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6 mars 2026
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6 mars 2026Livraisons d’hydrocarbures paralysées au Moyen-Orient : qui sont les gagnants et les perdants ?
Premier perdant incontestable, dans cette région : le Qatar. A lui seul, il représente 20% des exportations mondiales de Gaz naturel liquéfié (GNL) – autrement dit le gaz transporté par bateau.
Sa production est totalement à l’arrêt. L’Iran bloque le détroit et a frappé lundi l’industrie gazière qatarienne à Ras Laffan.
Si le Qatar ne produit plus, quels sont les pays qui sont le plus pénalisés ?
L’Europe s’en sort relativement bien – au moins par comparaison : le Qatar n’est que notre quatrième fournisseur. Seul 6% du gaz que nous consommons passe par le détroit d’Ormuz.
En revanche, l’Asie est beaucoup plus pénalisée : 80% des hydrocarbures qui transitent par Ormuz sont destinés aux pays asiatiques.
C’est particulièrement sensible pour le Japon, totalement dépendant des pays du Golfe.
D’ailleurs, quelques heures après le déclenchement de la guerre samedi dernier, la diplomatie japonaise a publié un communiqué très inquiet sur sa « sécurité énergétique » :
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Le tableau est à peu près le même pour la Corée du Sud.
Et la Chine ?
Elle est certes le premier client du pétrole iranien. Elle a déjà perdu son fournisseur vénézuelien. Elle dispose toutefois de réserves massives de charbon qu’elle peut utiliser pour faire tourner ses centrales. Une solution de court et moyen terme. Elle a aussi cherché à réduire sa dépendance au pétrole moyen-oriental en développant massivement ses installations d’énergie renouvelable – notamment solaire.
Son voisin peut être plus inquiet : l’Inde. La moitié du pétrole consommé par les Indiens arrive par le détroit d’Ormuz. Premiers fournisseurs : les pays du Golfe : Arabie saoudite et Emirats Arabes Unis.
Et cette dépendance s’est accrue ces dernières années. Pourquoi ? Parce que Donald Trump a fait pression sur les Indiens pour qu’ils arrêtent d’acheter du carburant aux Russes.
New Dehli s’est donc tournée vers le Golfe pour ses besoins en pétrole. Mais le conflit au Moyen-Orient pourrait changer la donne.
Ça signifie que la Russie, elle fait partie des gagnants économiques ?
Oui, elle peut espérer écouler ses stocks. Ils n’ont pas toujours trouvé preneur ces derniers mois, à cause des sanctions occidentales.
L’agence de presse Bloomberg a identifié plusieurs pétroliers de la flotte fantôme russe, qui ont livré les ports indiens, ces derniers jours. Le prix du pétrole russe a augmenté, signe d’une demande supplémentaire. En une semaine, le baril de brut russe est passé de 55 à 70 dollars.
L’autre gagnant économique de la période, ce sont les Etats-Unis. D’abord parce qu’ils sont auto-suffisant en gaz et en pétrole. Pas d’importations et donc pas d’augmentation drastique des factures.
Les Américains vont même pouvoir vendre plus à l’étranger – même si les terminaux américains tournent déjà à pleine capacité.
Quelle leçon tirer de tout cela ? Peut-être celle de l’indépendance énergétique.
Remontons un peu dans l’Histoire : après le choc pétrolier de 1973, les Européens avaient compris qu’il ne fallait pas dépendre des autres. Ils avaient construit des capacités nucléaires, puis des renouvelables.
Alors la crise que nous vivons pourrait accélérer la prise de conscience. Celle de la nécessaire sortie des hydrocarbures.
Voici un peu d’espoir dans ce monde de (pétrole) brut.

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