
T+1 : l’Autorité des marchés financiers lance une courte enquête publique à destination des acteurs de la Place
21 mai 2026
La Qatar Investment Authority et un investisseur technologique espagnol lancent un fonds de 349 millions de dollars
21 mai 2026Analyse : Cette nouvelle fait l'objet d'une attention particulière de notre équipe éditoriale.
L'article « « il devrait demander à son papa », tacle Jérôme Lavrilleux » a retenu l'attention de notre équipe.
Points essentiels de l’article
Le Smic va être revalorisé à partir du 1er juin. Mais pour Louis Sarkozy sur RMC, le salaire minimum tel qu’il existe aujourd’hui en France doit être supprimé. Une très mauvaise idée selon Jérôme Lavrilleux qui défend plutôt une baisse des charges sur l’ensemble de la chaîne du travail.
Louis Sarkozy s’est déclaré, ce lundi 18 mai sur notre antenne, en faveur de la suppression du Smic. Pour lui, le salaire minimum est un vrai handicap, un « véritable crime social », pour les entreprises et les travailleurs.
L’essayiste et chroniqueur sur RMC voudrait sortir du dogme du Smic, qui augmente chaque année, et même deux fois en 2026. En effet, une nouvelle hausse de 2,4% est prévue le 1er juin prochain. Il atteindra donc 1.860 euros bruts mensuels.
Un Smic modulable pour Louis Sarkozy
Louis Sarkozy propose à la place de pouvoir moduler le salaire minimum. « La dignité du travailleur ce n’est pas un chiffre qui est inscrit dans la loi, c’est d’avoir un travail. Quelle dignité y a-t-il à vivre au RSA à 28 ans parce qu’aucune entreprise n’a pu se permettre de vous embaucher? », a-t-il demandé sur RMC ce lundi matin.
« Quelle dignité pour un jeune qui n’aura jamais son premier poste parce qu’à 19 ans il coûte trop cher au regard de ce qu’il peut produire? », a poursuivi Louis Sarkozy.
Ce qu’il envisage, c’est que le salaire minimum en France puisse être différent, selon les âges d’abord, avec un Smic pour les jeunes et un pour les seniors. Ou encore selon les régions, car le coût de la vie n’est pas le même partout.
Un Smic qui serait fixé par des négociations entre patronat et syndicat, et qui reflèterait davantage, selon lui, le véritable coût du travail et la productivité. Enfin, l’Etat viendrait compléter avec une prime d’activité plus forte.
« Une très mauvaise idée »
Mais pour Jérôme Lavrilleux, propriétaire de gîtes en Dordogne, « c’est une très mauvaise idée de supprimer le Smic ». « Tous ceux qui ont essayé se sont plantés », affirme-t-il.
« Il devrait demander à son papa, il pourrait lui raconter le Smic jeune, je pense qu’il en a encore des souvenirs. Au prochain dîner de famille ça fait un sujet », ironise le chroniqueur.
Pour lui, Louis Sarkozy « pense que supprimer le Smic permettrait de faire travailler des gens sans doute moins cher pour être plus compétitifs vers d’autres pays. » Mais, « si c’est pour être compétitif par rapport au salaire chinois ou indien, tu peux toujours te gratter, ce sera toujours trop cher », avance Jérôme Lavrilleux.
« L’objectif ce n’est pas d’avoir des gens qui meurent au travail sans être payés », rappelle-t-il.
Aujourd’hui, certains pays voisins n’ont pas de salaire minimum fixé par la loi comme en France. C’est le cas notamment du Danemark, de la Suède, de la Finlande ou encore de l’Autriche et de l’Italie. Dans ces pays, les salaires minimum sont négociés et fixés branche par branche, secteur par secteur, avec des taux de salariés syndiqués bien plus élevés qu’en France. Les syndicats sont beaucoup plus puissants pour négocier.
Baisser les charges?
Le sujet, dit le chroniqueur, c’est que « quand t’es au Smic, les patrons n’ont pas intérêt à t’augmenter. Et le salarié qui est au Smic n’a aucun intérêt à demander une petite augmentation, car il va payer la cantine plus cher etc. »
Selon lui, le plus intéressant serait alors de baisser les charges sur l’ensemble de la chaîne, « c’est le coût du travail global, pas du salarié qui compte. » Avant de conclure: « le Smic c’est la trappe à la pauvreté. Et ceux qui étaient juste au-dessus du Smic sont rattrapés par ce dernier. »
Après une première revalorisation au 1er janvier, en fonction de l’inflation et de l’augmentation des salaires, le Smic va connaître une seconde augmentation au 1er juin, de 2,4%. Conséquence directe de la guerre au Moyen-Orient qui impacte l’inflation en France, et donc le Smic. Le Smic horaire brut passe donc à 12,31 euros contre 12,02 euros au 1er janvier 2026.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

9999999
/2026/05/21/6a0ecb426e824203658673.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)