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6 mars 2026Pour parler du Moyen-Orient, c’est Sébastien Lecornu qui va recevoir les partis politiques
ANNA KURTH / AFP
Emmanuel Macron, Sebastien Lecornu et Vincent Giraud, chef de l’état-major particulier du président de la République lors du Conseil de défense le 28 février 2026.
Débat à l’Assemblée, entretien avec le chef de l’État… Dans les jours qui ont suivi les frappes israéliennes et américaines sur l’Iran et les représailles de Téhéran, les cadres des formations politiques ont réclamé des informations de l’exécutif et du gouvernement. Ils seront finalement reçus mercredi 11 mars par le Premier ministre Sébastien Lecornu, avec les présidents des deux chambres et des commissions parlementaires concernées, pour les informer de « l’état de la menace et du positionnement de la France » face à la guerre au Moyen-Orient, a annoncé Matignon ce vendredi 6 mars.
Le briefing sera conduit par le Premier ministre et plusieurs ministres « dans un cadre confidentiel », a-t-on précisé. Les présidents de partis conviés sont ceux qui sont représentés à l’Assemblée nationale et au Sénat.
Le Rassemblement national, les Écologistes et le Parti socialiste avaient demandé au président Emmanuel Macron de réunir les formations politiques pour les informer de la situation, une demande à laquelle le chef de l’État n’avait pas fermé la porte, selon les informations du HuffPost. La demande par la France insoumise de l’organisation d’un débat parlementaire n’a à ce jour pas reçu de réponse.
Rapatriement, droit international et position de la France
Lors d’une allocution solennelle mardi, le chef de l’État avait annoncé le déploiement dans la région de moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, dans une posture « strictement défensive ». Il avait estimé que l’Iran portait la « responsabilité première » du conflit, déclenché le week-end dernier par des frappes des États-Unis et d’Israël. Mais il avait également jugé que ces opérations militaires se déroulaient « en dehors du droit international ».
Emmanuel Macron s’efforce aussi de peser sur la situation au Liban où la guerre s’est étendue à la suite de frappes contre Israël du Hezbollah pro-iranien. « Tout doit être fait pour empêcher que ce pays proche de la France soit à nouveau entraîné dans la guerre », a-t-il lancé jeudi soir, avançant les premiers éléments d’un plan visant à y faire cesser les hostilités.
La France a en outre lancé des opérations de rapatriement de ses ressortissants qui se trouvent pris au piège du conflit, notamment aux Émirats arabes unis et dans d’autres pays du Golfe. Enfin, le gouvernement a été appelé par plusieurs responsables politiques à envisager des mesures pour limiter les retombées économiques du conflit, en particulier sur la hausse des prix de l’énergie.

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