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25 avril 2026Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
Un point rapide sur l'article « La France se justifie de ne pas classer l’esclavage comme pire crime contre l’humanité » selon nos journalistes.
Ce qu’il faut garder en tête
Jean-Noël Barrot appelle à un « travail de mémoire », mais confirme la position du gouvernement. La France s’est abstenue, lors du vote d’une résolution de l’ONU, qui proclame la traite des esclaves africains comme crime le plus grave contre l’humanité, car elle « refuse de créer une hiérarchie entre les crimes contre l’humanité », a justifié ce vendredi 24 avril son chef de la diplomatie.
« Nous refusons (…) de mettre en compétition les souffrances que ces abominations et ces crimes continuent de provoquer aujourd’hui », a affirmé le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, interrogé à Lomé en marge d’une visite officielle de deux jours au Togo. Mais « il est indispensable, si nous voulons construire un avenir en commun, de pouvoir faire ce travail de mémoire et de vérité sur notre passé, dans ses facettes positives comme dans ses facettes les plus sombres », a-t-il dit.
Le gouvernement avait déjà été interpellé à l’Assemblée nationale, le 1er avril, sur le vote de cette résolution de l’ONU. La question était adressée au Premier ministre, mais c’est le ministre délégué au Commerce extérieur, Nicolas Forissier, qui avait répondu. Cette situation avait été perçue comme une maladresse, voire comme un symbole malvenu.
Résolution adoptée en mars
La résolution de l’ONU, adoptée fin mars par 123 voix pour, 3 contre (États-Unis, Israël, Argentine) et 52 abstentions (dont le Royaume-Uni et les États membres de l’Union européenne), déclare « la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains » comme « les plus graves crimes contre l’humanité », condamnant cette « injustice la plus inhumaine et la plus persistante commise contre l’humanité ». Le texte était porté par le président ghanéen John Mahama, dont le pays a été le premier du continent à accéder à l’indépendance en 1957.
L’esclavage transatlantique a organisé le commerce de millions de personnes d’Afrique de l’Ouest et centrale. La résolution appelle les États à s’engager dans un processus de justice pour réparer les torts du passé, notamment des excuses formelles, des compensations pour les descendants des victimes, des politiques de lutte contre le racisme et la restitution des biens culturels et spirituels pillés.
Jean-Noël Barrot s’est aussi entretenu jeudi soir avec le dirigeant du Togo Faure Gnassingbé et vendredi avec son homologue Robert Dussey, au moment où l’ancienne colonie française se rapproche de la Russie et tend la main aux juntes sahéliennes hostiles à Paris.
Les relations entre Lomé et Paris s’étaient refroidies en juin 2025, lorsque le Togo avait suspendu pour trois mois la diffusion de France 24 et Radio France internationale, accusés d’avoir relayé des « propos inexacts et tendancieux » concernant des manifestations contre le pouvoir dans la capitale togolaise. Les deux médias ne peuvent toujours pas émettre. « J’ai plaidé pour que cette suspension soit levée au plus vite. C’est dans l’intérêt de toutes les parties », a dit Jean-Noël Barrot.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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