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7 mai 2026Le chef Merouan Bounekraf accusé de harcèlement dans de nouveaux témoignages au « Nouvel Obs »
Analyse : Notre équipe propose une lecture synthétique de cette actualité.
Nos rédacteurs considèrent que « Le chef Merouan Bounekraf accusé de harcèlement dans de nouveaux témoignages au « Nouvel Obs » » est un article à suivre.
Points saillants
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Merouan Bounekraf est à la tête d’une boulangerie-pâtisserie du XVe arrondissement de Paris, où les témoignages d’ex-employés s’accumulent contre le chef.
Il a beau avoir présenté des excuses, les plaintes à son encontre s’accumulent. Candidat marquant du concours culinaire Top Chef sur M6 en 2019, le chef Merouan Bounekraf est visé par de nouvelles accusations d’ex-salariés. Parmi les faits rapportés : harcèlement moral, gestes qualifiables d’agressions sexuelles et management toxique.
Rapportées dans un bulletin du Nouvel Obs ce mercredi 6 mai, ces accusations ont déjà conduit à une plainte pour « harcèlement moral ». Contacté par nos confrères, le chef de 36 ans nie toutes les accusations portées à son encontre.
Parmi elles, on retrouve celle d’Arsène (le prénom a été modifié). Passé en CDD fin 2025 dans la boulangerie-pâtisserie Panade, située dans le XVe arrondissement, l’ex-employé dénonce des comportements abusifs. Comme lorsque Merouan Bounekraf lui aurait ordonné « de nettoyer des crottes de souris dans son bureau ». Face aux refus répétés de l’employé, le patron de l’établissement aurait fini par lui dire : « Quand je te dis de faire quelque chose, tu fermes ta gueule et tu le fais. »
« Je me suis senti comme une merde », témoigne le conseiller en vente. Arsène a depuis déposé plainte fin 2025 pour « harcèlement moral ». Car après un arrêt de travail, une nouvelle dispute aurait éclaté entre les deux hommes. « Le chef m’a pris à part et m’a dit que j’étais un incapable », raconte-t-il. Pris à part dans l’arrière-boutique, Merouan Bounekraf se serait mis à « [lui] crier dessus ».
Il « s’approchait sans cesse de moi comme pour faire un tête contre tête […] je le repoussais toujours calmement avec ma main », ajoute le plaignant, qui a filmé cette scène. Selon Le Nouvel Obs, on entend le chef crier dans cette vidéo : « Sors de chez moi […] espèce de trou du cul de drogué de merde, avec tes dents de drogué […] Tu pues la sueur et tu pues de la gueule, même les clients s’en sont plaints ». Auprès du journal, Merouan Bounekraf se dit « dans l’incapacité de pouvoir répondre aux affirmations » d’Arsène, n’ayant pas connaissance de la plainte et précise n’avoir été « convoqué ni par les services de police, ni par ceux de la justice ».
Hygiène, menaces et connotations sexuelles explicites
Parmi les dix anciens salariés joints par Le Nouvel Obs, tous se disent victimes de brimades et d’insultes de la part du chef et emploient l’adjectif « toxique » pour qualifier son management. Certains reprochent à leur ancien employeur d’avoir menacé de ternir leur réputation s’ils démissionnaient. « C’était compliqué d’en parler autour, car il a de l’influence », confie l’un d’entre eux.
Certains dénoncent aussi les problèmes d’hygiène de la boutique. Comme une ancienne stagiaire qui assure qu’« il y avait tellement de cafards qu’on finissait par les laisser ». Un ex-salarié évoque aussi « une souris noyée dans un seau de praliné ». Sur ce point, le chef vu à la télévision dans Le Meilleur Pâtissier : gâteaux sur commande parle de propos « diffamatoires » et assure que les services de l’hygiène ont toujours attesté de « la parfaite tenue » de ses installations.
Mais il y a encore pire selon plusieurs témoignages recueillis. Chez Panade, on trouve plusieurs produits aux noms à connotation sexuelle explicite comme « Tarte fine comme ta teub » ou « Madeleine de proustituée ». De quoi instaurer un climat particulièrement dur. « Quand il me demandait d’aller chercher les gâteaux appelés « Moules bites », j’étais très mal à l’aise », témoigne une ancienne vendeuse. « Tout était porté sur le sexe, c’était dégradant pour les femmes », évoque une autre, en dénonçant le côté « très macho » du patron de l’établissement.
« Conscience du caractère clivant de (sa) personnalité »
D’autres parlent mêmes d’« olives » pratiquées sur les salariés. Un geste qualifiable d’agression sexuelle puisqu’il s’agit d’un geste par surprise consistant à enfoncer un doigt dans les fesses, à travers les vêtements. Deux personnes témoignent de ce type de comportement, alors qu’ils n’étaient pas encore majeurs. Des faits dont a également été témoin un autre ex-employé.
« J’ai pu en rigoler, mais ce climat m’a durablement marqué », admet l’un d’eux. Un ancien apprenti dit avoir subi des « olives » et évoque un climat malsain. « Quand il descendait au labo, il pouvait gueuler : « J’ai envie de bouffer une chatte“ (…), il racontait que les femmes trouvaient que son sperme avait un goût de truffe (…), il me demandait si je couchais ».
Des accusations balayées par Merouan Bounekraf, qui réfute « tout climat de harcèlement, et d’autant plus de harcèlement sexuel ». Il affirme même que ces deux derniers témoignages au sujet d’« olives » sont « faux » et « extrêmement graves ». Dans sa réponse au Nouvel Obs, Merouan Bounekraf admet toutefois être « parfaitement conscience du caractère clivant de (sa) personnalité, ainsi que de (son) humour (…) qui n’est jamais dégradant pour qui que ce soit ». Il aurait même proposé au journal de le suivre en cuisine pour, dit-il, « un énorme connard ou juste un petit con ».
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe vous tiendra informés des faits marquants.

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