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Un résumé rapide de « guerre riverains-agriculteurs sur l’arrivée d’un poulailler » selon notre rédaction.
Les faits essentiels
Des habitants du Pas-de-Calais se mobilisent contre l’implantation d’un poulailler. Et ça fait réagir jusque dans les plus hautes sphères de l’Etat avec la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard qui tacle les riverains, dénonçant la « caricature de l’individualisme ».
Un projet de poulailler à l’origine d’une prise de bec dans le Pas-de-Calais. Un éleveur est en conflit avec plusieurs dizaines d’habitants de la commune de Saint-Aubin. Ils sont vent debout contre sa volonté de construire deux poulaillers à côté de chez eux, des volailles label rouge élevées en plein air.
La ministre de l’Agriculture a dénoncé lundi sur X « la caricature et l’individualisme » des riverains alors que la France a « besoin de produire davantage: un poulet sur deux consommés en France est importé, et nos rayons manquent encore régulièrement d’œufs », s’insurge Annie Genevard.
D’un côté de la route la maison de Philippe et de l’autre plusieurs hectares de champ. Début avril un panneau de permis de construire est sorti de terre.
“Je suis tombé de haut parce que pour moi ce n’était pas constructible en face. C’est une zone agricole”, appuie-t-il.
Une zone sur laquelle un agriculteur veut élever en plein air plus de 8000 volailles. “On n’est pas contre les poulaillers au contraire c’est un poulailler Label Rouge, donc des poulets de qualité. On aime bien manger des poulets mais bon la zone n’est pas très bien choisie. Surtout qu’on n’a pas été prévenu”, appuie-t-il.
Un manque de poules en France
Lui comme plusieurs dizaines d’habitants ont distribué des tracts pour dire non au poulailler. Marie-Christine vit cinq maisons plus loin. “On se dit mon dieu les odeurs, les nuisibles, les mouches, les rats, la pollution de l’air, les nuisances sonores parce qu’il y a des camions qui viennent apporter à manger”, appuie-t-elle.
L’éleveur de 29 ans tente, lui, de les rassurer. Les camions, par exemple, ce ne sera que 2 à 3 passages par mois. Il est par ailleurs soutenu par le comité agricole dans les Hauts-de-France. “On a besoin de poulets, un poulet sur deux est importé. Là, on a un jeune éleveur, c’est une production locale, c’est un abattoir local, c’est un couvoir local. Tout est local”, appuie Philippe Desséry, président du comité.
Des poulets notamment destinés à alimenter les cantines, les commerces du coin. “Et nous on n’en veut pas? C’est désolant”, conclut-il.
Un avis que partage Marc, auditeur de RMC.
“Après on va dire ‘ouais on n’a pas d’œufs dans les magasins. On mange des poulets de merde’. Là, le monsieur fait du Label Rouge. En plus, c’est un jeune agriculteur et on veut encore lui mettre des bâtons dans les roues”, souligne-t-il.
Les habitants ont fait plusieurs « recours gracieux » à la mairie et certains se disent prêts à aller jusqu’au tribunal administratif.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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