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L'équipe éditoriale a étudié « Le New York Times accusé par l’administration Trump d’avoir discriminé un employé blanc » et partage son avis.
Résumé à retenir
À la suite d’une plainte, le quotidien américain est poursuivi par l’agence fédérale pour l’égalité des chances en matière d’emploi qui fait la chasse, depuis la réélection de Trump, aux politiques de diversité et d’inclusion.
En décembre, la puissante agence fédérale pour l’égalité des chances en matière d’emploi (EEOC) avait donné le ton. Sur les réseaux sociaux, face caméra, sa directrice Andrea Lucas lançait un appel à témoignages. «Êtes-vous un homme blanc ayant subi de la discrimination au travail en raison de votre race ou de votre sexe ? Vous pourriez avoir droit à une indemnisation en vertu des lois fédérales sur les droits civiques.»
Et pour cause : cette avocate a été nommée par Donald Trump à la tête de cette agence chargée de lutter contre les discriminations au travail dans les entreprises de plus de 15 employés. Elle a ainsi annoncé mardi poursuivre en justice le New York Times . Le quotidien américain est accusé d’avoir écarté la candidature d’un employé blanc pour un poste de rédacteur en chef adjoint de la rubrique immobilière. Et d’avoir privilégié une candidate de couleur, recrutée en externe et sans expérience dans le journalisme immobilier. Pour la dernière série d’entretiens, dont l’homme qui a porté plainte a été exclu, trois femmes noires et un homme noir avaient été retenus.
«En tant que femme métisse, la candidate [retenue] correspondait aux caractéristiques raciales et/ou sexuelles que le New York Times recherchait pour renforcer sa direction», a accusé l’agence gouvernementale ajoutant même qu’un membre du jury final l’avait décrite comme «un peu novice». L’EEOC souligne par ailleurs que le journal assume depuis plusieurs années, publiquement, ses objectifs d’augmenter la proportion de femmes et de personnes de couleur dans les rangs de ses cadres.
Depuis 2017, le grand quotidien publie chaque année un revue qui dresse un état des lieux de la diversité de l’entreprise. Et son puissant syndicat, le Times Guild, milite pour augmenter le pourcentage de personnes «BIPOC» (Black, Indigenous, Person of Color) au sein de l’entreprise. Le journal s’est notamment donné pour mission en 2021 d’augmenter de 50% le nombre de Noirs et d’Hispaniques parmi ses postes de dirigeants. L’EEOC a indiqué dans son recours en justice que le New York Times avait atteint cet objectif en 2022 mais que les employés blancs représentaient encore 68% de son équipe dirigeante en 2024.
Loi sur les droits civiques
«Prendre des décisions d’embauche ou de promotion motivées, en tout ou en partie, par la race ou le sexe constitue une violation de la loi fédérale. Il n’existe aucune exception à cette règle pour des raisons de diversité», a dit la directrice de l’agence Andrea Lucas. Le journal new-yorkais a dénoncé de son côté une attaque politique et défendu le recrutement de sa nouvelle rédactrice en chef adjointe. Une porte-parole a aussi accusé l’administration Trump d’instrumentaliser l’EEOC.
Cette agence fédérale a été créée en 1964, par la grande loi du Civil Rights Act, adoptée pour mettre fin à la ségrégation raciale dans les États du Sud. Son ADN premier est donc de corriger les inégalités raciales issues de la période Jim Crow dans l’accès à l’embauche. Elle reçoit encore aujourd’hui des dizaines de milliers de plaintes. Mais l’administration Trump l’a réorientée pour faire la chasse aux politiques de diversité et d’inclusion, estimant que ces dernières contreviennent directement au principe de non-discrimination fondée sur la race, la couleur, la religion, ou le sexe, inscrit dans la loi historique des droits civiques.
Le New York Times a publié à ce propos une enquête en avril indiquant que le personnel de l’agence, qui a subi en 2025 un écrémage de 10% de ses effectifs, subissait des pressions de sa direction pour instruire prioritairement des affaires de discriminations à l’encontre d’hommes blancs ou de membres de la communauté juive sur les campus universitaires.
L’agence s’inscrit dans l’esprit des décrets présidentiels en la matière. Notamment l’«executive order» qui abolit les programmes DEI (Diversité, Équité, Inclusion) et celui qui «restaure l’égalité des chances fondée sur le mérite». Sous le mandat d’Andrea Lucas, l’EEOC a poursuivi l’entreprise Coca-Cola pour avoir organisé un événement notable réservé aux femmes, à l’exclusion des hommes. Elle a aussi assigné Nike à comparaître en février, sans plainte préalable de la part d’un employé. L’agence a expliqué que le géant des vêtements et équipements sportifs faisait de la discrimination anti-Blancs, notamment en fixant un objectif de 30% d’employés issus de minorités ethniques pour des postes à responsabilité. En mars, c’est le Planning familial de l’État de l’Illinois qui a accepté de verser 500.000 dollars à l’amiable pour clore une enquête fédérale pour discrimination à l’encontre d’employés blancs.
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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