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OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP
Des manifestants participant à une marche en hommage à Quentin Deranque, à Lyon, le 21 février 2026.
Après la mort de Quentin Deranque à Lyon, Emmanuel Macron a demandé au ministère de l’Intérieur de lancer des procédures de dissolution contre cinq « émanations » locales identifiées du groupe antifasciste de la Jeune Garde, officiellement dissous, selon un participant à une réunion à l’Élysée autour du chef de l’État.
À la suite d’un signalement du ministère de l’Intérieur, le parquet de Paris a indiqué mardi soir à france info ouvrir une enquête. « Une enquête pour participation au maintien ou à la reconstitution d’association ou de groupement dissous (délit faisant encourir 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende) a été confiée à la DGGN (direction générale de la gendarmerie nationale) et notamment à la Sections de Recherches de Paris », a précisé le parquet à nos confrères.
Avant le décès du militant, les services de renseignement surveillaient déjà des « velléités de reconstitution » de groupuscules liés au mouvement dissous « sur cinq territoires au moins », a expliqué un responsable. « Les faits gravissimes de Lyon nous laissent à penser que maintenant le dossier est suffisamment étayé », a-t-il ajouté.
Sans lien avec le décès de Quentin Deranque, des procédures de dissolution étaient déjà engagées contre trois structures « d’ultra-droite » et une « d’ultra-gauche », qui devraient aboutir « dans les deux mois qui viennent », selon cette source ce mardi 24 février.
Depuis l’élection d’Emmanuel Macron à l’Élysée en 2017, 24 groupes de la « mouvance ultra » ont été dissous, selon le gouvernement, qui assure ne pas privilégier « un camp par rapport à un autre ».
22 permanences parlementaires de LFI dégradées
Quentin Deranque, 23 ans, est mort il y a dix jours à la suite de violents coups portés par des membres de l’ultragauche. Plusieurs suspects mis en examen appartenaient à la Jeune Garde antifasciste, groupe fondé en 2018 à Lyon par Raphaël Arnault, aujourd’hui député de La France insoumise, et dissous en juin 2025.
Enfin, le président de la République a exprimé sa « préoccupation » au sujet de possibles violences émaillant la campagne pour les élections municipales de mars, et a demandé à l’exécutif à veiller à ce qu’elle « se déroule sereinement ».
Selon cette source, depuis le décès du jeune militant, « 22 permanences parlementaires de LFI ont été dégradées ».
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, celui de la Justice Gérald Darmanin, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon ainsi que des représentants de Matignon et des services de renseignement ont participé à la réunion autour d’Emmanuel Macron.

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