
« Aucune disposition du traité fondateur ne le permet » : Donald Trump ne peut pas exclure l’Espagne de l’Otan en raison de sa position sur l’Iran, tranche un responsable de l’alliance
24 avril 2026
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24 avril 2026« Aucune disposition du traité fondateur ne le permet » : Donald Trump ne peut pas exclure l’Espagne de l’Otan en raison de sa position sur l’Iran, tranche un responsable de l’alliance
Analyse : Notre rédaction partage quelques éléments clés à retenir.
Notre équipe analyse l'article « « Aucune disposition du traité fondateur ne le permet » : Donald Trump ne peut pas exclure l’Espagne de l’Otan en raison de sa position sur l’Iran, tranche un responsable de l’alliance » pour en tirer les points essentiels.
À retenir absolument
Selon un courrier interne au Pentagone, Washington envisagerait d’exclure l’Espagne et d’autres alliés de l’Otan à la suite d’un refus de mettre à disposition des bases pour des frappes contre l’Iran. Une hypothèse jugée juridiquement impossible par plusieurs experts.
Donald Trump devra calmer ses ardeurs. Les États-Unis ne peuvent pas exclure l’Espagne de l’Otan, malgré le refus de Madrid de soutenir l’offensive américaine contre l’Iran. C’est ce qu’a rappelé, vendredi 24 avril, un responsable de l’Alliance atlantique, balayant l’hypothèse de sanctions institutionnelles contre un État membre.
Selon un analyse interne attribué au Pentagone, Washington envisagerait en effet des mesures de rétorsion diplomatiques et militaires contre ses alliés les plus réticents. L’Espagne est en première ligne. Dès le début du conflit, Madrid a refusé d’autoriser l’usage des bases militaires conjointes sur son territoire, dénonçant une « intervention militaire injustifiée et dangereuse » contre l’Iran, en rupture avec le soutien discret affiché par d’autres capitales occidentales.
Le courriel évoque également des tensions croissantes avec le Royaume-Uni. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a publiquement décliné toute participation au conflit, accentuant l’isolement de Washington au sein même de l’Alliance.
« L’Espagne est un partenaire fiable, pas d’inquiétude »
À Bruxelles comme à Nicosie, la prise de position espagnole se veut sereine. En marge d’un sommet européen à Chypre, Pedro Sánchez a affiché son calme : « L’Espagne est un partenaire fiable au sein de l’Otan et nous remplissons nos obligations », a-t-il déclaré en anglais devant la presse, avant de conclure : « Donc, pas d’inquiétude ».
Sur le plan juridique, la menace américaine apparaît largement infondée. « Le traité fondateur de l’Otan ne prévoit aucune disposition permettant de suspendre ou d’exclure un État membre », rappelle un responsable de l’Alliance transatlantique interrogé par Kyiv Independent. une interprétation partagée par le Dr Patrick Bury, ancien capitaine de l’armée britannique : « On ne peut pas exclure un pays sans violation majeure des règles de l’Alliance, ce qui n’est absolument pas le cas de l’Espagne. »
Des précédents existent déjà
L’histoire récente offre d’ailleurs des précédents similaires. En 1986, lors des frappes américaines en Libye, la France et l’Espagne avaient déjà refusé l’accès à leurs bases aériennes, sans que cela ne remette en cause leur place au sein de l’Otan.
En toile de fond, les tensions entre Donald Trump et Madrid s’inscrivent dans un différend plus ancien sur les dépenses militaires. Selon une source au sein de l’Alliance, l’ex-président américain reproche de longue date à Pedro Sánchez de ne pas porter l’effort de défense à 5 % du PIB, un objectif bien supérieur aux standards actuels de l’Otan. un aspect de friction récurrent, qui alimente aujourd’hui une crise politique aux accents géopolitiques.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Un suivi attentif permettra de compléter notre point de vue.

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