
Les dirigeants d’Asie du Sud-Est réaffirmeront leurs valeurs fondamentales dans une réprimande voilée de la guerre au Moyen-Orient
7 mai 2026
le témoignage exclusif d’une passagère Française coincée dans le MV Hondius
7 mai 2026Analyse : Voici un aperçu des faits selon nos journalistes.
Notre rédaction analyse les faits saillants de « Grâce au cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, elle ramène sa mère à Paris ».
Résumé à retenir
« On n’attend pas, je viens en Iran récupérer maman ». Sara* (le prénom a été modifié) a profité du cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis pour retrouver sa mère Zari*, âgée de 80 ans, et l’emmener en France. Après l’attaque conjointe des États-Unis et d’Israël sur l’Iran le 28 février, les sœurs de Sara, qui vivent toujours dans le pays, s’organisent pour déplacer Zari dans différentes villes au gré des bombardements.
« Tous ces allers-retours en voiture à 80 ans, sur des routes pas safes, mes sœurs ont eu très peur. Aussi, ma maman a des problèmes cardiaques, donc les sursauts à cause des bombardements, ce n’est pas bon pour elle ». Alors, dès l’entrée en vigueur de la trêve, Sara s’organise avec ses sœurs pour venir la chercher.
Elle raconte au HuffPost leur périple : « J’ai dit : “on n’attend pas, on ne sait pas s’il y aura des vols”. Mais ma sœur ne voulait pas que je vienne en Iran, c’est trop risqué parce que je participe à des manifestations et poste beaucoup sur les réseaux sociaux. » un élément de rendez-vous est donc donné mi-avril à Van, une des principales villes frontalières entre la Turquie et l’Iran. On y trouve à proximité l’un des trois postes-frontières entre les deux pays. Ils sont environ 127 000 Iraniens à les avoir franchis entre fin février et le 19 avril, selon l’agence des Nations Unies pour les réfugiés.
Sara se rend sur place. Puis viennent l’attente et le stress. Elle ne peut pas communiquer avec sa famille pour savoir où elles en sont sur la route. Elle s’accroche donc à la promesse qu’elles se sont faite : « allez, on se retrouve ».
Pendant ce temps, Zari et une autre de ses filles font plusieurs centaines de kilomètres en voiture, traversent un tronçon de route chaotique en raison des bombardements et s’arrêtent à presque un kilomètre de la frontière. À partir de là, le trajet doit se faire à pied avec les bagages. Elles font ensuite la queue au poste-frontière et finissent par retrouver Sara du côté turc.
Des journées rythmées par l’Iran
« Ma sœur est restée une nuit à Van, on a beaucoup parlé », se souvient Sara. Elle lui raconte les enfants qui ne vont plus à l’école, la peur de se déplacer et l’ambiance dans les rues de leur ville depuis le cessez-le-feu. « Elle me dit que ce qui est terrible à supporter, ce sont les milices qui tous les soirs dehors font la fanfare. Ils disent qu’ils ont gagné la guerre et pour elle, ça c’est insupportable, vraiment, c’est pire que les bombes. »
Une fois en France, Sara héberge sa maman, mais elles continuent de vivre au rythme des événements de leur pays. Les matins en regardant les dernières nouvelles sur le téléphone, notamment la chaîne Telegram de Vahid Online, un activiste iranien qui relaie tous les événements du pays. Les soirs avec la télévision allumée sur la BBC Iran. Zari est agacée par Donald Trump et se met régulièrement à déambuler en pestant contre « le monde qui ne dit rien et qui s’en fout alors que des jeunes sont exécutés ».
« Jusqu’à quand mon cœur va tenir ? »
La femme de 80 ans, d’une nature plutôt discrète et calme selon sa fille, répète que « ça va » et accepte d’être à Paris pour éviter le stress à ses enfants restés en Iran de devoir s’occuper d’elle. Mais cela n’empêche pas le manque. « Elle pense toujours à sa famille, dès qu’elle voit un truc elle dit : si une telle était là, elle aurait adoré ça. On voit que toutes ses pensées sont tournées vers là-bas. » Ses autres filles ont toute leur vie en Iran et n’ont jamais voulu quitter le pays, Sara est partie au début des années 90 à l’âge de 24 ans. Très politisée, elle dit qu’elle était souvent interrogée par le régime, elle a d’abord eu l’asile politique en France puis la nationalité française.
Zari souhaite rentrer en Iran mais accepte de patienter pour voir comment la situation évolue. « Écoute maman, tant que c’est comme ça, tu n’y retournes pas », lui dit sa fille. « Jusqu’à quand mon cœur va tenir ? », répond l’octogénaire. Selon Sara, sa mère n’a plus tellement l’espoir de voir le régime changer et se met même à penser que ses filles restées en Iran devraient, elles aussi, songer à partir.
Le soulagement à la mort d’Ali Khamenei a vite été remplacé par la désillusion. « J’ai l’impression que ceux qui règnent aujourd’hui sont encore plus idéologiques et donc qu’ils ne vont rien signer, rien accepter, » estime Sara. Elle croit qu’il y aura encore la guerre, mais ne dit rien à sa mère de ses craintes, ni de son inquiétude pour ses proches, « même si elle n’est pas dupe », assure-t-elle.
Malgré son pessimisme, Sara voudrait aussi revenir en Iran pour y vivre une fois qu’elle sera à la retraite, dans environ quatre ans. « Je suis sûre que je retournerai en Iran, c’est la famille, mais pas seulement la famille, c’est l’air, c’est un tout… Oui, ça m’appelle, ça m’appelle fortement. »
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Cette situation sera suivie de près par notre rédaction.

9999999