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19 avril 2026Reuters.com
19 avril 2026Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « « Nous le valons bien » d’Emma Holten aux éditions Robert Laffont – franceinfo ».
Résumé synthétique
Cette semaine, une autrice danoise s’interroge sur le calcul de la richesse des pays, qui selon elle pénalise les femmes.
Publié
Temps de lecture : 3min
Alors que la question de la dette de la France revient régulièrement dans le débat public, voici une interrogation singulière sur notre modèle économique, un livre sous-titré « Manifeste pour une économie du soin et du bonheur« .
Évidemment, « une économie du soin et du bonheur », ça fait envie à tout le monde, a priori. Et pourtant, ce n’est pas du tout le modèle choisi par la plupart des pays du monde, c’est ce que nous dit Emma Holten dans ce livre.
Emma Holten est une autrice danoise, spécialiste des questions de genre, et si elle s’est intéressée à l’économie, c’est parce qu’elle a eu une révélation, un choc, en lisant un papier dans un journal, il y a quelques années. un dossier qui dénonçait le coût des femmes pour les finances du Danemark.
le contributeur avait fait un calcul entre le montant des impôts payés par les femmes et le montant des aides reçues par les elles, et il était arrivé à cette conclusion : les femmes coûtent de l’argent à l’État, elles ne rapportent pas assez. Et pourtant, elles apportent beaucoup plus que ce que disent les chiffres, c’est ce que veut démontrer Emma Holten avec ce livre.
C’est vrai au Danemark comme en France : les femmes travaillent plus souvent que les hommes à temps partiel, prennent davantage de congés parentaux, sont généralement moins bien rémunérées et elles sont surreprésentées dans les services publics et dans les activités consacrées aux personnes malades, aux personnes âgées, aux enfants, aux personnes handicapées, bref, tout ce que l’autrice appelle le « care », c’est-à-dire le domaine du soin, de l’aide, de l’attention aux autres, que ce soit des activités rémunérées ou non.
C’est un domaine surinvesti par les femmes pour des raisons historiques qu’Emma Holden expose également dans le livre. Et c’est un domaine dont il faudrait, selon elle, reconsidérer la valeur en sortant de la logique économique dominante.
Tant qu’on se contente de regarder le PIB, le produit intérieur brut, c’est sûr, « ce sera toujours plus intéressant pour un pays d’avoir un PDG qui gagne 14 000 euros qu’une infirmière qui en gagne 2500« , c’est ce qu’écrit Emma Holten.
Mais pendant ce temps, il y a peut-être une autre dette qui se creuse, la dette du « care », justement, c’est comme ça qu’elle l’appelle. À force de vouloir limiter les coûts, les salaires, les effectifs, dans ce domaine, les États prennent moins soin de leurs citoyens et cela peut se traduire par des problèmes de santé mentale, par exemple. Une dette qui, selon Emma Holten, peut elle aussi hypothéquer l’avenir d’un pays.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Nous continuerons à partager nos observations sur cette actualité.

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