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30 avril 2026Analyse : Un rapide aperçu de cette information selon nos journalistes.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « Les États-Unis se préparent à un blocage prolongé du détroit d’Ormuz ».
À ne pas oublier
Deux mois après le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, “la seule certitude est que l’impasse actuelle perdure”, constate El País. “Les négociations sont au point mort, l’Iran ne montre aucun signe de fléchissement face aux pressions, et le président Donald Trump se prépare à une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz”.
“Trump a clairement indiqué que, pour l’instant, son option privilégiée est de prolonger le blocus américain des ports iraniens, convaincu que Téhéran commence à rencontrer des difficultés, même pour stocker son pétrole brut, faute de pouvoir l’exporter”, ajoute le quotidien madrilène.
“Le blocus est un peu plus efficace que les bombardements”, a expliqué mercredi le président américain à Axios. “Et la situation va empirer pour [les Iraniens]. Ils ne peuvent pas avoir l’arme nucléaire”.
Asphyxier l’économie iranienne
Selon plusieurs médias, l’Iran aurait proposé ces derniers jours aux Américains de lever le blocage du détroit d’Ormuz, à condition que Washington mette fin au blocus des ports du pays et accepte de reporter les discussions sur le nucléaire à une date ultérieure. Mais la Maison-Blanche refuse de lever son blocus tant que Téhéran n’aura pas formellement renoncé à toute ambition nucléaire.
Lors de récentes réunions à la Maison-Blanche, Donald Trump a donc choisi de “continuer à asphyxier l’économie et les exportations pétrolières de l’Iran en empêchant tout trafic maritime à destination et en provenance de ses ports”, estimant que “ses autres options – reprendre les bombardements ou se retirer du conflit – présentaient davantage de risques que le maintien du blocus”, précise The Wall Street Journal.
Mardi, le président américain a même reconnu devant un groupe de dirigeants du secteur de l’énergie que le blocus américain – et donc la fermeture du détroit – pourrait durer “des mois, si nécessaire”, et chercherait déjà “les moyens de minimiser l’impact sur les consommateurs américains”, selon NBCNews.
Car la poursuite du blocus “prolonge également un conflit qui a fait grimper le prix de l’essence, nui à la cote de popularité de M. Trump et assombri davantage encore les perspectives des Républicains en vue des élections de mi-mandat”, souligne The Wall Street Journal.
Le rial iranien au plus bas
De fait, la fermeture pendant plusieurs mois d’une voie maritime qui voit transiter en temps de paix un cinquième de la production mondiale de pétrole terrorise les marchés. Mercredi, alors que la Maison-Blanche semblait se résoudre à cette perspective, le baril de Brent de la mer du Nord a grimpé à plus de 119 dollars, au plus haut depuis 2022 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Mais l’Iran, qui fait face à d’incontestables difficultés économiques – la monnaie nationale a atteint son plus bas face au dollar depuis la révolution islamique en 1979 –, ne semble guère disposée à accepter cette situation.
Selon Al-Jazeera, relayant des informations de la chaîne iranienne Press TV, un responsable militaire iranien a affirmé mercredi que les États-Unis s’exposaient à une “action sans précédent” si leur blocus des ports iraniens se poursuivait.
“La retenue dont les forces armées ont fait preuve jusqu’à présent visait à donner une chance à la diplomatie, permettant ainsi aux États-Unis de prendre connaissance des conditions de l’Iran et de les accepter, pour mettre définitivement fin à la guerre”, a déclaré ce responsable.
Mais “si l’obstination et les délires américains persistent et que les conditions de l’Iran sont rejetées, l’ennemi doit s’attendre prochainement à un autre type de riposte”, a-t-il averti.
Pete Hegseth face au Congrès américain
Le calendrier de sortie du conflit avec l’Iran est l’une des nombreuses questions sur lesquelles Pete Hegseth, le ministre américain de la Défense, a été interrogé mercredi, lors de sa lors de sa première audition à la Chambre des représentants depuis le début du conflit.
Lors de cet échange houleux, il a réaffirmé que les États-Unis étaient “absolument” en train de vaincre l’Iran et a salué le “succès militaire stupéfiant” de la campagne, dont il a évalué le coût, jusqu’à présent, à 25 milliards de dollars (21,4 milliards d’euros).
L’élu démocrate Seth Moulton lui a néanmoins demandé si le conflit pouvait être présenté comme une victoire “alors que l’Iran tenait l’économie mondiale en otage en maintenant son emprise sur le détroit d’Ormuz”, rapporte The Daily Telegraph.
Pete Hegseth a botté en touche, affirmant que “les plus grands adversaires” étaient les républicains et les démocrates “défaitistes” qui critiquaient la campagne américaine après deux mois, et “refusant de répondre à la question de la durée de la guerre”, note le quotidien britannique conservateur.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Nous continuerons à partager nos observations sur cette actualité.

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