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“Une journée mémorable”, titre l’éditorial du Kathmandu Post. Les Népalais étaient appelés aux urnes, jeudi 5 mars, pour le premier scrutin depuis le soulèvement de la génération Z, qui avait mené à la chute du gouvernement de K. P. Sharma Oli, en septembre. “Après une longue période d’incertitude, les élections historiques […] sont enfin arrivées.”
Lorsque le gouvernement intérimaire de Sushila Karki a annoncé la tenue d’élections législatives anticipées, il y a six mois, des doutes persistants entouraient la tenue du scrutin. Les partis établis menaçaient de le boycotter et divers groupes de le perturber. “Pourtant, le gouvernement Karki n’a pas dévié de son objectif unique : organiser des élections dans les délais prévus et passer les rênes de l’État à un gouvernement élu. Il a tendu la main aux anciens partis et a gagné leur confiance.”
“Nous sommes donc arrivés à ce jour joyeux”, se réjouit le quotidien népalais. La revendication principale du soulèvement de la génération Z était le changement dans la manière de faire de la politique et un renouvellement des personnalités dirigeant le pays. “Pourquoi un pays dont l’âge médian est de 26 ans était-il dirigé par une classe politique dont l’âge médian était deux fois plus élevé ? ont demandé à juste titre les manifestants.”
“Nouveau Népal”
Le soulèvement de début septembre a bouleversé la politique du pays et “les Népalais ont donc suffisamment de raisons de se rendre aux urnes et de consolider les changements récents par le biais du scrutin, afin de jeter les bases du nouveau Népal qu’ils souhaitent construire”.
Près d’un million de nouveaux électeurs, inspirés par le soulèvement de septembre, sont venus ajouter de la couleur à l’élection de cette année. Au total, plus de 18,9 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour élire les 275 membres de la Chambre des représentants, précise The Indian Express.
La génération Z, lorsqu’elle est descendue dans la rue, réclamait la lutte contre la corruption, une meilleure gouvernance, la fin du népotisme et un renouvellement générationnel des dirigeants. Ces revendications ont depuis façonné le discours politique menant aux élections actuelles. “Ce scrutin est largement perçu comme un affrontement entre les forces politiques traditionnelles et une nouvelle génération de dirigeants prônant une réforme systémique”, estime le quotidien indien.
Mais cette élection historique est également devenue une bataille de personnalités. Le Rastriya Swatantra Party (RSP) a désigné Balendra Shah, dit “Balen”, ancien maire de Katmandou âgé de 35 ans, comme son candidat au poste de Premier ministre. Le Congrès népalais a quant à lui présenté Gagan Thapa, 49 ans, tandis que le Parti communiste du Népal marxiste-léniniste unifié (CPN-UML) a choisi K. P. Sharma Oli, 75 ans, comme candidat. Thapa et Balendra Shah, considérés comme l’incarnation du changement, ont tous deux suscité un fort engouement populaire lors de leur campagne.
Les Népalais devront attendre plusieurs jours pour connaître l’issue des législatives.

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