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7 mai 2026Reuters.com
7 mai 2026« Le Premier ministre cherche à gagner du temps pour ne rien délivrer aux Français », juge Sébastien Chenu, vice-président RN de l’Assemblée nationale – franceinfo
Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
Un résumé concis de « « Le Premier ministre cherche à gagner du temps pour ne rien délivrer aux Français », juge Sébastien Chenu, vice-président RN de l’Assemblée nationale – franceinfo » selon notre équipe.
Points clés à connaître
Invité politique de franceinfo ce jeudi 7 mai, l’élu Rassemblement national du Nord déplore que les aides du gouvernement pour répondre à la crise des carburants ne soient « ni calibrées, ni au niveau de ce que les Français attendent. »
Comme l’a confirmé mercredi la ministre de l’Énergie Maud Bregeon, de nouvelles aides vont être annoncées dans les prochains jours pour répondre aux hausses de prix des carburants, engendrées par la poursuite de la guerre au Moyen-Orient. Des coups de pouce insuffisants pour le Rassemblement national, rappelle ce matin Sébastien Chenu, vice-président de l’Assemblée nationale, député RN du Nord, qui propose de nouveau la mesure mise en avant par son parti : la baisse de la TVA. « Il faut des mesures pérennes, pas des mesures uniquement à prendre en cas de crise », estime-t-il.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Alix Bouilhaguet : Hier, Emmanuel Macron a décidé d’envoyer le porte-avions Charles de Gaulle vers le Détroit d’Ormuz. Il entend prouver que la coalition dont il a pris la tête avec le Royaume-Uni, est prête et capable de sécuriser le détroit. Ce sont les modalités. Est-ce que vous soutenez cette décision ?
Sébastien Chenu : Oui, nous n’avons pas pour habitude d’essayer d’affaiblir le président de la République dans ses décisions à l’international, parce qu’on ne veut pas affaiblir la France. On voit bien que la nécessité d’ouvrir le détroit d’Ormuz aujourd’hui apparaît comme prioritaire, et il faut prendre des initiatives pour permettre effectivement le passage dans ce détroit. Je crois qu’un certain nombre de bateaux commencent parfois à repasser, tout ça va dans le bon sens, puisqu’on voit bien qu’effectivement, à l’autre bout de la chaîne, c’est un peu l’effet papillon : lorsque le détroit d’Ormuz se ferme, ici, les prix à la pompe augmentent et ce sont les Français qui payent finalement le prix de cette fermeture.
Justement, en France, Sébastien Lecornu a fait un pas vers de nouvelles aides concernant les carburants, on devrait en connaître le détail en début de semaine prochaine. Mais le Premier ministre évoque un changement d' »ampleur et d’échelle ». Qu’est-ce que vous attendez, vous ?
Le Premier ministre essaie de gagner du temps, et on le voit depuis le début de cette crise. En réalité, ces aides ne sont ni calibrées, ni ficelées, ni opérationnelles, ni au niveau de ce que les Français attendent.
Il y a quand même des aides ciblées : les pêcheurs, les agriculteurs, les grands rouleurs, les transporteurs…
Les infirmières libérales, les taxis, enfin, on peut en parler. En réalité, il faut des mesures pérennes, pas des mesures uniquement à prendre en cas de crise.
Vous avez une mesure pérenne, c’est la baisse de la TVA de 20 % à 5,5 % sur les carburants. Mais ça, c’est cher, ça coûterait 10 milliards, ça a été à peu près calculé. Où prend-on l’argent ?
Dans les autres pays européens, il y a des initiatives dans ce sens. C’est-à-dire qu’on a l’impression que la France est une île, qu’elle est le seul pays…
Elle a un déficit que les autres pays européens n’ont pas.
Et en plus, la France a été mal gérée pendant toutes ces années. Ce qui fait que les Français payent doublement l’addition du macronisme. Ils sont impactés pendant la crise, le gouvernement est incapable de les aider. Et en plus, le pays est durablement impacté par une gestion délétère des finances publiques. Il faut prendre des initiatives. Effectivement, elles sont finançables. Faire des choix en politique, c’est arbitrer entre différents inconvénients. Aujourd’hui, baisser la TVA, vous l’avez dit, ça représente un coût d’une dizaine de milliards par an. Il y a des économies à trouver. Par exemple, la coopération avec l’Algérie ou avec un certain nombre de pays, c’est entre 8 et 13 milliards, vous avez déjà une manne ici. La contribution supplémentaire à l’Union européenne, c’est 6 milliards. Les allocations versées à des étrangers sur notre territoire, non contributives, eh bien, c’est 20 milliards.
Mais je reviens quand même à l’efficacité de cette mesure : ce sont les stations-service qui fixent les prix. Est-ce qu’il n’y a pas un risque que les baisses de taxes ne soient pas entièrement répercutées sur les prix ?
Mais il faut contrôler les marges, évidemment. Et on sait très bien que les distributeurs doivent aussi faire un effort. D’ailleurs, nous, on est favorable à cet effort. Cet effort, il peut prendre évidemment la forme d’un plafonnement des prix. Et c’est ce que nous demandons, ce que nous souhaitons, c’est ce que Jordan Bardella a proposé. Donc, effectivement, nous considérons que Total, lui-même, puisque c’est le plus grand des fournisseurs, doit faire un effort, que les distributeurs doivent faire des efforts et que cette solidarité, elle est nécessaire aujourd’hui, au moment où les Français sont laissés à l’abandon devant leurs pompes à essence.
Est-ce que vous dites-vous que TotalEnergies est un profiteur de crise ?
En tous les cas, les marchés sont les premiers à profiter de la crise. Ce sont les actions de Total qui ont évidemment profité.
Mais Total qui aujourd’hui plafonne le prix à la pompe pour de nombreux Français qui s’y ruent, ils font quand même un effort de guerre. Ce n’est pas suffisant pour vous ?
Non, mais cet effort, c’est un effort nécessaire, c’est la solidarité nécessaire. Les grands groupes, ils ont aussi une responsabilité sociale devant le pays. Donc nous, on demande, qu’à partir du moment où ils font des surprofits, que ces surprofits puissent être taxés. En réalité, leur contribution, c’est le plafonnement et nous y sommes favorables.
Donc, quand vous parlez de taxer les surprofits, on a le sentiment quand même que le RN n’est pas tout à fait au clair sur cette question. On a le sentiment que Marine Le Pen est plutôt pour dire oui, il faut taxer les surprofits notamment de Total, et que Jordan Bardella, il dit « pas si sûr » ?
Non, Jordan Bardella disait encore chez un certain nombre de vos confrères ces dernières heures qu’il fallait effectivement que le groupe Total fasse preuve de cette solidarité, parce que c’est ça la justice fiscale, c’est ce que nous attendons. Et cette solidarité, elle passe par le plafonnement des prix. C’est une façon évidente, concrète, matérielle de faire preuve de cette solidarité, que nous demandons à Total.
Fin mars, Marine Le Pen accusait l’État de se comporter en profiteur de crise. Elle dénonçait aussi des recettes indues perçues par l’État. Le Premier ministre a fait acte de transparence, ce fameux surplus de fiscalité, c’est 190 millions pour mars et avril, qui est automatiquement réinjecté dans les nouvelles aides. Est-ce qu’il n’y a pas une forme de démagogie à laisser entendre que l’État se gave ?
Mais l’État profite effectivement de rentrées fiscales inattendues. Vous dites que le Premier ministre fait preuve de transparence. Non, c’est la loi, les comptes de la France sont publics, sont examinés par les assemblées.
Ce n’est pas des milliards, c’est 190 millions.
Oui, des millions d’euros qui n’étaient pas attendus, et qui rentrent dans les comptes de l’État.
Mais le coût de la crise, c’est 6 milliards…
Oui, d’accord. Mais enfin, les petites aides dont vous parlez, elles sont payées en réalité par ce profit qu’a fait l’État. Aujourd’hui, ce qu’il faut, ce sont des mesures pérennes. C’est la baisse de la TVA, c’est le contrôle des marges. Tout ça, nous le proposions déjà en 2022. Nous n’avons pas attendu qu’il y ait une crise pour faire des propositions pour que les mesures soient impactantes dans la vie des Français. Là, ce qu’on voit, c’est qu’en fait, le Premier ministre cherche à gagner du temps pour ne rien délivrer aux Français, et les laisser à l’abandon devant leurs pompes à essence.
Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

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