
« L’apogée de la guerre informationnelle à coût zéro », selon Jean-Noël Barrot
7 mai 2026
"French Response arrive sur Tiktok et ça va envoyer du lourd !", annonce Jean-Noël Barrot
7 mai 2026Analyse : Voici une vue d’ensemble des faits selon notre équipe.
Quelques points clés à retenir concernant « ce que réclament les commerçants contre les vols et agressions ».
Ce qu'il faut connaître
Face au fléau des vols à l’étalage et de l’insécurité, les commerçants demandant à l’Etat de la fermeté. Ils déplorent des peines judiciaires faibles voire inexistantes et veulent pouvoir afficher le visage des voleurs. Le gouvernement doit leur présenter des mesures ce 7 mai 2026.
Le gouvernement veut sécuriser les petits commerces notamment pour les protéger des vols et des agressions. Serge Papin, le ministre du Commerce et Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur doivent présenter un plan gouvernemental dédié à la sécurité des commerces ce jeudi 7 mai en marge d’un déplacement à Nancy (Meurthe-et-Moselle).
Selon le gouvernement, alors que 16% des petits commerces ont baissé le rideau en France, la sécurité est un enjeu majeur pour permettre aux commerçants de maintenir leur activité.
Si aucune statistique officielle n’existe pour recenser les agressions contre eux, de nombreux commerçants en sont victimes. C’est le cas de Christophine qui tient une épicerie dans le centre-ville de La Roche-sur-Yon (Vendée) depuis 20 ans et qui a été victime d’une violente agression au mois de février dernier: « A peine 100 mètres en sortant de mon magasin, ils m’ont arraché mon sac avec ma caisse et tous mes objets personnels », raconte-t-elle à RMC.
« Ils m’ont plaqué contre le mur avec un couteau »
C’est déjà la 3e fois que son commerce est visé: « Il y a 2 ans, il y a eu un cambriolage. Il y a 5 ans, ils sont venus cagoulés et m’ont plaqué contre le mur avec un couteau ». Aujourd’hui, Christophine ne sort plus de sa boutique seule. Elle aimerait être plus soutenu par les pouvoirs publics: « J’aimerais de la vidéosurveillance, des patrouilles et plus de mesures pour sécuriser les petits commerces ».
Des caméras, Josseline en a plusieurs devant son tabac de Saint-Laurent-de-Mure mais ça n’a pas empêché une voiture bélier d’attaquer sa devanture le mois dernier: « Ils ont embarqué le volet, reculé de 3 mètres dans la boutique, ils ont chargé leur voiture et sont repartis tranquilles. Entre le volet roulant et les menuiseries, j’en ai eu pour 27.000€ ».
Depuis le casse, la mairie a fait installer des plots devant sa vitrine… Une première étape selon la buraliste; « Si j’avais eu la protection contre la voiture bélier à l’extérieur, ça ne serait pas arrivé. Plus il y en aura, plus ça va dissuader », estime la commerçante qui se dit satisfaite de voir régulièrement des patrouilles de forces de l’ordre.
« Un voleur ne risque rien »
« Il faut plus de moyens pour la police et plus de fermeté de la justice dans les condamnations », appelle ce jeudi 7 mai sur RMC Story Jérôme Jean, président du collectif de commerçants « Ras le vol ». Il demande également une mesure forte, l’affichage du visage des voleurs sur les devantures des commerçants:
« L’espoir que nous avons, c’est la proposition de loi qui pourrait permettre demain aux commerçants d’afficher le visage des voleurs. On attend de vraies mesures parce que les vols à l’étalage sont un fléau qui empoisonnent la vie des commerçants », insiste-t-il.
Déposée en octobre 2024 par les députés Romain Daubié et Delphine Lingmann (Modem), la proposition de loi 496 veut autoriser le « name and shame », l’affichage des voleurs « pour responsabiliser les auteurs de faits » avec « un effet dissuasif sur la récidive ». Elle n’a cependant pas fait l’objet de discussions ou de vote au Parlement.
Jérôme Jean plaide aussi pour la généralisation de brigades de police spécialisées dans la lutte contre le vol à l’étalage comme à Lille: « Dans cette ville ça fonctionne. Il s’agit d’officiers de police spécialisés qui sont proches des commerçants et des associations de commerçants qui interviennent et verbalisent dès qu’il se passe quelque chose. Ils mettent les moyens pour faire peur à ces voleurs ».
« Aujourd’hui, un voleur qui entre dans un magasin, subtilise un produit et le vole, il ne risque rien à part un rappel à la loi ou un classement sans suite », ajoute Jérôme Jean. « Ils ne peuvent pas avoir peur des peines puisqu’il n’y en a pas », conclut-il.
Actuellement, afficher le visage d’un voleur présumé sans son consentement est puni d’un an d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende. De plus, traiter quelqu’un de « voleur » sur une affiche est considéré comme de la diffamation publique et peut coûter 12.000 euros d’amende.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : La rédaction gardera un œil attentif sur cette information.

9999999
