
L'Iran accuse les États-Unis d'avoir violé le cessez-le-feu
7 mai 2026Reuters.com
7 mai 2026« Si tout se remettait à fonctionner maintenant comme avant le début de la guerre, les conséquences économiques, ce serait déjà deux ans à absorber », déclare la député européenne Aurore Lalucq – franceinfo
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Un point rapide sur l'article « « Si tout se remettait à fonctionner maintenant comme avant le début de la guerre, les conséquences économiques, ce serait déjà deux ans à absorber », déclare la député européenne Aurore Lalucq – franceinfo » selon nos journalistes.
Résumé synthétique
Invité de « Tout est politique » sur franceinfo jeudi 7 mai, Aurore Lalucq, députée européenne Place Publique est revenue sur les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient pour les Français.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Sonia Chironi : Est-ce que cette crise des carburants, ces crises énergétiques qui vont sans doute se répéter, ce n’est pas l’occasion de réinvestir massivement dans le ferroviaire ?
France Info: Si, évidemment. Et d’ailleurs, on le voit. Vous en avez parlé d’ailleurs sur ce plateau il y a quelques minutes, je crois, du fait que beaucoup de Français vont utiliser le train. Ça, c’est un moyen aussi de faire face à la crise dans les solutions. On n’en parle pas assez, mais le ferroviaire est un moyen. le situation peut-être de jouer sur les billets de train, ça peut être une des solutions à un moment où il va falloir faire attention à notre consommation de carburants. Puis je voudrais juste saluer aussi le travail du vrai ou du faux. Parce que dans un moment où il y a beaucoup de désinformation, où on est dans une guerre hybride, d’avoir des éléments d’explication, de recontextualisation, sans mépriser par ailleurs ce qui est dit, mais en donnant à voir, c’est excessivement important par les temps qui courent. Merci beaucoup.
On va parler évidemment de la crise des carburants. Qu’est-ce que vous feriez si votre candidat était élu, Raphaël Glucksmann, très concrètement ? Déjà sur la guerre contre l’Iran Ormuz, vous saluez la décision stratégique du président Emmanuel Macron de rapprocher le Charles de Gaulle, le porte-avions du Détroit ?
Je pense qu’il fallait le faire. Je pense que ça a été fait dans des conditions qui sont plutôt intéressantes, c’est-à-dire que tout le monde a été prévenu, donc c’est bien fait. C’est bien fait aussi dans le sens où la France n’y va pas seule. Il y a une coalition de plusieurs pays. Et puis on voit bien que ça rassure. En réalité, je crois que cette situation, on l’a pas voulu. Encore une fois, c’est un choc extérieur. On n’a pas été prévenus de cette guerre. Personne ne l’a été. On marche sur des œufs. C’est extrêmement difficile de prendre des décisions. Celle-ci, je pense qu’elle est bienvenue.
Ça rassure qui ?
Ça rassure aussi les décideurs économiques. Ça rassure aussi les marchés. Ça rassure les assureurs. Et ce n’est pas juste pour rassurer les marchés financiers, tout ça, en réalité. C’est pour donner un peu de prévisibilité à l’économie. Parce qu’on voit très bien que donner de la prévisibilité à l’économie, ça a des conséquences sociales positives.
« Allié mais non aligné », c’est ce que dit, reprenant la formule de De Gaulle, Sébastien Lecornu. Il y aura un avant et un après Ormuz, selon vous ? Quoi qu’il arrive, quel que soit le analyse signé, l’accord de paix ?
Quoi qu’il arrive, oui, parce que déjà, d’un élément de vue économique, si tout se remettait à fonctionner là tout de suite, maintenant, comme ça, comme avant le début de cette guerre, les conséquences économiques, ce serait déjà deux ans à absorber. Donc, il faut se rendre compte qu’économiquement, Le choc, il est énorme. Il est absolument énorme. On a un commerce international qui est perturbé, des chaînes d’approvisionnement qui sont perturbées, une production qui est perturbée. Enfin, tout est perturbé.
Nathalie Saint-Cricq : Est-ce que vous considérez qu’on en fait suffisamment en France, sachant que dans les autres pays européens, il est mis en avant qu’il y ait des efforts qui sont supplémentaires, notamment sur le prix de l’essence pour essayer d’alléger la facture des nationaux ? Est-ce que nous, on fait ce qu’on peut, comme le disait Sébastien Lecornu, parce qu’on n’a plus d’argent ? Ou est-ce que vous considérez, vous, Présidente, Est-ce que vous feriez plus en considérant par exemple au baisser un peu la TVA ? Oui, il y a un certain nombre de choses qui doivent être faites.
Je suis assez contente parce qu’on commence quand même à revenir dans un débat économique un peu plus rationnel. Il faut se rendre compte qu’au début de la crise, il y a quand même des gens qui nous expliquaient qu’il y avait une cagnotte. Il y a quand même des gens, pour ne pas le nommer le Rassemblement national, qui étaient en train d’expliquer qu’en période de crise, l’État était en train de se faire de l’argent, alors que là, on est en moins-value fiscale ce mois-ci sur les questions carburants, etc. Donc il y avait tout ça qui était mis dans la tête des Français. Ensuite, on nous a dit, on va enlever toutes les taxes.
Ce que j’aurais fait, de toute façon, j’ai déjà dit en réalité, c’est qu’il faut faire des aides ciblées. Pourquoi ? Parce que… C’est ce que fait le gouvernement. Et taxer les super profits, ce que ne fait pas le gouvernement. Et franchement, il va falloir aussi regarder la situation au jour le jour. Pourquoi ? Parce qu’on est dans une situation extrêmement instable. où tout peut se produire. Et souvent, et je le dis en tant qu’économiste, moi, ce que je trouve terrible, c’est qu’on fait des espèces de totem avec certains outils économiques. Il y en a certains qui vont être anti-tax, d’autres pro-tax, d’autres pro-blocage des prix, etc. Je vais vous dire quelque chose, ça dépend. Et ça va dépendre de plus en plus. Et pour avoir fait le facteur avec le président de l’Eurogroupe, le ministre, et le groupe des ministres des Finances européennes, on est tous alignés là-dessus, c’est-à-dire qu’il va falloir, en fait, doser à chaque fois mieux.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Une information à suivre dans les jours à venir.

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