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4 mai 2026la classe politique désabusée après la nouvelle candidature de Mélenchon à la présidentielle
Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Nos rédacteurs considèrent que « la classe politique désabusée après la nouvelle candidature de Mélenchon à la présidentielle » est un article à suivre.
Ce qu’il faut observer
Le chef de file de La France insoumise repart en campagne. Une candidature qui fait grincer les dents, hors de son propre camp insoumis.
Jean-Luc Mélenchon garde la main. Au JT de TF1 ce dimanche soir, le chef de file de la France Insoumise a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. Une quatrième fois qu’il espère être la bonne. Si ce retour en campagne est défendu avec ferveur par les élus insoumis, il fait grincer des dents au sein des autres formations politiques.
Dans la foulée de l’annonce de sa candidature, les Insoumis ont affiché leur optimisme, à l’instar de la députée du Val-de-Marne, Clémence Guetté, se disant convaincue, sur BFMTV, non seulement d’une qualification au second tour pour Mélenchon mais aussi d’une victoire finale. «Nous entrons dans cette bataille parce que nous savons que nous pouvons l’emporter», a-t-elle affirmé. «Nous sommes prêts à gouverner. On peut changer le cours de l’histoire», a écrit sur X, le député du Val-de-Marne, Louis Boyard. «Trois fois candidat, la 4ème sera la bonne : dans un an il sera président !», s’est enthousiasmé Éric Coquerel, député de Seine-Saint-Denis.
Même assurance pour le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, invité de Public Sénat ce lundi matin. «La gauche sera au second tour, y compris avec deux candidats», a-t-il lancé. Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, estime quant à lui sur France Inter que dans cette «saison de tempête», il est nécessaire de faire appel à «quelqu’un qui, par sa solidité et sa ténacité, est en mesure de répondre à la situation». Si Jean-Luc Mélenchon n’a encore jamais gagné, comme l’a indiqué le observateur Benjamin Duhamel, «il a progressé à chaque candidature», a rappelé Bompard, passant de 11% en 2012 à 22% en 2022.
«Une candidature de trop»
Si les Insoumis serrent les rangs derrière leur candidat, les contempteurs de Jean-Luc Mélenchon restent nombreux, à droite comme à gauche. L’ex porte-parole de LFI désormais en dissidence Raquel Garrido a immédiatement évoqué «une candidature de trop». Elle critique par ailleurs la thèse mélenchoniste selon laquelle le RN pourrait ne pas être au second tour : «Quel déni, quel aveuglement face au danger d’extrême droite !» Selon elle, «en organisant la division de la gauche, Mélenchon rend surtout possible l’absence de la gauche au second tour. Très inquiétant».
Jérôme Guedj, député PS de l’Essonne et candidat à l’élection présidentielle a déclaré que Jean-Luc Mélenchon «n’était pas un bon candidat». «Il pense qu’il est l’homme providentiel mais force est de constater qu’il ne l’est pas.» Quant à la phrase du chef de file de LFI sur la probabilité d’une absence du RN au second tour, elle est «une faute politique», selon Guedj. Pour Arthur Delaporte, député PS du Calvados, «il n’est pas la meilleure des solutions pour battre l’extrême droite». «Celui qui avait annoncé en 2022 vouloir être remplacé dit ce soir – surprise ! – qu’il y a lui, rien que lui et surtout lui», a-t-il ajouté, grinçant.
«Choisi après un suspense insoutenable»
Comme lui, plusieurs personnalités politiques ont critiqué un mode de sélection jugé opaque et peu démocratique du candidat LFI à la présidentielle. Le député RN de la Somme, Jean-Philippe Tanguy a ironisé sur X : «Jean-Luc Mélenchon est choisi après un suspense insoutenable par les cadres nommés par Mélenchon Jean-Luc.» Bally Bagayoko a assuré, pour sa part, qu’il y avait eu «une unanimité pour proposer cette candidature» lors d’un intergroupe (assemblée d’une centaine d’élus LFI, NDLR) et qu’aucune «autre option» ne s’était présentée. Manuel Bompard a affirmé que «la possibilité d’une alternative» existait mais qu’il n’y avait simplement aucun autre candidat.
Dans le bloc central, la nouvelle n’a, pour l’heure, pas suscité beaucoup de réactions. Invitée de Franceinfo ce lundi matin, l’eurodéputée Renew Nathalie Loiseau a évoqué ce qui serait, selon elle, «le pire scénario» : «un deuxième tour entre un candidat du RN et Jean-Luc Mélenchon». Elle a ajouté que l’élection de ce dernier «détruirait le projet européen, exactement comme l’extrême droite». L’omniprésent Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E.Leclerc, qui laisse planer le doute sur sa propre candidature, s’est exprimé, sourire aux lèvres sur la même radio : «Ça fait du monde sur le chemin de Compostelle. Ils sont 25 candidats maintenant, mais les projets collectifs n’émergent pas…»
Plus à droite du spectre politique, Nicolas Dupont-Aignan, candidat souverainiste à l’élection présidentielle, a dénoncé dimanche le «projet mortifère et communautariste» de Jean-Luc Mélenchon qui, selon lui, profite «du naufrage macroniste». Jean-Philippe Tanguy, a, de son côté, souhaité répondre à Mélenchon qui annonce être en mesure de battre le RN «à plate couture». «Le RN a toujours battu LFI à plate couture et M. Mélenchon jouera encore le rabatteur du système», a-t-il écrit sur X. L’eurodéputée Reconquête Sarah Knafo voit l’Insoumis de 74 ans comme l’adversaire principal de sa formation : sur le plan politique – «il prône le grand remplacement» – et économique – «Mélenchon veut le blocage des prix, donc le communisme».
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : La rédaction reste attentive et continuera à observer les faits.

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