
Hantavirus : le navire en route pour les Canaries, où l’attendra un dispositif sanitaire
7 mai 2026Liberté de navigation : la fin d’un monde ? : Arctique, des passages délicats
7 mai 2026« Pas de caractéristiques inquiétantes pour une diffusion plus large », selon cette infectiologue
Analyse : Notre rédaction met en lumière les points essentiels de cette information.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « « Pas de caractéristiques inquiétantes pour une diffusion plus large », selon cette infectiologue ».
Éléments essentiels
Le navire MV Hondius, avec à son bord des passagers et membres d’équipage confinés à cause d’un foyer d’hantavirus, est en route pour Tenerife dans l’archipel espagnol des Canaries, où il est attendu samedi, avant une évacuation des passagers prévue en début de semaine prochaine. Faut-il s’en inquiéter?
L’évacuation des passagers du MV Hondius, ce navire de croisière touché par une épidémie mortelle d’hantavirus, doit débuter lundi prochain. L’annonce a été faite mercredi soir par les autorités espagnoles.
Le bateau, qui a quitté le Cap-Vert mercredi, est attendu ce samedi aux Canaries. Les 88 passagers et 59 membres d’équipage devront toutefois rester à bord jusqu’à l’arrivée des avions chargés de les rapatrier dans leurs pays respectifs.
Après les trois évacuations réalisées mercredi, il n’y a officiellement plus aucun patient symptomatique à bord pour le moment. Depuis le début de la croisière, trois personnes, un couple de Néerlandais et une Allemande ayant voyagé à bord du MV Hondius, sont mortes.
À terre, les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuels cas contacts. Mercredi, les autorités ont appris que l’un d’eux était Français. Son identité et son état de santé ne sont pas connus. On sait seulement qu’il a voyagé dans le même avion qu’un passager infecté du navire.
Des quarantaines pour les cas contacts
Concernant ce cas contact, ainsi que les cinq Français toujours à bord du MV Hondius, les autorités sanitaires ont indiqué à RMC préparer « d’ores et déjà les dispositifs de suivi nécessaires ».
« Ce sont des protocoles qui sont bien connus, ce sont des quarantaines », explique l’infectiologue Anne-Claude Crémieux. Prudente, la spécialiste dit attendre « l’ensemble des éléments », tout en se voulant rassurante : « À ce stade, il semble qu’on ait affaire à un cluster qui ne présente pas de caractéristiques inquiétantes sur le plan d’une diffusion beaucoup plus large. »
« Contact rapproché et prolongé », essentiellement entre conjoints
Selon elle, pour que cette souche du virus se transmette d’homme à homme, « il est nécessaire qu’il y ait un contact rapproché et prolongé », essentiellement entre conjoints, et dans une moindre mesure au sein des familles.
L’Organisation mondiale de la santé se veut également rassurante. Son directeur général a déclaré hier qu’il ne « pensait pas » que la situation soit comparable à celle du début de la pandémie de Covid-19. « Pour l’instant, le risque pour le reste du monde est faible », a-t-il estimé. L’Argentine prévoit par ailleurs d’envoyer prochainement des experts à Ushuaïa, d’où est parti le navire, afin de capturer et d’analyser des rongeurs à la recherche d’une « possible présence du virus ».
Les hantavirus restent peu connus du grand public. Leur particularité réside dans leur réservoir animal : les rongeurs. L’être humain se contamine accidentellement, le plus souvent en inhalant des particules contaminées provenant des urines, des excréments ou de poussières issues des rongeurs. Deux grandes formes de la maladie existent : en Europe et en Asie, les infections provoquent principalement des « fièvres hémorragiques » avec atteinte rénale ; en Amérique, les formes pulmonaires sont beaucoup plus graves.
Le risque de pandémie reste très faible
Dans l’immense majorité des cas, il n’existe pas de transmission entre humains. Une exception notable concerne toutefois le virus des Andes, en Amérique du Sud, pour lequel des cas de transmission interhumaine ont déjà été décrits, même s’ils restent rares.
Même s’il existe une transmission interhumaine pour certaines souches, le risque de pandémie reste très faible. La transmission se fait avant tout depuis les rongeurs, les cas humains demeurent rares et la transmission entre humains reste exceptionnelle. Ce n’est donc pas un virus qui circule facilement comme un virus respiratoire classique.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Un regard constant de notre équipe permettra d’éclairer cette situation.

9999999
