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5 mai 2026Analyse : Notre rédaction partage quelques éléments clés à retenir.
Voici notre analyse rapide sur « le pape a gagné sa bataille contre Trump ».
Résumé synthétique
Dans les colonnes du quotidien libéral Il Foglio, Matteo Matzuzzi, vaticaniste du journal, semble savourer une victoire. “Ce pape a beau être ‘catastrophique’ en politique étrangère […] comme le dit Trump, trois semaines après leur dispute, ce dernier a quand même envoyé à Rome Marco Rubio pour renouer les relations. Voilà qui indique bien qui a remporté la bataille.”
Cela semble déjà très loin au vu du rythme des déclarations du président américain, mais le 12 avril Donald Trump choquait la planète en attaquant frontalement le souverain pontife sur son réseau social Truth. Il accusait Léon XIV d’être “laxiste sur la criminalité et laxiste sur les armes nucléaires”, et l’invitait à “arrêter de contenter la gauche radicale” et à chercher plutôt à “être un grand pape, pas un homme politique”. De quoi tendre durablement les relations entre le Vatican et Washington.
Forcément, l’annonce, survenue le 3 mai, d’une rencontre entre Marco Rubio et Robert Prevost au Saint-Siège jeudi 7 mai est donc interprétée comme une tentative américaine d’apaisement. Voire une action nécessaire pour ne pas s’aliéner l’électorat catholique d’outre-Atlantique. En effet, avance le quotidien milanais, depuis le clash entre Trump et Léon XIV, “la popularité du pape chez les catholiques américains grandit, tandis que celle de Trump diminue”.
Dans ce contexte, Trump n’a pas choisi son émissaire au hasard. Marco Rubio avait déjà rencontré le pape l’année dernière et il est un catholique depuis toujours – à la différence du vice-président, J. D. Vance, qui s’est, lui, converti. “Rubio bénéficie d’un certain respect au Vatican, argumente le média romain Domani, où il est considéré comme plus prévisible et donc plus digne de confiance que Vance.”
La “question cubaine” sur la table ?
Néanmoins, analyse ensuite le quotidien de gauche, les positions en politique internationale du secrétaire d’État et du pape sont loin d’être les mêmes. “Rubio est un ‘faucon’, favorable à un engagement américain dans les affaires mondiales, et il compte aussi parmi les politiques qui ont le plus encouragé la guerre en Iran”, note à ce sujet le journal romain. Par l’essence même de son rôle, Léon XIV prend évidemment des positions plus pacifistes, et, au-delà du conflit en Iran, ces deux lignes risquent d’entrer bientôt en collision sur un autre dossier : celui de Cuba, que Trump menace de plus en plus ouvertement.
“L’île d’où est originaire la famille de Rubio est un objectif politique depuis des générations pour certains responsables politiques républicains […]. Et cette aventure promise par Trump passionne plus que tout le secrétaire d’État”, avance Domani. Problème : le dossier cubain est aussi tout en haut de la liste des priorités de Léon, mais pour les raisons inverses, note Il Foglio. “Le Saint-Siège est très actif sur la question cubaine, et ses médiations s’avèrent efficaces, comme le démontre la libération de 51 prisonniers annoncée récemment par La Havane”, indique le média milanais. Le journal libéral rappelle que ce geste a été présenté par le gouvernement cubain comme un signal de “bonne volonté” vis-à-vis du Vatican, le Saint-Siège jouant en quelque sorte le rôle de médiateur entre La Havane et Washington.
Dans cet esprit, prévoit Il Foglio, “Léon XIV, qui est un pragmatique, va tenter de construire des ponts avec Rubio, plutôt que des murs. Car, pour lui, mieux vaut chercher ce qui peut unir en laissant de côté ce qui divise.”
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : L'équipe continuera de suivre cette situation et partagera les développements.

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