dans ses poèmes et on retrouve des influences art nouveau dont on reprend certains codes dans nos visuels et nos ambiances sur scène. Tout cela m’a donné l’écrin pour Words of Sara. »
Avec le spectacle Songs from the Living qu’elles proposent, c’est l’aboutissement d’un long processus qui s’est accéléré en 2023 et qui s’affine comme on a pu le constater sur scène. Un rituel folk, appelant de vieilles déités aux dentelles froissées, noircies, émergeant des marées un soir de lune emmitouflée. Il faut se laisser emporter par leur ambiance vaporeuse, aux voix porteuses de ces ritournelles victoriennes paraissant simples à la première écoute, mais plus complexes qu’elles n’en ont l’air quand les deux musiciennes s’en emparent.
Milieu feutré du folk
Précisons que ce duo fait aussi partie du groupe M.A.N and the Maniacs, quatuor beaucoup plus énervé et électrique, que Marina a monté suite à une première aventure en solo. Words of Sara est bien un baume de finesse et de tendresse, occultant les parties électriques en redonnant des perspectives insoupçonnées dans le milieu feutré du folk.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : La rédaction reste attentive et continuera à observer les faits.

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