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7 mai 2026Entre Gabriel Attal et Élisabeth Borne, une brouille ancienne qui est loin d’être terminée
Analyse : Les rédacteurs ont examiné cette actualité pour en tirer quelques conclusions.
Un résumé rapide de « Entre Gabriel Attal et Élisabeth Borne, une brouille ancienne qui est loin d’être terminée » selon notre rédaction.
Ce qu'il faut retenir
• Sa décision est le fruit de désaccords de fond et stratégiques avec son successeur à Matignon.
• L’ancienne Première ministre lance sa structure politique en vue de 2027 avec l’idée de peser sur le rassemblement de la gauche modérée jusqu’à la droite.
La bataille des ex. Élisabeth Borne a indiqué ce mercredi 6 mai quitter les organes décisionnels de Renaissance, critiquant l’aventure solitaire de Gabriel Attal vers la présidentielle, et la ligne que son successeur à Matignon impose à son parti. « Je ne me retrouve pas complètement dans la ligne qui n’est pas forcément débattue au sein de Renaissance, donc j’ai décidé de démissionner du Conseil national, de me mettre en retrait du bureau exécutif », a expliqué l’ancienne cheffe du gouvernement sur France Inter. Elle y débutait la promotion de son livre Réveillons-nous ! (publié ce jeudi 7 mai aux éditions Robert Laffont) également tourné vers les échéances de 2027.
Il s’agit d’une nouvelle escarmouche sérieuse dans la guéguerre qui oppose les deux macronistes depuis de longs mois. Après avoir tenté de barrer la route de Gabriel Attal en 2024 (lequel prenait la tête du parti, et du groupe Renaissance à l’Assemblée), Élisabeth Borne n’a cessé de dénoncer la mainmise de son ancien ministre sur la formation fondée par Emmanuel Macron. Jusqu’à cette première rupture… Qui en annonce sans doute d’autres.
Échanges d’amabilités
C’est un situation, les deux personnalités ne s’apprécient guère – et se le rendent bien. Ainsi, Gabriel Attal n’hésite pas lui non plus à égratigner sa prédécesseure dans son livre En homme libre, paru également ce printemps. Il lui reproche notamment d’avoir « détricoté » son bilan au ministère de l’Éducation nationale, uniquement « par principe » ou par « animosité personnelle. »
« Pour une raison que je ne m’explique pas, Élisabeth Borne ministre de l’Éducation nationale, a défait tout ce qu’Élisabeth Borne, Première ministre, avait validé », fustige-t-il par exemple, en citant notamment la réforme du brevet et l’obligation d’obtenir ce diplôme pour passer au lycée. Une décision peut-être populaire, mais très décriée par les professionnels, et finalement abandonnée par la polytechnicienne rue de Grenelle.
JULIEN DE ROSA / AFP
Jusqu’ou ira la brouille entre Gabriel Attal et Elisabeth Borne ?
En claquant la porte de la direction (elle reste adhérente), la désormais ex-numéro 2 de Renaissance esquisse ses désaccords de fond. Elle cite par exemple l’importance du droit international, que Gabriel Attal a mis à distance il y a quelques mois lors de la capture de Nicolas Maduro par les États-Unis, ou le respect de l’état de droit. À cela, s’ajoute son scepticisme sur l’interdiction du port du voile pour les fillettes, ou sur d’autres propositions bruyantes portées par le patron de Renaissance.
Quel « autre chemin » pour Borne ?
Cette entreprise n’a rien d’anodin, à un an de la présidentielle et au moment où le député des Hauts-de-Seine avance ses pions pour succéder à Emmanuel Macron. Si elle refuse de se dire prétendante à l’Élysée, sa collègue du Calvados confirme bien son souhait de dégager « un autre chemin », en créant sa propre structure qu’elle a baptisée « Bâtissons ensemble ».
À l’inverse de « Bâtir ensemble », la boutique récemment lancée par Michel Barnier pour rassembler le centre et la droite, Élisabeth Borne plaide, elle, pour un alliage qui assemblerait les forces de « la gauche réformiste à la droite modérée ». « Je souhaite que ces idées existent et que le débat ne soit pas monopolisé par des extrêmes dont je constate que les thèses finissent par déborder au-delà », a-t-elle expliqué ce mercredi, contre la théorie de « l’homme providentiel » et les mesures « simplistes. » Là aussi, rien d’anodin.
Avec cette formule, et l’espace qu’elle définit, l’ancienne cheffe du gouvernement s’éloigne autant de Gabriel Attal qu’elle se rapproche du MoDem ou d’Édouard Philippe et Horizons, les deux autres chapelles du « bloc central », plus promptes à ouvrir leurs portes. Le maire du Havre, favori des sondages, a effectivement longtemps plaidé pour un espace allant de la gauche sociale-démocrate (version Bernard Cazeneuve) à la droite LR.
De quoi imaginer un futur ralliement à l’un ou l’autre, dans les prochains mois ? Certains médias évoquent cette piste depuis notamment qu’Élisabeth Borne a plaidé pour une fusion de Renaissance avec le MoDem de François Bayrou. Difficile, en tout cas, d’imaginer désormais l’ancienne Première ministre rester dans « l’écurie » de son successeur direct qu’elle a tant critiquée et soutenir son tour de piste.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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