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Voici quelques observations de notre rédaction sur « Le sale boulot des travailleurs qui trient nos déchets – franceinfo ».
Résumé à retenir
Les salariés qui trient nos déchets ménagers sont fortement exposés à de multiples risques professionnels. Notamment pour leur santé. C’est la aboutissement d’un récent rapport de l’agence de sécurité sanitaire (l’Anses), qui fait des recommandations.
Publié
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Verre, carton, papier, plastique ou métal. Chaque jour, quelque 10.000 salariés sont chargés du tri sélectif de nos emballages ménagers, ceux de la poubelle jaune.
Depuis 10 ans, les volumes traités n’ont cessé de grossir, parce que les ménages et les entreprises sont obligés de trier leurs déchets. Mais aussi parce que la Chine a fermé ses frontières aux déchets plastiques venant d’Europe, il y a quelques années.
En France, aucune étude ne s’est penchée spécifiquement sur la santé de ces travailleurs, majoritairement en CDI, mais que les employeurs ont du mal à fidéliser. Dans l’ensemble, ils sont peu diplômés, avec des origines culturelles très différentes, parfois sans-papiers et avec un taux d’analphabétisme élevé. Enfin, le recours à l’intérim est répandu. L’Agence de sécurité sanitaire s’est donc saisie du sujet.
Sur la base d’études réalisées ailleurs en Europe, l’Anses conclut que les salariés du tri sont exposés à plusieurs risques simultanément.
À la fois, parce qu’ils travaillent à la chaîne, synonyme de gestes répétitifs, de postures pénibles, de cadence élevée. Mais aussi parce qu’ils sont en contact direct avec ces déchets. Les salariés sont particulièrement exposés à des agents biologiques dangereux. Ces derniers prolifèrent dans les résidus alimentaires, surtout quand il fait chaud et humide. D’autant que ces déchets, précise le revue, ne sont pas toujours traités rapidement. Ils marinent d’abord dans nos poubelles, puis restent stockés dans les centres avant traitement.
Les études font état de maladies infectieuses, de troubles digestifs ou respiratoires chez ces salariés. Ces derniers peuvent aussi être exposés à des substances chimiques à cause de « batteries au lithium, bonbonnes d’aérosols ou cartouches de protoxyde d’azote jetées avec les emballages plastiques et papier et qui peuvent exploser », explique l’Anses.
L’Agence de sécurité sanitaire demande aux employeurs de mieux caractériser les risques sanitaires et de recueillir la parole des salariés pour que les mesures de prévention collent avec la réalité du travail.
Elle leur demande aussi d’augmenter le suivi médical des travailleurs du tri, sachant que les intérimaires et les CDD voient rarement ou jamais un médecin du travail. L’Anses propose de limiter le temps de stockage de ces déchets ménagers, tout particulièrement quand il fait chaud.
Enfin, elle appelle les particuliers à mieux respecter les consignes de tri et à ne pas jeter n’importe quoi dans la poubelle jaune, notamment des emballages mal vidés et encore remplis d’aliments !
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Notre rédaction vous tiendra informés des changements importants.

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