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Un regard éditorial sur « L’inflation ou le prix de tout ! : épisode du podcast La valeur des choses de la vie » pour mieux comprendre l'article.
Ce qu’il faut observer
L’histoire commence dans les années 1970. L’économie américaine subit un phénomène supposé impossible : inflation et chômage augmentent en même temps. C’est la « stagflation ». Pour les uns, la hausse des prix vient d’un choc d’offre : les membres arabes de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (l’OPEP) décrètent un embargo contre les États-Unis en représailles à leur soutien à Israël pendant la guerre du Kippour. Les prix du pétrole quadruplent en quelques mois, et la hausse se propage dans toute l’économie. C’est l’inflation « par les coûts ».
Mais pour Milton Friedman et les monétaristes, la cause est ailleurs : les banques centrales ont créé trop de monnaie. Si les prix montent, c’est qu’il y a trop d’argent en circulation. Comme l’a montré l’historien Aurélien Goutsmedt, l’explication par les chocs d’offre, dominante dans les années 1970, a été progressivement remplacée par un récit centré sur les erreurs de politique monétaire. Les banques centrales, devenues indépendantes, ont adopté cette lecture – plus favorable à leur propre rôle.
Les déterminants de l’inflation
Comprendre les causes de l’inflation est important, car cela détermine la réponse. Si elle vient d’un excès de demande, la banque centrale doit monter les taux d’intérêt. Si elle vient d’un choc extérieur, cette hausse des taux risque d’étouffer l’activité sans résoudre le problème. Encore faut-il s’entendre sur ce qu’on mesure.
En 1996, le “rapport Boskin” concluait que l’indice des prix surestimait l’inflation d’un élément par an, faute de prendre en compte l’augmentation de la qualité de nombreux biens. À l’inverse, beaucoup de citoyens jugent l’inflation officielle trop basse, car l’indice mesure un panier moyen alors que les ménages modestes consacrent une part bien plus grande de leur budget à l’alimentation, à l’énergie et au logement – les postes les plus volatils.
La théorie « greedflation »
Depuis, de nouvelles explications compliquent le tableau. En 2021, l’économiste Isabella Weber observe que des entreprises profitent des perturbations post-Covid pour augmenter leurs prix bien au-delà de la hausse de leurs coûts. Sa théorie, rebaptisée « greedflation » par les médias – c’est-à-dire inflation liée à la cupidité – est d’abord moquée par ses collègues. Mais la Banque Centrale Européenne et la Réserve fédérale américaine finissent par reconnaître le rôle des marges dans la hausse des prix.
D’autres économistes alertent sur une source plus durable : l’ajustement à la crise climatique – sécheresses, événements extrêmes, transition énergétique – pourrait alimenter une pression permanente sur les prix. Un demi-siècle après le premier choc pétrolier, la question reste la même. Quand les prix montent, faut-il serrer la vis monétaire ou traiter la cause du choc ? Et que faire quand toutes ces causes jouent en même temps ?
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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