
Législatives en Bulgarie : l’ancien président pro-Moscou, Roumen Radev, donné favori
19 avril 2026/2026/04/19/69e4cc318b6ca602113780.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
Covoiturage, choix des routes… Les astuces des automobilistes pour partir en vacances à bas coût – franceinfo
19 avril 2026Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « Centrafrique: de faux diplômes de baccalauréat seraient délivrés aux politiciens locaux ».
Ce qu’il est utile de savoir
En Centrafrique, une décision du ministère de l’Éducation nationale suscite une vive controverse au sein de l’opinion publique. Le 28 février 2025, un arrêté ministériel annonçait l’octroi du baccalauréat et de diplômes équivalents au profit de plusieurs dizaines de citoyens ayant perdu leurs attestations. Cependant, cette mesure restée discrète pendant plusieurs mois, refait surface, cette semaine, sur les réseaux sociaux, étant donné le contexte de sa signature, en pleine période électorale.
Publié le :
2 min Temps de lecture
Avec notre correspondant à Bangui, Rolf Steve Domia-Leu
Selon la nouvelle Constitution centrafricaine, tout candidat aux élections législatives doit être titulaire du baccalauréat. Or, de nombreux candidats, y compris au sein du parti au pouvoir, ne disposeraient pas de ce diplôme. Pour une partie de l’opinion, cet arrêté aurait donc été pris pour favoriser certains candidats, au détriment de l’équité électorale.
Face à la polémique, le ministre de l’Éducation nationale a qualifié ces accusations de désinformation, lors d’une conférence de presse tenue, samedi 18 avril, à Bangui.
Cette décision, passée inaperçue pendant près d’un an, suscite aujourd’hui de nombreuses réactions. Certains acteurs de la société civile estiment qu’elle ne repose sur aucune base légale et rappellent que les diplômes doivent être obtenus par mérite.
« Le baccalauréat n’est pas une décoration que l’on peut attribuer à qui on veut. Il n’y a pas, aujourd’hui, un cadre légal qui encadre la décision du ministre. Nous pensons que cela a été fait à des fins politiques pour favoriser des candidats non diplômés du pouvoir. C’est une faute grave. », dénonce Quentin Ngbouando, coordonnateur de l’organisation de la société civile « I Gwé ».
De son côté, Aurélien Simplice Zingas, ministre de l’Éducation nationale, rassure que cette mesure n’est pas un cas isolé. Elle a commencé à être appliquée par ses prédécesseurs, depuis 2006. Selon lui, les archives de la Direction des examens et concours (DEC) ont été détruites lors des différentes crises qu’a traversées le pays.
Cette opération exceptionnelle permet de fournir ces documents académiques à ceux qui en ont fait la demande.
« Ces décisions ne relèvent ni de la complaisance ni de l’arbitraire. Je déplore avec fermeté la diffusion d’informations erronées, relayées sans la moindre rigueur de vérification, et qui relèvent manifestement d’une entreprise de désinformation et de diffamation », a déclaré Aurélien Simplice Zingas, ministre de l’Éducation nationale.
L’affaire désormais entre les mains de la justice. Le tribunal administratif, saisi par plusieurs citoyens, devrait rendre sa décision dans les prochains jours concernant une éventuelle abrogation de cet arrêté.
À lire aussiCentrafrique: le mécontentement des agents électoraux inquiète à l’approche de plusieurs scrutins
Source : www.rfi.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

9999999
/2026/04/19/69e4ed6b64457998047192.jpg?w=960&resize=960,750&ssl=1)