
Des centaines de détenteurs de visas dorés vont poursuivre le Portugal en justice
8 mai 2026
La star de « Boy Meets World », Danielle Fishel, propose de rejoindre Danhausen à Backlash
8 mai 2026« Même au plus fort de la crise Covid, on a atteint 35 à 38% de télétravailleurs, rappelle le Cercle de DRH Humania – franceinfo
Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
Quelques observations clés de notre rédaction sur « « Même au plus fort de la crise Covid, on a atteint 35 à 38% de télétravailleurs, rappelle le Cercle de DRH Humania – franceinfo ».
Points clés à connaître
Pour limiter l’impact de la hausse des prix du carburant, le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, appelle les fonctionnaires à privilégier le télétravail. Pour Benoît Serre, coprésident du Cercle de DRH Humania, entre les salariés qui peuvent télétravailler et les autres, il y a un « risque d’entreprises à deux vitesses », si la mesure se généralisait durablement dans le privé.
Publié
Mis à jour
Temps de lecture : 2min
La guerre au Moyen-Orient fait flamber les prix à la pompe depuis plusieurs semaines. Face à ce constat, le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, demande aux administrations de réduire les déplacements professionnels de ses agents et d’étendre les possibilités de recours au télétravail, jusqu’à trois jours par semaine, en particulier pour les agents qui n’ont pas de transports en commun pour rejoindre leur lieu de travail. « Cette solution a ses limites », estime Benoît Serre, coprésident du think-tank Cercle Humania, qui réunit 700 DRH.
franceinfo : depuis la crise du Covid, on a l’impression que le télétravail est devenu une solution immédiate. C’est le cas ?
Benoit Serre : Oui, c’est une sorte de réflexe désormais de faire du télétravail. Mais cette solution a ses limites : même au plus fort de la crise Covid, quand on a atteint 35 à 38% de télétravailleurs, il y avait quand même plus de 60% des salariés qui ne pouvaient pas télétravailler. Là, le gouvernement en appelle au secteur public, mais je pense qu’il ne serait pas mécontent que le secteur privé fasse pareil. Dans les entreprises, on accepte plus facilement le télétravail, mais souvent dans le cadre d’un accord qui existe déjà. La plupart des entreprises recourent à peu près à deux jours de télétravail par semaine, ça permet de l’étendre à trois jours dans certains cas.
Est-ce que la crise actuelle ne souligne pas la fragilité des salariés qui ont souvent des salaires peu élevés et ne peuvent pas télétravailler ?
C’est certain. Prenez par exemple les métiers du soin, vous n’allez pas soigner les gens en télétravail. Ces postes sont souvent occupés par des femmes jeunes, avec des salaires peu élevés, et là pour le coup, effectivement, le prix du carburant commence à peser très lourdement sur eux. Le DRH peut les aider d’une part en favorisant le covoiturage, ce qui est assez fréquent. Et d’autre part en accordant des avances sur salaire.
« Le coût du carburant pèse plus lourd dans le budget, et les gens qui ont des bas salaires sont extrêmement sensibles à toute variation de ce poste de dépense. »
Benoît Serre, coprésident du think-tank Cercle Humaniaà franceinfo
Il y a d’ailleurs un certain nombre de partenaires sociaux qui commencent à mettre un peu de pression, en disant ‘attention là, ça ne passe plus’. Pour le moment ça va, on est en début de crise, mais si cette situation se prolonge, cette question des avances sur salaire va devenir compliquée pour les entreprises.
Quel sont les autres risques pour les entreprises si le télétravail doit durer plusieurs mois ?
Souvenez-vous, il y a quelques mois il y a eu une sorte de retour en arrière pour limiter le télétravail parce qu’il nuisait à l’unité de l’entreprise. Si le télétravail s’installe pour plusieurs mois à cause de la crise pétrolière, on va retomber dans les errements qu’on a connus, c’est-à-dire des entreprises un peu désorganisées, même si on a beaucoup appris depuis le Covid. Et autre risque, presque le plus important pour les DRH, celui d’avoir des entreprises à deux vitesses, avec des salariés obligés de venir malgré le coût des déplacements, et d’autres qui peuvent rester chez eux.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

9999999/2026/05/08/69fdb17eaf78e293492880.jpg?w=1200&resize=1200,480&ssl=1)
