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28 avril 2026
l’Iran exige d’appliquer un droit de passage dans le détroit d’Ormuz
28 avril 2026Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « Le risque d’une course à l’armement nucléaire s’invite au cœur des discussions à l’ONU ».
Ce qu’il est utile de savoir
À New York, l’ONU s’inquiète d’un retour de la course à l’arme nucléaire. Une perspective que beaucoup pensaient reléguée à la guerre froide, mais qui revient désormais au cœur des rapports de force entre grandes puissances. Réunis depuis ce lundi 27 avril pour les quatre prochaines semaines, les États signataires du traité de non-prolifération nucléaire (TNP) cherchent à remettre sur les rails un accord fragilisé.
Dès l’ouverture des discussions à New York, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a dressé un constat alarmant. « Depuis trop longtemps, le Traité oscille entre la vie et la mort. Les engagements ne sont toujours pas tenus. La confiance et la crédibilité s’effritent. Les moteurs de la prolifération montent en puissance », a-t-il déclaré, appelant à « redonner vie » au traité.
Adopté en 1970, le TNP vise à limiter la diffusion de l’arme nucléaire, encourager le désarmement et encadrer les usages civils de l’énergie atomique. Mais cet équilibre repose en grande partie sur des mécanismes de contrôle entre puissances nucléaires, aujourd’hui affaiblis. Au total, ce sont neuf pays qui disposent de l’arme nucléaire et cumulent plus de 12 000 ogives, dont les États-Unis et la Russie concentrent près de 90 %.
Or, depuis février dernier, un verrou essentiel a sauté. Le traité « New Start », dernier accord qui limitait les arsenaux stratégiques des États-Unis et de la Russie, a expiré sans être remplacé, laissant les deux principales puissances nucléaires sans cadre commun. Concrètement, plus aucune limite contraignante ne freine désormais l’évolution de leurs arsenaux. Et dans ce vide, la mécanique repart. Les grandes puissances relancent leurs programmes, modernisent leurs arsenaux, et la logique de compétition nucléaire refait surface. Une évolution qui inquiète ouvertement les alliés occidentaux.
« Le succès ou l’échec […] aura des implications bien au-delà de cette salle »
Dans ce contexte, l’idée selon laquelle l’arme nucléaire renforce la sécurité progresse alerte Rafael Grossi, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique, qui insiste que pourtant « rien n’est plus faux ».
Pour tenter d’enrayer cette dynamique, les États réunis à l’ONU doivent s’accorder sur une déclaration finale commune fixant des orientations en matière de désarmement et de non-prolifération. Mais ce type de texte doit être adopté par consensus, ce qui rend tout accord particulièrement difficile à obtenir. En 2015 et 2022, les précédentes conférences avaient d’ailleurs échoué à aboutir, en raison de désaccords politiques majeurs.
Les divisions restent encore aujourd’hui profondes. La guerre en Ukraine, les tensions autour du programme nucléaire iranien ou encore les ambitions de la Corée du Nord pèsent sur les discussions et compliquent toute avancée. « Jamais le risque de prolifération nucléaire n’a été aussi élevé. Et la menace que soulèvent les programmes de l’Iran et de la Corée du Nord ne peut être tolérée par aucun des États parties à ce traité », a déclaré lundi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.
Le président de la conférence, Do Hung Viet, ambassadeur du Vietnam aux Nations unies, résume l’enjeu : « Le succès ou l’échec de cette conférence aura des implications bien au-delà de cette salle », et prévient que « la perspective d’une nouvelle course aux armements nucléaires plane au-dessus de nos têtes ».
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette situation sera observée de près par nos journalistes.

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