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7 mai 2026Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
L'équipe éditoriale a étudié « l’Argentine retrace le parcours des Néerlandais morts et envoie des experts à Ushuaïa » et partage son avis.
Récap des faits principaux
L’itinéraire du patient zéro qui a contracté l’hantavirus est « en cours de reconstitution » par l’Argentine. Il s’agit d’un couple de Néerlandais qui a présenté les premiers symptômes du virus sur un navire de croisière.
L’Argentine a annoncé mercredi 6 avril retracer l’itinéraire des deux passagers néerlandais du navire touché par l’hantavirus qui ont perdu la vie, ainsi que l’envoi à Ushuaïa, d’où le bateau avait appareillé, d’experts pour capturer d’éventuels rongeurs porteurs.
Ce couple de Néerlandais a voyagé plusieurs mois entre Argentine, Chili, Uruguay et de nouveau en Argentine à partir du 27 mars, avant d’embarquer à bord du MV Hondius le 1er avril, a expliqué le ministère de la Santé dans un communiqué.
Le ministère s’est abstenu d’avancer pour l’instant une hypothèse sur un possible scénario de contamination de ces deux personnes. L’itinéraire du patient zéro « est en cours de reconstitution, c’est-à-dire celui des citoyens néerlandais qui ont présenté les premiers symptômes », a-t-il dit.
Une stratégie de surveillance « renforcée »
Le ministère souligne qu’il n’est « pas confirmé que la contagion ait eu lieu en Argentine » et que la province de la Terre de Feu (extrême sud), d’où est parti le MV Hondius, « n’a signalé aucun cas d’hantavirus depuis la mise en place de la notification obligatoire en 1996 ».
Néanmoins, les autorités sanitaires ont annoncé le prochain envoi d’experts à Ushuaïa pour capturer et analyser des rongeurs, en quête d’une « possible présence du virus ». Des équipes de l’Institut Malbran de Buenos Aires, la référence nationale en matière de maladies infectieuses, se rendront « dans les zones liées au parcours » du couple néerlandais.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une « stratégie de surveillance épidémiologique renforcée », note le ministère, rappelant toutefois l’absence à ce jour de cas d’hantavirus en Terre de Feu.
« Aucun cas associé identifié dans le pays »
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), trois passagers du navire de croisière sont morts, les deux Néerlandais et une Allemande.
Un Néerlandais de 70 ans avait, le premier, présenté des symptômes (fièvre, maux de tête et légère diarrhée) et est mort à bord du bateau le 11 avril. Son épouse de 69 ans est morte à Johannesburg, où elle était arrivée en avion le 25 avril et avait été hospitalisée.
Le couple, selon l’itinéraire reconstitué par les autorités argentines, était en Amérique du Sud depuis fin novembre, alternant à plusieurs reprises des séjours entre Argentine et Chili, puis depuis mars en Argentine, en Uruguay le 13 mars, et enfin Argentine le 27 mars, avant d’embarquer à Ushuaïa le 1er avril.
« À ce jour, aucun cas associé (au couple de Néerlandais, ndlr) n’a été identifié dans le pays », assure le ministère de la Santé.
Des protocoles de traitement envoyés aux pays concernés
Depuis l’irruption du foyer à bord du MV Hondius, les autorités sanitaires argentines et les experts jugent très peu probable que la contagion ait été locale, à Ushuaïa, la province étant à ce jour exempte d’hantavirus.
L’hantavirus est par contre endémique dans certaines régions d’Argentine, andines notamment, et ce pays a connu davantage de cas cette année mais sans « foyer » épidémique. Soit une situation « sans rien d’atypique ni de particulier », a affirmé mercredi à l’AFP Raul Gonzalez Ittig, un biologiste du Conicet, l’équivalent argentin du CNRS, et auteur de plusieurs études sur le virus.
Selon le dernier bulletin épidémiologique du ministère argentin de la Santé, 42 cas d’hantavirus ont été recensés depuis le début de l’année et 101 sur la campagne épidémiologique, qui court de juin à juin. À titre de comparaison, la saison 2024-2025 avait vu 57 cas recensés, après 75 en 2023-2024 et 63 pendant la saison 2022-2023.
Le ministère a ajouté qu’il enverrait aux pays concernés (Espagne, Sénégal, Afrique du Sud, Pays-Bas et Royaume-Uni) l’ARN de la souche « Andes » de l’hantavirus pour en faciliter la détection. Ainsi que « des guides de diagnostic et des protocoles de traitement afin de garantir une prise en charge correcte ».
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

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