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6 mai 2026Trois malades évacués, passagers confinés, un nouveau cas d’hantavirus identifié… Quelle est la situation à bord du navire de croisière toujours bloqué au Cap-Vert ? – franceinfo
Analyse : L’équipe de rédaction a sélectionné les éléments clés à retenir.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Trois malades évacués, passagers confinés, un nouveau cas d’hantavirus identifié… Quelle est la situation à bord du navire de croisière toujours bloqué au Cap-Vert ? – franceinfo ».
Résumé synthétique
La situation reste incertaine, mercredi 6 mai, pour les 88 passagers et 59 membres d’équipage du MV Hondius. Le bateau de croisière est bloqué depuis dimanche près du port de Praia, capitale du Cap-Vert, en raison de fortes suspicions d’un foyer de hantavirus, grave infection qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu.
L’évacuation de deux membres d’équipage malades et d’une personne cas contact a débuté mercredi, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Franceinfo fait le paramètre sur la situation, alors que le dernier bilan fait état de trois morts et qu’un nouveau cas a été identifié en Suisse chez un homme ayant voyagé à bord du navire.
Les trois personnes malades ont quitté le navire
C’est la priorité : la prise en charge par les autorités sanitaires du Cap-Vert des trois personnes malades à bord du MV Hondius. Elles « viennent d’être évacuées du navire », a affirmé, mercredi en fin de matinée, le directeur général de l’OMS. « Elles sont en route pour recevoir des soins médicaux aux Pays-Bas », a précisé sur X Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Selon Ann Lindstrand, représentante de l’OMS au Cap-Vert, il s’agit d’une personne qui a été en « contact proche » avec un malade, « a développé une légère fièvre », mais est désormais « asymptomatique », ainsi que de « deux membres d’équipage malades avec des symptômes », dont l’état de santé reste incertain. De nationalités britannique et néerlandaise, les deux patients sont dans un état « stable » et n’ont pas besoin d’être hospitalisés, selon l’OMS.
Mais le ministère de la Santé espagnol soulignait mardi soir que le médecin du MV Hondius se trouvait « dans un état grave ». A la suite d’une « demande officielle » des Pays-Bas, il devait être « transporté aux Canaries dans un avion médicalisé ».
Au total, 88 passagers et 59 membres d’équipage se trouvent à bord du navire. Parmi eux figurent cinq touristes français, a précisé lundi le ministère de la Santé français. La compagnie Oceanwide Expeditions, qui gère le bateau, a déclaré dans un communiqué mardi après-midi qu’« aucun nouveau cas symptomatique » n’avait été identifié.
Le navire se dirigera ensuite vers les îles Canaries
Une fois les malades évacués, le MV Hondius doit prendre la direction des îles Canaries, où il arrivera d’ici « trois à quatre jours », a affirmé mardi soir le ministère de la Santé espagnol. Le port d’arrivée n’a pour l’heure « pas encore été défini ». Sur son site, Oceanwide Expeditions a mentionné pour sa part deux options, soit l’île de Grande Canarie, soit celle de Tenerife.
« Une fois sur place, l’équipage et les passagers seront dûment examinés, pris en charge et transférés vers leurs pays respectifs », a précisé le ministère de la Santé espagnol. Les soins et les transferts « seront effectués dans des espaces et des moyens de transport spéciaux, aménagés ad hoc pour cette situation, en évitant tout contact avec la population locale ».
D’après le ministère, l’OMS estime que « le Cap-Vert n’est pas en mesure de réaliser cette opération », tandis que les îles Canaries sont « le lieu le plus proche disposant des capacités nécessaires ». De Bruxelles (Belgique), où il est en déplacement, le président régional des Canaries, Fernando Clavijo, avait dans un premier temps déclaré que le bateau de croisière devait être « pris en charge là où il se trouve », au Cap-Vert, dans l’Atlantique, ou être redirigé vers les Pays-Bas parce qu’« il bat pavillon néerlandais ». « C’est une affaire qui nous préoccupe beaucoup », avait-il dit face à la presse.
Un nouveau cas identifié en Suisse
Un passager qui voyageait sur le bateau de croisière est hospitalisé à Zurich, en Suisse, a annoncé le ministère de la Santé helvète mercredi. Cet homme a été testé positif à l’hantavirus. Les autorités précisent que « cet homme et son épouse revenaient d’un voyage en Amérique du Sud fin avril ». Son épouse, qui était aussi du voyage, ne présente jusqu’à présent aucun symptôme mais se trouve à l’isolement par mesure de sécurité, selon les autorités suisses.
Il s’agit du troisième cas d’hantavirus identifié. Avant l’annonce des autorités suisses, l’OMS avait fait état mardi de deux infections confirmées en laboratoire. Elles concernent une Néerlandaise de 69 ans, décédée, et un Britannique du même âge, toujours hospitalisé en Afrique du Sud. Cinq autres cas, dont deux mortels, sont pour l’heure seulement considérés comme suspects.
Une chaîne de contamination à remonter
L’agence onusienne s’attelle désormais à déterminer l’enchaînement des événements qui ont notamment conduit à la mort de trois passagers, un couple de Néerlandais et une Allemande. « Compte tenu de la durée de la période d’incubation de l’hantavirus, qui peut varier entre une et six semaines, nous supposons qu’ils ont été infectés en dehors du navire », peut-être « lors d’activités à l’extérieur », a estimé mardi lors d’une conférence de presse Maria Van Kerkhove, épidémiologiste américaine. Le navire est parti d’Ushuaïa, en Argentine, début avril, pour rejoindre l’archipel du Cap-Vert, au large de la côte ouest africaine.
La directrice du département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l’OMS juge qu’il y a eu ensuite « une transmission interhumaine ». Selon l’OMS, l’épisode présente un risque « faible » pour le reste du monde. « Il ne s’agit pas d’un virus qui se propage comme la grippe ou le Covid-19 », souligne Maria Van Kerkhove.
Les hantavirus se transmettent à l’être humain par l’intermédiaire de rongeurs sauvages infectés qui excrètent le virus par la salive, l’urine et les excréments. Une morsure, un contact avec ces rongeurs ou leurs déjections ainsi que l’inhalation de poussière contaminée peuvent provoquer une infection.
L’OMS a précisé que des recherches avaient été lancées pour « retrouver les passagers » du vol entre Sainte-Hélène et Johannesburg emprunté par la Néerlandaise de 69 ans. Cette dernière a débarqué le 24 avril sur la petite île britannique pour accompagner la dépouille de son mari. Après avoir à son tour présenté des symptômes, elle a pris un avion le 25 avril pour la ville sud-africaine où elle a été hospitalisée, avant de décéder le lendemain. Son infection à l’hantavirus a été confirmée lundi.
Selon l’autorité sanitaire de la province argentine de la Terre de Feu, dont Ushuaïa est la capitale, le MV Hondius avait fait l’objet des contrôles de rigueur avant son départ de cette ville. Elle a également jugé « très improbable » que la maladie ait été contractée localement.
La souche d’hantavirus détectée sur l’un des passagers de la croisière évacué en Afrique du Sud est celle des Andes transmissible entre humains, a déclaré mercredi le ministre de la Santé sud-africain devant une commission parlementaire. Il s’agit du seul hantavirus connu pour lequel une transmission interhumaine limitée entre contacts a été documentée.
Les passagers invités à rester confinés dans leurs cabines
L’OMS dit travailler « pour coordonner les actions visant à assurer la sécurité et la santé de toutes les personnes à bord, tout en limitant la propagation ultérieure ». Les passagers sont invités à « respecter au maximum la distanciation physique et à rester dans leur cabine autant que possible », écrivait lundi l’organisation sur son site.
Jake Rosmarin, touriste américain à bord du navire, a publié ces dernières heures des photos sur Instagram, où il raconte « prendre l’air » sur le pont du bateau ou dîner à l’intérieur de sa cabine, tout en expliquant que l’équipage « prenait soin » des passagers. Lundi, il avait mis en ligne une vidéo devenue virale où il expliquait, en larmes, qu’il y avait « beaucoup d’incertitude ». « Tout ce que nous voulons maintenant, c’est nous sentir en sécurité, avoir des réponses claires et rentrer chez nous », affirmait-il.
Sur le même réseau social, un autre passager, Kasem Hato, explique de son côté que la grande majorité des personnes à bord restent calmes, et évoque une situation « sous contrôle ». Interrogé par la BBC, il a affirmé que les passagers s’occupaient en lisant, en regardant des films et en buvant des boissons chaudes.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L’équipe continuera à analyser les points saillants.

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