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5 mai 2026« Je n’ai pas été en capacité de mettre des soins nécessaires en place » : brisée par un viol, elle devient violente avec ses enfants
Analyse : L'équipe éditoriale a examiné cette actualité et partage son point de vue.
Voici notre analyse rapide sur « « Je n’ai pas été en capacité de mettre des soins nécessaires en place » : brisée par un viol, elle devient violente avec ses enfants ».
Ce qu’il faut garder en tête
Ce lundi 4 mai, une femme de 37 ans a été jugée en comparution immédiate devant le tribunal de Carcassonne, pour répondre de violence sans incapacité sur ses jeunes enfants. Les faits reprochés courent de courant janvier 2025 jusqu’au 17 mars 2026 à Castelnaudary.
Du lundi 10 au mercredi 12 novembre 2025, c’est sur le banc de la partie civile de la cour criminelle de l’Aude, que cette femme de 37 ans se trouvait dans le cadre du procès des deux hommes, qui l’ont violé dans la nuit du 16 au 17 juillet 2023 à Castelnaudary. Âgés de 31 et 38 ans, on se souvient que les deux accusés ont respectivement été condamnés à 11 et 13 ans de réclusion criminelle, en sachant que l’un d’eux a interjeté appel de l’arrêt rendu.
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Ce lundi 4 mai 2026, c’est cette fois-ci du côté des mis en cause que Céline s’est retrouvé devant le tribunal de Carcassonne, où elle avait à répondre de « violence sans incapacité sur un mineur de 15 ans par un ascendant ». Les faits reprochés à cette native du Pas-de-Calais courent du mois de janvier 2025 jusqu’au 17 mars 2026, à Castelnaudary. Dans cette affaire singulière, c’est la fille de la prévenue qui a fini par dénoncer les violences physiques et verbales dont elle était régulièrement victime depuis plusieurs mois, alors qu’elle se trouvait chez un ami de sa mère. En classe de 5e avec une scolarité compliquée, la jeune ado de 13 ans parle ainsi de gifles, de coups de poing et parfois de jets d’objets. Son petit de frère de 10 ans, porteur d’un trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), est également la cible des sautes d’humeur de sa mère à moindre importance. Les deux enfants ne comprennent et ne savent pas « pourquoi maman, qui était si gentille avant » se comporte désormais comme ça avec eux. Tous les deux sont aujourd’hui placés en foyer ou en famille d’accueil, le temps que leur mère aille mieux.
Devant le tribunal, la prévenue a reconnu les faits en expliquant « avoir été victime d’un viol par deux hommes, il n’y a pas très longtemps ». On prend ainsi que la jeune femme n’a pas vraiment fait l’objet de soin depuis cet événement, et que son état s’est dégradé au fil du temps : « A Castelnaudary, on me traite encore de menteuse. Les gens disent que j’ai complètement inventé cette affaire… En tant que maman seule à la maison, je devais faire tout toute seule, et je n’arrivais pas à m’en sortir. Avec ma fille, il y avait des tensions régulières par rapport à l’école, car elle a une espèce de phobie scolaire. Avec mon fils, c’était compliqué aussi, mais il y a moins eu de violence sur lui. Je n’ai pas été en capacité de mettre des soins nécessaires en place. Je suis complètement honteuse de mes gestes ! »
Des expertises psychiatriques de la prévenue, il ressort qu’elle a été abandonnée par sa mère schizophrène qui a fait un déni de grossesse. Après avoir quitté le domicile de sa tante qui l’a élevée, elle s’est retrouvée sans domicile fixe jusqu’à la naissance de sa fille. Allant s’installer dans le sud de la France, elle mettra alors en couple avec le père de son fils, aujourd’hui décédé. Dans son histoire de vie, c’est après le viol dont elle a été victime en juillet 2023 qu’elle a perdu pied, avec un syndrome post-traumatique constitué. Les faits qu’on lui reproche aujourd’hui l’ont été dans un contexte de surcharge et de souffrance psychique non traitée. Les deux experts qui l’ont examinée ont relevé chez la prévenue une altération de son discernement.
Aujourd’hui, ils ont juste envie qu’elle soit aidée pour être soignée
Aux intérêts de l’Association de protection juridique et d’accompagnement social des majeurs de l’Aude (APAM 11), administrateur ad hoc des deux mineurs, Me Marion Blondeau a souligné que « ces enfants ont besoin de savoir pourquoi leur maman a eu ce comportement avec eux. Aujourd’hui, ils ont juste envie qu’elle soit aidée pour être soignée. Ils ont vraiment envie de rentrer chez eux, quand maman ira mieux ! » Au ministère public, le substitut du procureur Guillaume Reininger a relevé que la prévenue avait enclenché un travail pour être suivie et se soigner. Prenant compte de l’altération retenue par les experts, il a ainsi requis la peine de trois mois de prison, assortie d’un sursis probatoire pour une durée de deux ans. Un stage de responsabilité parentale a aussi été demandé.
Pour la défense, Me Laetitia Fouquenet a plaidé pour une peine entièrement assortie du sursis simple, « pour une femme dont le mode de protection est le verrouillage. Elle est désormais dans une démarche de reconstruction… » À l’issue de son délibéré, le tribunal a finalement condamné la prévenue à trois mois de prison avec sursis.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Notre rédaction reste attentive à l'évolution de cette actualité.

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