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30 avril 2026
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30 avril 2026Analyse : Nos journalistes ont mis en avant les points essentiels à connaître.
Notre rédaction partage quelques remarques sur « le baril de pétrole s’envole, possible prolongation du blocus du détroit d’Ormuz ».
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Un pétrolier naviguant au large de l’île iranienne de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz, le 28 avril 2026. GETTY IMAGES / GETTY IMAGES VIA AFP
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Face à un conflit qui s’enlise en Iran, Washington a évoqué une possible prolongation du blocus du détroit d’Ormuz pendant « plusieurs mois » mardi, pour museler Téhéran, entraînant un affolement des cours de pétrole. Le prix du baril de pétrole a dépassé les 125 dollars ce jeudi 30 avril, une première depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022.
• Le baril de pétrole à plus de 125 dollars
Face aux perspectives de tractations avec l’Iran au point mort, les cours du pétrole ont réagi au quart de tour, le baril de Brent de la mer du Nord dépassant les 125 dollars ce jeudi matin, au plus haut depuis 2022 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
C’est le double de son cours avant l’attaque lancée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février, laquelle a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et dont les répercussions se font chaque jour un peu plus sentir pour l’économie mondiale.
• Les Etats-Unis menacent d’un blocus « pendant des mois »
Une nouvelle flambée qui intervient après qu’un haut responsable américain a indiqué mercredi que la Maison-Blanche envisageait de prendre des mesures pour « poursuivre le blocus actuel pendant des mois si nécessaire et minimiser son impact sur les consommateurs américains ». Malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, le détroit d’Ormuz, par lequel transite en temps normal un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde, reste soumis à un double blocus iranien et américain.
« Le blocus est un peu plus efficace que les bombardements », a commenté Donald Trump lui-même dans un entretien avec le site américain Axios. Le média a également indiqué que le président américain devait être briefé ce jeudi par l’armée sur de potentielles nouvelles actions militaires contre l’Iran, entraînant un nouvel emballement des marchés pétroliers.
Malgré la prolongation de la trêve sine die, les deux camps n’arrivent toujours pas à s’entendre pour reprendre leurs négociations, après une première session infructueuse le 11 avril au Pakistan. Les Iraniens « ont intérêt à devenir intelligents, et vite ! », a menacé Donald Trump sur son réseau Truth Social.
• La crainte de « conséquences dommageables »
Une nouvelle action militaire qui aurait des « conséquences dommageables » a mis en garde le président russe Vladimir Poutine lors d’un entretien téléphonique avec Donald Trump, « non seulement pour l’Iran et ses voisins, mais aussi pour l’ensemble de la communauté internationale ».
« Les combats sont largement arrêtés, mais aucune solution durable n’émerge », ont relevé les experts du cabinet DNB, disant redouter une « impasse prolongée » alors que les pourparlers sont au point mort.
Les Etats-Unis veulent « activer la pression économique et les divisions internes […] pour nous affaiblir ou même nous faire nous effondrer de l’intérieur », a réagi le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.
• Une guerre à plus de 25 milliards de dollars
Alors que ne se dessine aucune issue au conflit, le ministre américain de la Défense a eu droit mercredi à une volée de bois vert lors de sa première audition à la Chambre des Représentants depuis le début du conflit. « Catastrophe géopolitique », « désastre stratégique », « incompétence », « blessure auto-infligée », « bourbier » et autres mensonges… Les députés américains n’ont pas ménagé Pete Hegseth.
Le chef du Pentagone a révélé que la guerre en Iran avait coûté 25 milliards de dollars jusqu’à présent, la justifiant par une question : « Quel est le prix à payer pour faire en sorte que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire ? »
• Le rial au plus bas depuis 1979
Du côté de Téhéran, les conséquences économiques du conflit se font particulièrement sentir, où la monnaie nationale, le rial, a atteint son plus bas face au dollar depuis l’avènement de la République islamique en 1979. Mercredi, un dollar s’échangeait, selon le taux informel au marché noir, contre environ 1,80 million de rials, tandis qu’un euro valait 2,10 millions de rials.
Source : www.nouvelobs.com
Conclusion : Un regard constant de notre équipe permettra d’éclairer cette situation.

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