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6 mars 2026Au 7e jour de la guerre au Moyen-Orient, Israël annonce une « nouvelle phase » en Iran et « d’autres surprises »
SOHRAB / Middle East Images via AFP
Des panaches de fumée s’élèvent à la suite d’explosions signalées à Téhéran le 2 mars 2026.
Une déclaration belliqueuse qui présage d’un conflit qui va durer longtemps. L’armée israélienne a entamé, ce vendredi 6 mars, une série de frappes « à grande échelle » sur Téhéran, disant viser les infrastructures du pouvoir, dans le cadre de ce qu’elle présente comme une nouvelle phase de sa guerre contre l’Iran.
« Après avoir mené à bien la phase d’attaque surprise, au cours de laquelle nous avons établi notre supériorité aérienne et neutralisé le réseau de missiles balistiques, nous passons maintenant à la phase suivante de l’opération », a précisé jeudi soir dans une déclaration télévisée le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir. Avant d’ajouter : « Nous avons encore d’autres surprises en réserve, que je n’ai pas l’intention de dévoiler ».
Le lieutenant général a rappelé qu’Israël poursuivrait l’objectif d’un « démantèlement du régime » iranien et de ses capacités militaires au cours de cette nouvelle phase.
Nouveaux bombardements à Téhéran et Beyrouth
Tôt vendredi, plusieurs médias iraniens, dont la télévision d’État Irib, ont fait état d’explosions dans différents quartiers de Téhéran, notamment à l’est et à l’ouest. L’armée israélienne a indiqué viser « l’infrastructure du régime ». Elle a, selon l’agence d’État libanaise, également mené de nouveaux bombardements sur la banlieue sud de Beyrouth.
Plus tard dans la journée, l’armée israélienne a annoncé avoir frappé dans le centre de Téhéran, lors d’un bombardement mené par une cinquantaine d’avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février. « Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d’urgence sécurisé », a déclaré l’armée dans un communiqué. Ali Khamenei a été tué « avant de pouvoir utiliser le bunker » durant les frappes, « mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien », a ajouté l’armée.
Alors que la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre la République islamique le 28 février embrase le Moyen-Orient et inquiète les acteurs économiques mondiaux, la durée du conflit demeure incertaine.
« Nous ne sommes qu’au début des combats », a ainsi affirmé jeudi soir devant la presse le ministre de la Défense américain, Pete Hegseth, assurant que Washington disposait d’assez de munitions pour « mener cette campagne aussi longtemps qu’il le faudra ». Interrogé par la chaîne NBC News, Donald Trump a jugé qu’un déploiement de troupes au sol n’était pas nécessaire et représenterait « une perte de temps ».
Des attaques sur des bases aériennes dans les pays du Golfe
De son côté, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a exprimé la détermination de Téhéran, affirmant à la chaîne américaine NBC ne chercher ni « cessez-le-feu » ni « négociations ».
Au septième jour de la guerre, l’Iran conserve des capacités offensives. L’Arabie saoudite et le Qatar ont tous deux annoncé tôt vendredi avoir contré des attaques de drones et de missiles visant des bases aériennes, tandis qu’au Bahreïn un hôtel et des immeubles ont été touchés.
Les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique, a elle annoncé vendredi une nouvelle salve de missiles en direction de Tel-Aviv, où des explosions avaient déjà été entendues jeudi soir, sans qu’il soit fait état de victimes. Et le Hezbollah pro-iranien, contre qui Israël mène une vaste offensive au Liban, a lui aussi dit avoir effectué des tirs de roquettes et d’artillerie vers Israël.
Les hostilités continuent de s’étendre au Liban
L’armée israélienne a eu l’ordre d’avancer plus en profondeur dans le sud du Liban afin d’étendre sa zone de contrôle à la frontière, selon Eyal Zamir.
Jeudi, la panique s’était emparée de Beyrouth, après un appel inédit d’Israël à évacuer la banlieue sud de la capitale, un bastion du Hezbollah où des embouteillages monstres se sont immédiatement formés. Dans la soirée, le secteur a été touché par des frappes, dont une « très violente » selon l’agence officielle Ani, l’armée israélienne ayant annoncé avoir commencé à cibler « des infrastructures du Hezbollah ».
« Tout doit être fait » pour empêcher que le Liban « soit à nouveau entraîné dans la guerre », a exhorté le président français Emmanuel Macron, répondant à un appel en ce sens de son homologue libanais Joseph Aoun.
Selon le ministère libanais de la Santé jeudi soir, au moins 123 personnes ont été tuées et 683 blessées depuis lundi. En Iran, l’agence Irna évoque un bilan de 1 230 morts depuis samedi, des chiffres que l’AFP n’est pas en mesure de vérifier. En Israël, le bilan s’établit à au moins 10 morts.

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