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Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « une plainte déposée pour traite d’êtres humains – franceinfo ».
Points importants
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Temps de lecture : 2min – vidéo : 3min
De nombreux livreurs ne peuvent pas se loger ni se nourrir à leur faim malgré de très longues journées de travail. Une plainte pour traite d’êtres humains vient d’être déposée par quatre associations, mais les plateformes nient en bloc.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Sept jours sur sept, Bafodé enchaîne les courses contre la montre. Il sillonne à vélo les rues de Bordeaux depuis six ans pour livrer des repas à domicile. Il n’a aucune autre source de revenus pour vivre, alors, il lui est difficile de refuser une course. « On n’a pas le choix, on fait ça pour gagner un peu d’argent », dit-il. Pour 7,81 euros, il doit effectuer deux livraisons dans la banlieue de Bordeaux, plus d’une heure aller-retour au total, avec la pression permanente d’éventuels mauvais avis des clients. « Si tu ne mets pas bien le plat, ça va se renverser. Il y a certains clients qui vont demander à se faire rembourser », explique-t-il.
De jour comme de nuit, il faut faire vite et bien, ignorer la fatigue et éviter les risques d’accidents constants. Livreur à vélo, c’est un métier solitaire où l’isolement est parfois pesant. Alors, le soir, après dix ou douze heures de travail, ils ont l’habitude de se retrouver sur cette place, l’occasion pour eux de comparer leur maigre salaire du jour. « Moi, j’ai fait quatre courses aujourd’hui, 18 euros. Toi, tu fais deux courses et tu gagnes 20 balles », lance-t-on avec le sourire, avant la réponse : « Mais pour ces deux courses-là, il m’a fallu aller loin. »
Ces livreurs très précaires sont contraints d’accepter leurs conditions de travail. « Les plateformes où on me traite, c’est de l’esclavagisme. Si les commandes sont mal payées, si j’annule une commande deux fois, le compte est banni. Avec les plateformes, ce n’est vraiment pas facile », explique l’un d’eux.
Selon Médecins du Monde, 64 % d’entre eux sont sans titre de séjour. Pour travailler sur les plateformes, ils louent les comptes de livreurs déclarés et leur versent une partie de leur salaire. Une plainte pour traite d’êtres humains vient d’être déposée par quatre associations. Contacté, Deliveroo réfute avec la plus grande fermeté toutes les allégations en lien avec la qualification visée par cette plainte. Uber Eats affirme que ce dépôt de plainte ne repose sur aucun fondement.
Comme Bafodé, de très nombreux livreurs survivent à la rue. Tous les soirs, ils cherchent un nouvel abri pour la nuit. « J’ai très peur, mais je n’ai pas le choix. C’est pour ça que je dors ici. » Ironie du sort, après avoir livré des repas pendant des heures, c’est souvent le ventre vide qu’il tente de trouver un peu de répit.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette information sera mise à jour dès que de nouveaux éléments apparaîtront.

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