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4 mai 2026« Si on prend la pente voulue par Tondelier, on devient le tiers monde », dit Charles Consigny
Analyse : Voici ce que notre équipe retient de cette information.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « « Si on prend la pente voulue par Tondelier, on devient le tiers monde », dit Charles Consigny ».
Ce qu'il faut connaître
Marine Tondelier, patronne des Écologistes, propose un congé payé climatique de 5 jours par an. Ce droit permettrait aux travailleurs de ne pas se rendre au travail en cas d’événements climatiques extrêmes sans être financièrement pénalisés. Pour Charles Consigny chez les Grandes Gueules, c’est « une idée idiote ».
Faut-il un congé payé climatique de 5 jours par an? C’est en tout cas la proposition vendredi 1er mai de la patronne des Écologistes Marine Tondelier. Ce droit permettrait aux travailleurs de ne pas se rendre au travail en cas d’événements climatiques extrêmes sans être financièrement pénalisés, lorsque les autorités publiques recommandent ou imposent des restrictions.
Mais la proposition ne fait pas l’unanimité sur le plateau des Grandes Gueules. Si Flora Ghebali y voit un problème de fond à creuser, Charles Consigny est plus ferme: l’idée est « stupide ».
« Une haine du travail »
L’idée de l’écologiste ne vient pas de nulle part. Elle s’inspire du modèle espagnol mis en place après les inondations meurtrières en 2024. Plusieurs entreprises avaient été vivement critiquées après avoir maintenu leurs salariés au travail alors qu’il y avait une alerte rouge météo entraînant un danger à se déplacer pour aller travailler.
En réponse, le gouvernement climatique de Pedro Sánchez avait approuvé un congé climatique de 4 jours, payé par l’État auquel peut succéder une période de chômage partiel, à partir du moment où une autorité indiquera qu’il y a un risque dans les déplacements des salariés. Une sorte de confinement payé par la société.
Qu’importe, pour l’essayiste Charles Consigny, « on est au cœur de la névrose française. » Désabusé par cette proposition qu’il juge « idiote, stupide », il dit constater « une espèce de haine du travail chez un certain nombre de gens aujourd’hui, de responsables politiques, de journalistes, de jeunes. »
« Il y a un tas de gens qui détestent le travail et qui essayent par tous les moyens de l’éviter, de l’interdire, de permettre qu’on puisse s’y soustraire ou de le spolier », poursuit le chroniqueur.
« La France devient un pays du tiers monde »
Il prend l’exemple de bureaux de poste « où il y avait écrit ‘fermé pour cause de grosses chaleurs’. »: « il faisait trop chaud donc on ne vient pas travailler. Ça se passe de commentaires. »
« Il y a beaucoup de pays très performants où on travaille même par temps très chaud, » ajoute Charles Consigny. Notamment les Émirats arabes unis mais « ça implique de climatiser les bureaux », ce qui existe également à Paris, analyse-t-il.
« Si on prend la pente voulue par madame Tondelier, si demain on met en place toutes ses idées, en un an la France devient un pays du tiers monde. Ce sont des conneries », poursuit-il.
Finalement, il propose plutôt de faire comme dans les pays chauds, comme la Grèce, où les magasins sont fermés en début d’après-midi mais restent ouverts plus tard dans la soirée: « mais pour ça il faut qu’on accepte en France qu’un magasin soit ouvert après 21h/22h. Tondelier ne va pas l’autoriser. »
Des confinements écologiques?
L’autrice Flora Ghebali est plus mitigée. Même si elle reconnaît qu’elle n’aurait « pas proposé cette idée pour remettre l’écologie sur la table », elle concède que le « sujet est intéressant. »
L’idée de Marine Tondelier n’est pas nouvelle. La chroniqueuse prend cette fois l’exemple de l’Inde qui organise chaque année des « confinements écologiques » car l’air est irrespirable. « En Espagne, il y en a eu aussi et évidemment qu’en France s’il y a des inondations ou une grosse canicule, il faudra qu’on fasse des efforts. »
« Le sujet est intéressant car dans les années à venir, selon une étude on pourrait avoir de la canicule sur deux mois consécutifs d’été à Paris », affirme-t-elle.
Ce qui serait intéressant serait « de calculer combien ça coûterait à la collectivité » de « mettre à l’arrêt l’économie pendant un ou deux mois comme avec le covid. » Car, selon elle, la France est « complètement amorphe économiquement à cause du covid et du quoi qu’il en coûte. »
« S’il faut se préparer à un confinement écologique chaque année dans les années à venir, notre système est intenable, insoutenable », précise Flora Ghebali.
Une situation qu’elle compare au pétrole bloqué dans le détroit d’Ormuz: « on ne se prépare pas aux vulnérabilités de notre système. »
Alors elle reconnaît que « l’idée de fond est bonne car il faut se préparer. » Mais sur la forme, dire ‘encore des congés payés, encore 5 jours’, c’est « inaudible et pas la bonne idée. »
Finalement, elle cite l’ingénieur Jean-Marc Jancovici qui proposait à l’époque du covid de mettre en place un confinement écologique tous les ans en voyant que 2020 avait été la seule année où les limites planétaires et l’accord de Paris avaient été respectés. « Aujourd’hui on est au stade où on risque tellement gros qu’il faudrait se mettre à l’arrêt deux mois par an », conclut-elle.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Ces informations seront suivies attentivement par notre rédaction.

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