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3 mai 2026Départs de conseillers, dossiers prioritaires, avenir d’Emmanuel Macron… Ambiance de fin de règne à l’Élysée à un an de l’élection présidentielle
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Quelques points clés à retenir concernant « Départs de conseillers, dossiers prioritaires, avenir d’Emmanuel Macron… Ambiance de fin de règne à l’Élysée à un an de l’élection présidentielle ».
À retenir
À un an du départ d’Emmanuel Macron de l’Élysée, une ambiance de fin de règne s’installe au palais de la rue du Faubourg Saint-Honoré. Alors que des dizaines de conseillers quittent le navire, le président affiche un agenda très chargé.
Un dernier tour de piste avant de quitter l’arène. À l’Élysée, une ambiance de fin de règne s’installe en cette dernière année de présidence pour Emmanuel Macron. Le président de la République ne pouvant pas se présenter pour l’élection présidentielle de 2027, un compte à rebours est désormais lancé jusqu’à son départ du palais de la rue du Faubourg Saint-Honoré. « A partir de maintenant, on ne compte plus en année mais en mois. Psychologiquement ça change tout », confie une ministre à La Tribune du Dimanche. « Chacun sait que ça se termine, fait le boulot parce qu’il y a quand même des choses qui arrivent. Mais après l’euphorie des débuts, une ambiance de tristesse s’installe », se souvient de son côté Bernard Poignant, conseiller spécial de François Hollande jusqu’à la dernière minute de son quinquennat en 2017, auprès de l’AFP.
Une dizaine de conseillers du président ont déjà quitté le navire depuis le début de l’année pour le privé ou le public, souligne l’agence de presse. Un ballet accéléré par le départ d’Emmanuel Moulin au secrétariat général de l’Élysée, remplacé dès le lundi 4 mai par l’ancien ambassadeur en Australie Pierre-André Imbert. Emmanuel Moulin, lui, avait annoncé partir « tenter sa chance » à la tête de la Banque de France lors d’une réunion de cabinet. Pour diriger l’institution, il doit obtenir l’aval des commissions des Finances des deux chambres.
Autres départs notables: ceux des secrétaires générales adjointes, Émilie Piette et Constance Bensussan. La première est partie présider le Réseau de transport d’électricité (RTE) en mars, la seconde la Caisse nationale des allocations familiales fin avril. En février, la conseillère Afrique du Nord et Moyen-Orient Anne-Claire Legendre a pris la tête du prestigieux Institut du monde arabe, tandis que la conseillère Culture, Catherine Pégard, a succédé au même moment à Rachida Dati rue de Valois.
Un président comme en « début de mandat »
Emmanuel Macron, de son côté, affiche une énergie débordante en cette dernière année de mandat. Son agenda est ultra-chargé: Pologne le 20 avril, sommet de l’UE à Chypre le 23, Grèce le 24, grandes manœuvres militaires dans l’est de la France le 30, Arménie ces 4 et 5 mai puis tournée africaine à partir du 9 mai, en attendant le sommet du G7 à Évian en juin. « On dirait qu’il est en début de mandat », a estimé la ministre déléguée chargée de l’Enseignement professionnel, Sabrina Agresti-Roubache, dont les propos sont rapportés dans La Tribune Dimanche, après une réunion avec 500 maires à l’Élysée le 16 avril.
Avant le départ du président, trois dossiers doivent toujours être bouclés en priorités, continue le journal: « la loi sur la fin de vie, qui devrait être définitivement adoptée au Parlement à l’été, l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, qui avance également rapidement au niveau européen, et la mise en route du service militaire volontaire, dont le financement sera entériné à l’Assemblée nationale lors de l’examen de la loi de programmation militaire la semaine prochaine. »
Éventuel retour en 2032?
David Amiel, ministre des Comptes publics, y assure: « Quand on voit le président en réunion, c’est le même que l’année dernière ou qu’il y a cinq ans. Il est très concentré sur le présent. Il n’est tourné ni vers le futur ni vers le passé. »
Pourtant, le futur du président reste un indication d’interrogation pour nombre de ses proches. Certains, comme Jean-Pierre Raffarin, le voient à la tête d’une fondation, tandis que d’autres l’imaginent prendre la tête du Conseil européen, selon La Tribune Dimanche. La perspective d’un retour dans l’arène présidentielle en 2032 reste aussi une éventualité entretenue par ses proches, complète le journal. Pour cela, il aurait besoin, pour l’élection de 2027, d’un profil qui ne l’empêcherait pas de revenir cinq ans plus tard. Selon le journal, le président aurait par exemple évoqué l’hypothèse d’une candidature de Jean Castex à la présidentielle 2027 lors d’un dîner avec François Bayrou le 24 mars. En attendant, Emmanuel Macron assure: la politique, « je n’[en] ai pas fait avant et je n’en ferai pas après ».
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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