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Voici quelques observations de notre rédaction sur « L’accord d’association de l’UE avec Israël rediscuté mardi par les Vingt-Sept ».
Les faits essentiels
Les pays de l’UE vont discuter de leur accord d’association avec Israël, à la demande de plusieurs d’entre eux, parmi lesquels l’Espagne, a indiqué lundi 20 avril la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, restée toutefois prudente sur l’issue de ces discussions.
« Des États membres ont mis cela sur la table », a déclaré Kaja Kallas devant la presse, à la veille d’une réunion à Luxembourg des ministres des Affaires étrangères de l’UE.
L’Espagne a réclamé dimanche la rupture de cet accord d’association, ce qui requiert l’unanimité des 27 États membres de l’UE. La Commission européenne a également proposé une suspension partielle, en mettant entre parenthèses le volet commercial de l’accord, une décision qui peut être prise à la majorité qualifiée des pays de l’Union européenne.
À (re)voirQu’est-ce que l’accord d’association avec Israël que Bruxelles veut réexaminer ?
Interrogée sur ce point, la cheffe de la diplomatie de l’UE a souligné qu’il fallait d’abord « évaluer s’il [était] possible d’avancer » sur les mesures commerciales, « si les États membres souhaitent le faire, ce dont nous allons discuter demain ».
L’UE est le principal partenaire commercial d’Israël.
La suspension de l’accord commercial a déjà été évoquée par les 27, mais sans aboutir à un accord faute de majorité, en raison des réticences de plusieurs États membres, parmi lesquels l’Allemagne.
Violences des colons en Cisjordanie
Mais la dégradation de la situation en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, ou l’offensive lancée par Israël au Liban ont incité plusieurs pays à remettre le sujet sur la table.
Une éventuelle suspension de l’accord pourrait être rediscutée après les frappes israéliennes « disproportionnées » au Liban et les exactions commises par les colons en Cisjordanie, avait ainsi déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères le 9 avril.
Madrid a de son côté réclamé dimanche la rupture de cet accord d’association, entré en vigueur en 2000, cosignant avec l’Irlande et la Slovénie une lettre adressée vendredi à la Commission européenne et réclamant un « réexamen » de l’accord.
Les chefs de la diplomatie des 27 vont également rediscuter des sanctions contre des colons extrémistes en Cisjordanie, bloquées depuis des mois par un veto de la Hongrie.
« Je pense que la violence des colons et les activités des colons sont sans précédent. Nous n’avons jamais rien vu de tel auparavant », a indiqué de son côté le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, au côté de Kaja Kallas.
Plusieurs pays de l’Union européenne espèrent un déblocage de la situation après la défaite électorale, le 12 avril, du Premier ministre hongrois, Viktor Orban.
« Je ne parlerai pas au nom du nouveau gouvernement, mais je pense certainement que nous pouvons examiner toutes ces politiques et voir s’ils ont une nouvelle approche », a indiqué Kaja Kallas.
Avec AFP
Source : www.france24.com
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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