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24 avril 2026Le Pentagone évoque une possible suspension de l’Espagne de l’Otan, Pedro Sanchez assure n’être « pas inquiet »
Analyse : Notre rédaction met en avant les points essentiels à retenir.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « Le Pentagone évoque une possible suspension de l’Espagne de l’Otan, Pedro Sanchez assure n’être « pas inquiet » ».
Points clés à retenir
Des échanges de mails au sein du Pentagone, révélés ce vendredi 24 avril dans la presse américaine, mentionnent que les États-Unis envisagent de suspendre l’Espagne de l’Otan. Une décision qui interviendrait en réponse à l’opposition de Madrid au conflit en Iran.
Nouveau coup de froid entre les États-Unis et l’Europe? Un échange de mails internes au sein du département américain de la Défense, révélé ce vendredi 24 avril par l’agence Reuters, évoque plusieurs options mises sur la table par Washington pour signifier aux pays de l’Otan, en particuliers européens, le mécontentement de Donald Trump. Parmi elles, la suspension de l’Espagne de l’Otan en réponse à son opposition au conflit en Iran.
Cette idée -inédite et dont l’application réelle questionne- aurait un effet limité sur les opérations militaires américaines, mais un réflexe symbolique significatif, affirme l’e-mail consulté par l’agence de presse.
Depuis plusieurs mois, Donald Trump reproche à l’Espagne de ne pas avoir augmenté à 5% du PIB ses dépenses militaires, comme le veut le nouvel objectif de l’Otan poussé par Washington, quand la réticence du Premier ministre britannique, Keir Starmer, à s’associer aux opérations contre l’Iran avait aussi provoqué la colère du locataire de la Maison Blanche.
Pedro Sánchez affirme que l’Espagne ne travaille « pas sur la base d’e-mails »
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a réagi ce vendredi, balayant d’un revers de la main les informations de presse évoquant une telle éventualité, en ouverture d’un sommet des dirigeants de l’UE à Chypre. « L’Espagne est un partenaire fiable au sein de l’Otan et nous remplissons nos obligations envers l’Alliance », s’est-il défendu en anglais face à la presse, en ouverture d’un sommet des dirigeants de l’UE à Chypre, avant d’ajouter: « Donc, pas d’inquiétude ».
« Nous ne travaillons pas sur la base d’e-mails, nous travaillons sur la base de documents officiels et de prises de position que le gouvernement des États-Unis formule », a-t-il répondu à des journalistes espagnols.
« La position du gouvernement espagnol est claire: une coopération absolue avec nos alliés, mais toujours dans le cadre de la légalité internationale », a-t-il poursuivi. La question de l’Otan s’invite donc une nouvelle fois au cœur des discussions internationales. Début avril, Donald Trump avait évoqué avec le patron de l’alliance, Mark Rutte, la possibilité que les États-Unis quittent l’Alliance.
Une réévalution de la position américain sur les Malouines?
De manière plus globale, selon les mails révélés par Reuters, Donald Trump estime que les nations du Vieux-Continent n’ont pas assez contribué à sa guerre initiée avec Israël depuis 56 jours contre l’Iran, et envisage de sanctionner plusieurs pays qui se montrent critiques à l’égard du conflit.
Outre la suspension de l’Espagne de l’Otan, d’autres mesures sont envisagées, comme notamment la réévaluation de la position américaine concernant la revendication britannique sur les îles Malouines.
L’archipel d’un peu plus de 3.600 habitants au large de l’Argentine a été au cœur d’une brève guerre en 1982 entre les deux pays, causant la mort de 258 soldats britanniques et 650 troupes argentines. Territoire sous contrôle britannique depuis 1833, l’archipel est toujours aujourd’hui revendiqué par l’Argentine du président Javier Milei… allié de Donald Trump.
Autant de signaux antagonistes des États-Unis, visant à envoyer un message aux alliés de l’Otan dans le but de « réduire le sentiment d’avoir des droits acquis de la part des Européens », explique un responsable du Pentagone sous couvert d’anonymat à Reuters.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : L’équipe continuera à analyser les points saillants.

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