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30 avril 2026“Pur produit du patriarcat” ? En Colombie, la candidate Paloma Valencia divise les féministes
Analyse : L’équipe éditoriale a repéré les points les plus pertinents.
L'équipe éditoriale a étudié « “Pur produit du patriarcat” ? En Colombie, la candidate Paloma Valencia divise les féministes » et partage son avis.
Points clés à connaître
En Colombie, le trio de tête pour la course à la présidentielle comporte désormais une femme : Paloma Valencia, 48 ans, avocate et philosophe. Héritière d’une longue dynastie politique, elle est la seule candidate d’un scrutin qu’aucune femme, pour l’heure, n’a jamais remporté. Ce qui ne l’empêche pas, en raison de ses prises de position, de s’attirer les critiques des féministes colombiennes, qui lui reprochent de promouvoir une vision rétrograde au sujet des droits des femmes, dans la droite ligne des idées patriarcales de son parti.
Dans un pays encore profondément catholique et machiste, le chemin de cette femme politique de droite pour se faire une place a été long. C’est seulement après la mort, en 2025, du favori des sondages, Miguel Uribe Turbay, assassiné lors d’un meeting à Bogota, qu’elle a endossé la candidature du Centro Democrático, le parti de la droite dure, fervent opposant du président Gustavo Petro. Puis elle a dû faire face à un outsider inattendu : Abelardo de la Espriella, avocat de narcotrafiquants et de paramilitaires d’extrême droite, qui promet d’étriper la gauche et refuse de lui céder la place, alors que les derniers sondages, cités par Caracol Radio, prévoient pour elle un second tour serré face au candidat de gauche, Iván Cepeda.
Issue du sérail
Petite-fille du président conservateur León Valencia et petite-nièce de Josefina Valencia – une suffragiste célèbre, première femme à diriger un ministère en Colombie –, Paloma Valencia a baigné dans la politique depuis l’enfance. Son programme propose principalement un tour de vis sécuritaire, dans ce pays en guerre depuis soixante ans, ainsi que la facilitation de l’investissement privé (notamment dans les secteurs minier et agricole), mais aussi la défense des valeurs de la famille traditionnelle.
En outre, l’ombre de l’ex-président Alvaro Uribe, leader à vie du Centro Democrático, plane sur sa campagne. Selon La Silla Vacía, Paloma Valencia le décrit comme “son père” et bénéficie de son soutien actif, ce que ses adversaires ne manquent pas de lui reprocher. Cette proximité alimente notamment les critiques féministes. Si “le simple fait qu’une femme occupe une position de pouvoir induit un changement”, concède la correspondant Ana Bejarano dans les colonnes de la revue Cambio, “la représentation des femmes et l’adhésion au féminisme sont deux choses très différentes”, souligne-t-elle.
Propos frileux sur l’avortement
Pour l’autrice de cet article d’opinion, pas de doute :
“Il existe suffisamment de preuves et de prises de paroles publiques pour affirmer que Valencia est une fidèle servante du patriarcat.”
Non seulement Paloma Valencia “a affirmé à maintes reprises que ‘l’avortement ne saurait être un droit de la femme’”, poursuit-elle, “mais elle n’a pas non plus pris la moindre initiative pour promouvoir l’égalité des sexes”.
De son côté, Valencia rappelle avoir défendu la parité en politique et l’aide aux mères au foyer, et affirme qu’elle maintiendrait le droit à l’avortement tel qu’il existe en Colombie, où il n’est pas légalisé mais seulement dépénalisé jusqu’au sixième mois. Elle dit aussi représenter toutes les Colombiennes et défie ouvertement “les féministes de ce pays qui considèrent que les femmes de droite ne sont pas des femmes”, sur Caracol Radio.
“Nous réduire à [un rôle de] mère”
Mais pour le collectif pour le droit à l’avortement Somos Jacarandas, ces initiatives ne suffisent pas. Dans El País América, l’organisation déplore que “les rares fois où les femmes sont mentionnées dans son programme, c’est pour nous réduire à des [rôles de] mères, d’aidantes ou d’entrepreneuses ayant besoin de soutien”.
D’autres voix, telles que celle de la chroniqueur Paola Ochoa, estiment que l’élection d’une femme – quelle qu’elle soit – serait déjà un séisme politique. Dans le journal El Tiempo, elle écrit que “nous sommes ce que nous sommes, sans tourner autour du pot : un pays machiste, catholique, traditionnel, attaché aux valeurs patriarcales, qui croit en la famille conventionnelle”. Et en ce sens, dit-elle, “nous avons besoin d’une héroïne. Il est urgent qu’une femme brise le plafond de verre et accède à la présidence, qu’elle soit de gauche ou de droite, féministe ou antiféministe.”
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

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