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6 mars 2026Le conflit s’étend au Liban. Au troisième jour de l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran, l’armée israélienne continue de mener ce lundi 2 mars des frappes « à grande échelle » sur Téhéran et a également lancé des raids au Liban contre le Hezbollah, mouvement pro-iranien qui a attaqué Israël pour la première fois depuis le début du conflit.
Le Hezbollah avait promis de « faire face à l’agression » américano-israélienne contre l’Iran après la mort de l’ayatollah Ali Khamenei. Son épouse est également morte ce lundi 2 mars, après avoir succombé à ses blessures, selon les médias iraniens. Le mouvement armé pro-iranien basé au Liban a mis ses menaces à exécution, affirmant lundi avoir tiré des missiles et des drones vers Israël. Le Premier ministre libanais a qualifié d’« acte irresponsable et suspect » ces tirs, et ce « peu importe qui est derrière ». Il a exigé du Hezbollah qu’il remette ses armes à l’État, interdisant « toutes les activités militaires et sécuritaires » du groupe.
L’armée israélienne n’a pas tardé à répliquer, annonçant frapper des cibles du Hezbollah « à travers le Liban » et ordonnant aux habitants d’une cinquantaine de villages d’évacuer. Des journalistes de l’AFP ont entendu de puissantes explosions à Beyrouth, et vu de nombreux habitants fuir les zones visées dans le sud du pays. Le chef de l’armée israélienne a affirmé que ces frappes pourraient durer de « nombreux jours ».
31 personnes sont mortes et 149 autres ont été blessées dans les frappes israéliennes, selon un bilan du gouvernement libanais lundi matin. L’armée israélienne a prévenu qu’elle comptait intensifier ses raids sur son voisin. Elle a également affirmé avoir tué le chef des services de renseignement du Hezbollah, Hussein Moukalled, lors d’une frappe à Beyrouth.
Des frappes iraniennes au Qatar et aux Émirats arabes unis
En parallèle, l’armée israélienne a indiqué lundi continuer à mener des « frappes à grande échelle » à Téhéran « contre des cibles du régime terroriste iranien ». L’agence de presse iranienne Tasnim a pour sa part fait état d’explosions dans la capitale. Des immeubles d’habitations ont été touchés ce lundi matin dans l’ouest de l’Iran, faisant au moins trois morts, selon un bilan très provisoire.
De son côté, l’Iran réplique toujours tous azimuts. Un journaliste de l’AFP a entendu des explosions lundi matin à Jérusalem. Israël a déclenché une alerte aérienne après avoir détecté des lancements de missiles en direction de son territoire depuis l’Iran.
Une personne a également été tuée à Bahreïn dans une attaque iranienne, a annoncé lundi le ministère de l’Intérieur. Des journalistes de l’AFP à Doha au Qatar, à Abou Dhabi et Dubaï aux Émirats arabes unis, ont entendu de fortes explosions lundi matin. Le Koweït a dit également que sa défense aérienne avait intercepté un nombre indéterminé de drones visant le pays, mais qu’aucun blessé n’était à déplorer.
Des explosions ont aussi été entendues près de l’aéroport d’Erbil en Irak, ce lundi matin et deux drones y ont été abattus. De nouvelles frappes ont également touché une base militaire où le groupe armé pro-iranien Kataeb Hezbollah est présent. L’ambassade de France en Irak a conseillé lundi à ses ressortissants de quitter la région autonome du Kurdistan via la Turquie, « compte tenu de la dégradation de la situation sécuritaire régionale et des frappes survenues ».
Des bases militaires française et britannique touchées
Ce dimanche, une base navale de l’armée française a été touchée aux Émirats arabes unis, dans la zone portuaire d’Abou Dhabi. Si plusieurs dizaines de soldats y étaient stationnés, Emmanuel Macron a affirmé que « les dégâts ne sont que matériels et limités. Il n’y a aucun blessé à déplorer ». Le président a également affirmé que « tout cela nous conduit là aussi à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif ».
L’armée britannique a également fait état d’une « frappe de drone présumée » intervenue dans la nuit de dimanche à lundi sur sa base aérienne à Chypre, a indiqué le ministère britannique de la Défense à la suite des frappes israélo-américaines en Iran. « L’Iran s’en prend aux intérêts britanniques et met en grave danger ses ressortissants » et ses alliés dans la région, a avancé Keir Starmer. Le Royaume-Uni a accepté que les États-Unis utilisent des bases militaires britanniques pour frapper des sites de missiles iraniens, a annoncé le Premier Ministre Keir Starmer dimanche, affirmant que Londres ne participerait pas à « des actions offensives en Iran ». L’Union européenne a affirmé ce lundi être aux côtés des États membres face à « toute menace ».
Téhéran « ne négociera pas avec les États-Unis », a affirmé le puissant chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani. Il a accusé Donald Trump d’avoir précipité le Moyen-Orient dans le « chaos » avec ses « rêves illusoires ».

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