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6 mai 2026Analyse : Quelques éléments saillants observés par notre rédaction.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « Les cas mortels d’hantavirus, l’OMS et … Donald Trump ».
Ce qu’il faut observer
Le communiqué de l’Organisation mondiale de la Santé, hier, réveille de mauvais souvenirs : après la mort de trois passagers d’un navire de croisière néerlandais dans l’Atlantique sud, l’OMS évoque la possibilité d’une « transmission interhumaine » de l’hantavirus qui trouve son origine chez les rongeurs.
Rien n’indique à ce stade que cette alerte puisse se transformer en pandémie mondiale comme l’a été le Covid en 2020 ; même si, il faut le reconnaître, les ratés des premiers signes de maladie à bord du navire ne sont pas sans rappeler les hésitations et les contradictions lors de l’apparition du virus à Wuhan, en Chine, en décembre 2019, avant de gagner tous les continents.
La vraie question que soulève cette nouvelle alerte est surtout de savoir si le monde a appris de la pandémie de Covid ; si nous sommes mieux préparés, collectivement, à faire face à des phénomènes que les épidémiologistes considèrent comme inévitables dans un monde globalisé, où des centaines de millions de personnes se déplacent chaque année, où l’humain empiète sur le végétal et l’animal à ses dépens. La réponse, hélas, est négative.
La lutte contre la pandémie de Covid avait souffert de l’opacité chinoise sur les origines de la transmission du virus, toujours pas élucidée, et sur le rôle controversé de l’OMS. L’organisation mondiale de la Santé avait docilement relayé les informations tronquées chinoises, retardant d’autant la vigilance du reste du monde.
Le rôle de l’OMS peut être déterminant : en 2003, lors de l’épidémie de SRAS, un précédent coronavirus apparu en Chine, j’ai été témoin, à Pékin, d’un tel moment. Alors que le gouvernement chinois cachait l’apparition de la maladie dans la capitale, les délégués de l’OMS avaient déclaré en plein cœur de Pékin qu’ils ne « croyaient plus les chiffres des autorités chinoises ». 48 heures plus tard, le ministre de la Santé était limogé et la Chine jouait la transparence.
Ces deux exemples contraires montrent à quel point la coordination internationale est importante : c’est le rôle de l’OMS et de personne d’autre. Or les États-Unis de Donald Trump ont claqué la porte de l’organisation, c’est même l’un des premiers décrets signés par le nouveau président en janvier 2025, effectif un an plus tard.
Conséquences de ce départ ? Les États-Unis étaient le premier contributeur financier de l’Organisation internationale. Ils disposent de surcroit d’un important système scientifique qui participait aux travaux de l’OMS. C’est terminé, et, sans surprise, c’est la Chine qui a pris la place de premier contributeur, augmentant sa participation de 500 millions de dollars.
En quittant l’OMS, et en nommant à la Santé Robert Kennedy Jr, un ministre sensible aux thèses complotistes, Donald Trump est fidèle à son opposition au multilatéralisme. Mais comme pour le climat, les virus ne sont jamais l’affaire d’un seul pays. C’est l’OMS, grâce à une rare entente américano-soviétique pendant la guerre froide, qui a par exemple permis d’éradiquer la variole.
Le hasard fait qu’un pays a suivi l’exemple de Trump : c’est l’Argentine de Javier Millei, justement le détail de départ du navire néerlandais où se sont produits les décès d’hantavirus.
L’OMS est assurément loin d’être parfaite, tout comme les autres organisations du système onusien. Mais ce n’est pas en détruisant le peu de coopération internationale existante que le monde ira mieux : c’est assurément tout le contraire qui risque de se produire.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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