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4 mai 2026Cold case dans l’Aude : un ancien enquêteur dit avoir percé les secrets du meurtre de l’abbé Gélis
Analyse : Une équipe d'experts a étudié cette information et partage son avis général.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Cold case dans l’Aude : un ancien enquêteur dit avoir percé les secrets du meurtre de l’abbé Gélis ».
Points saillants
Roland Duc, ancien enquêteur, affirme avoir élucidé le meurtre de l’abbé Gélis, survenu en 1897 à Coustaussa.
Plus d’un siècle après un meurtre resté inexpliqué, un ancien enquêteur affirme avoir identifié le coupable. Roland Duc revient sur sa plongée dans l’un des cold-cases les plus mystérieux de l’Aude : le meurtre de l’abbé Gélis dans son presbytère à Coustaussa dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1897.
Vous avez résolu un cold-case célèbre, qu’est-ce qui vous a poussé à écrire cet ouvrage ?
J’ai exercé comme enquêteur dans plusieurs services judiciaires avant de terminer ma carrière comme chef de service. Mon expérience et mes connaissances acquises dans la pratique des enquêtes m’ont permis d’appliquer une méthode de travail et une étude très rigoureuses, impartiales et objectives aux travaux précédents laissés par le juge d’instruction en 1897 et 1898. J’ai repris le travail méritoire et oublié de ce magistrat que j’ai complété par d’autres recherches. J’ai utilisé aussi la science criminalistique moderne. Je ne souhaitais pas garder pour moi cette avancée historique et le fruit de mon étude. Ainsi, mon ouvrage n’est pas un roman, mais une étude rigoureuse de ce cold-case.
La résolution de ce cold case est-elle certaine ?
Le résultat est sans appel. Il a permis d’envisager l’hypothèse la plus sérieuse et probable concernant l’identité et le mobile de l’auteur. J’ai également résolu deux énigmes attenantes à l’affaire Gélis : l’origine de la fortune de l’abbé et la genèse relative à la création du papier à cigarette « Le Tsar » dont une enveloppe a été retrouvée près du corps de l’abbé Gélis au matin du 1er novembre 1897. Enfin, nos recherches ont permis de découvrir de nombreux et retentissants documents inédits.
Pour quelles raisons vous êtes-vous intéressés à ce cold case ?
Je suis particulièrement attaché à l’Aude pour raisons familiales et pour son côté historique, mais également géologique. J’ai lu bien évidemment de nombreux ouvrages sur Rennes-le-Château. Pour le livre qui nous concerne, le compte-rendu du légiste et celui du chimiste ainsi que les PV de transport et de constatations rédigés par les deux juges ont été déterminants. Je savais aussi qu’aucune photo des lieux et des objets n’a été réalisée à l’époque. Grâce aux sciences criminalistiques décrites dans l’ouvrage, je peux aussi affirmer que le corps n’a jamais été déplacé.
Je voudrais rajouter pour le côté juridique de l’affaire qu’un acquittement (obtenu uniquement après audience et délibération d’un jury populaire) est très différent d’un non-lieu (rendu par un collège de juges exerçant à la Chambre des mises en accusation). Nous savons aussi pourquoi la famille de l’abbé Gélis et l’évêque Mgr Billard ne se sont pas constitués partie civile.
Je sais donc ce qui s’est passé dans le presbytère dans la nuit d’Halloween ! Les éditions Arqa ont apporté un précieux concours à l’élaboration de l’ouvrage.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être analysés pour informer nos lecteurs.

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