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5 mai 2026Analyse : L’équipe éditoriale a repéré les points les plus pertinents.
Voici les éléments principaux de « Que va devenir le rapport de Charles Alloncle sur l’audiovisuel public ? » pour nos lecteurs.
Points essentiels de l’article
Après des mois d’auditions menées dans un climat de tensions et d’invectives, et une controverse quant à l’adoption du texte, Charles Alloncle a finalement vu son rapport au vitriol contre l’audiovisuel public être publié ce mardi 5 mai. Le député UDR, proche d’Éric Ciotti, y propose notamment la fusion de France 2 et France 5 ainsi qu’une réduction du budget alloué aux sports et aux jeux télévisés. Il plaide aussi pour une « refonte totale ou partielle du fonctionnement » de France Télévisions et Radio France.
Des mesures chocs qui n’ont aucune chance d’être reprises telles quelles par les directions des deux groupes, mais qui participent d’un climat plus général. Ainsi, le président de la commission d’enquête Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) estime qu’il ne faut pas se leurrer sur « l’objectif politique » de Charles Alloncle, qui vise à « affaiblir l’audiovisuel public, en réduire le périmètre et, à terme, le privatiser ».
« Il faut regarder le synthèse pour ce qu’il est, affirme aussi Delphine Ernotte-Cunci, la patronne de France Télévisions, dans un communiqué publié ce mardi. Il n’est pas seulement un étude sur l’audiovisuel public, il est devenu le terrain d’un procès politique où chacun cherche à imposer sa lecture idéologique du service public. » Preuve en est : Marine Le Pen et Jordan Bardella n’ont même pas attendu la parution du rapport pour appeler à la cession du groupe public.
La Société des journalistes de Radio France s’inquiète par conséquent « des traces dangereuses » que laissera le travail de Charles Alloncle, à commencer par l’idée qui a infusé dans le débat public selon laquelle « la France pourrait se passer d’audiovisuel public ». « Ce rapport outrancier révèle au grand jour le projet de l’extrême droite pour mettre au pas le service public », estiment aussi les journalistes.
Pour beaucoup, il est donc clair que le bilan adopté de justesse (et malgré l’opposition de la gauche) imprégnera le programme de l’extrême droite pour la présidentielle, qu’il soit porté par Marine Le Pen ou par Jordan Bardella. « Charles Alloncle a travaillé dans un objectif politique, celui de l’UDR et du RN, afin de préparer les esprits à la privatisation de l’audiovisuel public », accuse encore Jérémie Patrier-Leitus.
« Pas aux oubliettes »
Désireux de profiter de son quart d’heure de célébrité, le député d’extrême droite, qui a accordé pas moins de trente-six interviews à la presse depuis le début de la commission d’enquête, envisage même de reprendre certaines de ses propres préconisations pour les transformer en proposition de loi.
Le 25 juin, son groupe à l’Assemblée nationale aura la maîtrise de l’agenda via sa niche parlementaire. « Avec l’accord d’Éric Ciotti, – ce sera lui qui décidera –, je proposerai un texte pour encadrer les conflits d’intérêts entre l’audiovisuel public et les chaînes privées », a annoncé Charles Alloncle sur RTL lundi. L’une des mesures les plus emblématiques du rapport serait ainsi discutée dans l’hémicycle. « C’est pour moi la plus fondamentale », assure l’élu, considérant que « le cœur de cette commission d’enquête, ça a été d’assainir les pratiques des dirigeants de France Télévisions ».
Pour lui, il est acquis que le bilan « ne finira pas aux oubliettes ». Et d’ajouter : « Je me réjouis que la ministre de la Culture reçoive les dirigeants de France Télévisions pour engager un certain nombre de réformes. » Autre effet visible de cette commission d’enquête : France 2 a annoncé le recrutement d’Eugénie Bastié, figure de CNews et du Figaro, pour participer à sa prochaine émission politique. Un choix interprété par certains comme une volonté de France Télévisions de donner des gages à ceux qui lui reprochent de trop pencher à gauche. À commencer par le rapporteur.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : La rédaction reste attentive et continuera à observer les faits.

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