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L'équipe éditoriale a étudié « Le dirigeant d’OpenAI : épisode 3/4 du podcast Sam Altman, le messie de l’IA » et partage son avis.
Les points essentiels à retenir
À la tête de l’incubateur Y Combinator, Sam Altman accompagne le avancée de nombreuses start-up – dont Airbnb – et acquiert une réputation de dirigeant compétent. Mais en 2015, l’entrepreneur se lance un nouveau défi : créer une organisation pour développer des outils d’intelligence artificielle. Et pour ce faire, il se rapproche d’un homme bien connu de la Silicon Valley, Elon Musk.
L’identité singulière d’OpenAI
Au milieu des années 2010, face au développement de l’intelligence artificielle et avec l’ambition de proposer une alternative aux grandes entreprises comme Google, Elon Musk va s’entourer de personnes venues de Nvidia et Google, et créer « une espèce de super team » à laquelle Sam Altman est intégrée, raconte le sociologue Olivier Alexandre. Alors qu’Elon Musk a une « vision assez pessimiste de l’intelligence artificielle », il choisit des personnes qui, elles, portent un regard optimiste sur ces technologies.
La technologie qu’ils développent sort en 2019, puis en 2022, sous le nom de ChatGPT. Mais de nombreux acteurs du secteur ne la jugent pas assez mature, ce qui entraîne des « tensions assez fortes » dans l’entreprise. le évolution de ce produit – le seul dont ils disposent – s’accompagne d’une dimension mystique : Olivier Alexandre explique ainsi que le groupe « ne cesse de se référer à l’intelligence artificielle comme à un dieu technique qui va tout solutionner – le climat, la pollution, le cancer, la faim dans le monde… ». Ce discours, qu’ils mobilisent encore aujourd’hui, apparaît comme « une justification à leurs ratés, à toutes les tensions qui ont pu émerger, ainsi qu’à l’absence de concurrence, puisqu’ils essaient d’établir un monopole », selon Olivier Alexandre.
De la fondation à l’entreprise
Olivier Alexandre rappelle que l’ambition de Sam Altman en cofondant OpenAI était de créer une « fondation qui produit des solutions open », mais que l’entrepreneur s’est finalement retrouvé « à la tête d’une entreprise qui produit des solutions privées ». Le tournant, qui a lieu en 2019, « intervient pour plusieurs raisons ». Premièrement, « le type de technologie que Sam Altman développe s’avère assez coûteux structurellement : elle a besoin de centres de données, de super calculateurs et d’ingénieurs, sur un marché extrêmement tendu dans la Silicon Valley ». Ces besoins n’ont cessé de s’accroître et ont explosé en 2022 avec la découverte de ChatGPT par le monde.
Olivier Alexandre décrit « une sorte de capitalisme à l’envers », « qui consomme beaucoup de ressources » , avec le projet « d’arriver à une position de domination qui lui assurera une capture de la valeur ». Le chercheur Gaël Varoquaux souligne lui aussi l’ampleur des coûts d’exploitation, qui font que l’entreprise n’est pas rentable. Il décrit « une course en avant autour du capital, qui ressemble à des dynamiques de bulles voire de pyramides de Ponzi« . Pour lui, il s’agit d’une « économie à base de promesses » : à savoir que l’entreprise « va produire quelque chose de si fantastique que ce sera rentable sur le long terme ».
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

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